jeudi 19 septembre 2013

La vidéo de tous les dangers au Maroc

L'arrestation du directeur du site lakome version arabe ALI ANOUZLA, fait grand bruit: Motif de son arrestation: diffusion d'une vidéo de propagande d'Aqmi qui vise le roi du Maroc. nombreux sont les démocrates à protester contre son arrestation mais combien approuvent la diffusion de cette vidéo et combien sont ils à être prêt à diffuser la vidéo de propagande par solidarité. tout le problème est là. Jusqu'à où va la solidarité. Jusqu'aux simples protestations ou jusqu'à bafouer la loi marocaine. Si c'est juste pour protester contre l'arrestation et ne pas enfreindre la loi, on donnerait ainsi raison à la justice marocaine, à qui on pourra peut être juste reprocher d'avoir été un peu trop rude avec le directeur du journal. Si on considère qu'il n'a enfreint aucunement la loi alors pourquoi hésiter ?

Pour en savoir un peu plus sur cette affaire , voici un lien et moi entre temps, je vais la chercher cette vidéo que personne ne semble avoir ni peut être vu http://www.afrik.com/maroc-mohammed-vi-personnellement-vise-par-aqmi
 Voici les liens de la vidéo censurée

http://www.demainonline.com/2013/09/19/la-video-daqmi-cause-de-larrestation-et-lincarceration-du-journaliste-ali-anouzla/

http://ia601006.us.archive.org/6/items/morocco_alandalus_media/Mfs4.mp4

http://www.youtube.com/watch?v=IFe7ib-Oh8M&hd=1
  http://rutube.ru/video/059e8eaf7d3f519e00e4a9fb46a8473e/

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mercredi 11 septembre 2013

Cheb Khaled Enrico Macias, c'est je t'aime moi non plus


Ils respirent l'hypocrisie à fond le son mais comme on dit chez nous, l'argent n'a point d'odeur et surtout pas de mémoire. Ils peuvent ainsi chanter sur le dos de la Palestine sans aucun problème.
Si ça ne choque en rien Enrico Macias grand soutien d'Israël, ça peut paraître étonnant pour Cheb Khaled



Ecoutez bien et lisez bien






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A les entendre, on a l'impression qu'ils se sont toujours aimés. et pourtant


Pour le cas Enrico Macias  jetez un coup d'oeil sur cet article :

  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/massacres-a-gaza-ou-quand-enrico-51650

Dans ce lien cheb khaled veut se battre contre les soldats israeliens

http://www.yabiladi.com/forum/cheb-khaled-pret-prendre-armes-2-2896086.html


et dans l'autre, c'est enrico macias  qui veut mourir pour les israéliens


http://oumma.com/Enrico-Macias-veut-mourir-pour-les



mais aucun ne se donnera en spectacle pour les enfants syriens

mardi 10 septembre 2013

Lettre ouverte aux Parlementaires français


Lettre ouverte aux Parlementaires français à découvrir ici: lettre
(La lettre a été signée par des dizaines d'associations et personnalités, elle sera remise à l'assemblée nationale. Veuillez rajouter votre signature : nom et profession, si vous voulez y participer)

Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
En mars 2011, le peuple syrien s’est insurgé après 43 années d’une dictature féroce pour réclamer la justice
et la liberté. En août 2013, au bout de 30 mois, le conflit vient de prendre un tour crucial. Tant sur le plan de souffrances infligées à la population que sur le plan éthique. Avec l’attaque chimique du 21 août, on peut dire
qu’il est entré dans une phase décisive pour le peuple syrien mais aussi pour toute la communauté internationale.


Le régime syrien a pendant ces 30 mois exercé une répression de plus en plus féroce passant de quelques
morts par jour en 2011, à plus d’une centaine en 2012. Une macabre évolution qu’il a réussi à rendre banale
auprès de l’opinion publique du monde entier. Et depuis le 21 août dernier, allons-nous devoir nous
accoutumer à plus d’un millier de morts par jour et à voir des armes non conventionnelles mises au service
de criminels sans scrupule ? Et ce avec le soutien sans faille de ses alliés russes et iraniens ?


Le régime syrien est passé maître dans la manipulation de l’information et dans l’art de l’esquive alors que sa responsabilité dans l’usage d’armes non conventionnelles est établie.

Aujourd’hui, à la suite de l’utilisation des armes chimiques à grande échelle, nous ne parlons plus seulement des millions de réfugiés syriens dans les pays voisins, des dizaines de milliers de victimes et de détenus torturés au quotidien, de la destruction systématique des villes révoltées. Non, il ne s’agit plus seulement de sauver les civils syriens. Nous parlons aujourd’hui d’un choix éthique auquel toute la communauté internationale est confrontée et qui va certainement définir sa ligne de conduite vis-à-vis des conflits du monde dans les décennies à venir.

On ne peut comparer cette situation avec celle de l’Irak en 2003. En Irak, la CIA avait produit de fausses preuves de stockage d’armes de destruction massive. En Syrie, le doute n’est plus permis : les armes chimiques ont été utilisées le 21 août 2013 à Damas, faisant plus d’un millier de victimes dont des femmes et des enfants, tous dans des quartiers libérés par les opposants à la dictature.

En Syrie, seul le régime possède la technologie nécessaire à la fabrication des gaz toxiques. Lui seul est doté d’armes chimiques dont il possède un stock utilisable à grande échelle. Seul le régime syrien possède l’arsenal balistique pour les transporter. De toute urgence, ce régime doit être privé de toute espèce d’armes non conventionnelles, mais aussi de son écrasante puissance de frappe aérienne et balistique.

Dans ce contexte, face à l’ampleur du conflit et aux enjeux géopolitiques qui en découlent, seules les grandes puissances démocratiques peuvent mettre un coup d’arrêt à un tel désastre. Il en va de leur responsabilité. Elles seront sûrement suivies par la Ligue Arabe, la Turquie, l’Australie et d’autres pays encore.

Nous entendons les arguments de certains d'entre vous : « Toute action militaire en Syrie favorise les djihadistes ». Mais c'est justement le laisser-faire qui favorise les extrémismes ! Celui des djihadistes et celui du président syrien. Mesure-t-on les conséquences d'une non réponse, le message adressé aux dictateurs du monde entier ? Bachar Al Assad se gausse déjà de l'impuissance occidentale et sans doute les autres dictateurs avec lui. Vous avez raison de vous émouvoir de la présence de milliers de djihadistes – étrangers le plus souvent – en Syrie. Mais l'on y dénombre 10 000 combattants du Hezbollah libanais et des milliers de Gardiens de la Révolution iraniens sans que cela suscite de réactions. Avec la bénédiction de la Russie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des hommes et des femmes braves et dignes se sont dressés contre la propagation d’une culture de mort et d’exécution massive. Aujourd’hui aussi, l’humanité a besoin de tels hommes et femmes pour qu’ils empêchent une semblable culture de s’installer.

Mesdames et Messieurs les Députés, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, les Syriens ont besoin de vous pour les aider à sortir de l’étau dans lequel ils sont pris et pour redonner espoir à une population meurtrie après deux ans et demi de dévastation du pays par la dictature. Mais bien au-delà du périmètre de la Syrie, l’humanité tout entière a besoin de votre détermination pour protéger son avenir et ses principes moraux.

Veuillez agréer, au nom des Collectifs et personnalités suivantes, l’expression de notre sincère considération,

La version signée est consultable sur le lien suivant et sera modifiée au fur et à mesure :
http://appelsolidaritesyrie.free.fr/ACTUALITE/130902_SYRIE_Lettre.ouverte.aux%20Parlementaires.pdf


samedi 7 septembre 2013

Appel à manifester en soutien au peuple syrien à Lyon




Annonce de l'évènement
RASSEMBLEMENT
Samedi 7 septembre 2013
à 16 h place des Terreaux
vers hôtel de ville (Lyon) France.

Le nombre de victimes de la répression sanglante du régime assadien ne cesse accroître.
Les attaques à l’arme chimique se multiplient. Des villes entières sont encerclées par l’armée.
L’évacuation des blessés et le ravitaillement alimentaire dans ces villes devient impossible.
Le peuple syrien vit quotidiennement dans la terreur.
Venez soutenir le peuple syrien et exprimer votre indignation face à la situation actuelle.
Nous vous attendons nombreux !

A partager svp.




http://agendalyon.org/2013-09-07/rassemblement-en-soutien-au-peuple-syrien



A lire un texte de François Burgat suivi d'une déclaration du conseil national syrien


"Le baiser de la mort ou la main tendue des Occidentaux à la Syrie? FB pour CG
Comment accorder crédit aux invocations vertueuses de ces Etats-Unis dont le Plan Condor a soutenu les pires tortionnaires d’Amérique latine avant de livrer à Saddam Hussein le gaz destiné à leur ennemi iranien ? Comment croire à la vocation démocratique de ces Européens qui boycottent les urnes arabes chaque fois que les vainqueurs ne leur plaisent pas ? Au coeur de tous les malentendus que manifeste la lamentable “complotite” qui paralyse aujourd’hui la solidarité internationale à l’égard de l’opposition syrienne, il y a le fait que des diplomaties occidentales au lourd passé de cynisme impérialiste ont compris, après le désaveu des révoltes tunisienne et égyptienne, les limites tactiques du soutien aveugle qu’elles apportaient à des régimes autoritaires déchus. Et qu’elles ont décidé de “changer”, au moins partiellement, leur fusil d’épaule. Mais l’Europe et les Etats-Unis ont au Proche-Orient un tel passif d’illégitimité qu’il est devenu difficile à quiconque n’est pas directement sous le feu de la répression assadienne de croire qu’ils puissent s’être rangés aujourd’hui “du bon côté de l’histoire”, dans un camp que leurs adversaires de toujours devraient, en s’affichant même ponctuellement à leurs côtés, accepter eux aussi de soutenir. Une large partie des opinions, arabes et occidentales, particulièrement à gauche, échoue ainsi à accepter l’idée que ce n’est pas parce que des forces politiques considérées, à juste titre, comme illégitimes à “défendre la démocratie”, se décident aujourd’hui à affaiblir militairement un régime tortionnaire, que la révolte des victimes de ce régime devient ipso facto illégitime. Et qu’il faut croire la propagande de tous ceux qui la combatte. L’effort demandé aux gauches est d’autant plus exigeant qu’il leur paraît de surcroit, à mi chemin entre la propagande assadiste et une donnée incompressible du paysage arabe, se faire au bénéfice de ces forces islamistes qui les ont, ici et là, distancé dans toutes les urnes de la région, les renvoyant à l’indicible tentation de l’alliance avec ces militaires qui disent vouloir “sauver la révolution”. Le paradoxe du soutien des occidentaux à l’opposition syrienne est d’autant plus criant que celle ci n’en a vu pour l’heure que les épines : contrairement à l’effort russe, iranien ou libanais, efficacement concentré sur le maintien de l’écrasante supériorité militaire du régime, l’appui occidental à l’opposition syrienne est plus verbal qu’effectif. Jalonné d’une longue série d’’atermoiements, fait de promesses incertaines soumises à des exigences irréalistes (Etes vous vraiment tous laïques ?) il est demeuré ainsi jusqu’à ce jour plus proche du baiser de la mort que de la main salvatrice. C’est ce bilan terriblement contradictoire que pourrait changer demain, si difficiles à réunir soient les conditions de sa reconnaissance par le droit international, un soutien plus concret à la lutte des opposants de toutes tendances pour mettre un terme à une catastrophe politique et humanitaire qui n’a que trop duré."
texte de François Burgat



"LETTRE OUVERTE DE LA COALITION AUX PARLEMENTAIRES FRANCAIS :
IL EST DES POSITIONS QUI FONT LA GRANDEUR DES NATIONS

Mesdames, Messieurs,

Il est des décisions et des positions qui font la grandeur des Nations, et seront inscrites à jamais dans l'Histoire pour devenir synonyme de fierté et de grandeur pour ses citoyens.
Aujourd'hui, plus que jamais, les démocraties se retrouvent face aux responsabilités qu'elles se sont elles-mêmes imposées.

Fort du sentiment d'impunité que lui ont conféré les grandes puissances en se cantonnant à des condamnations jamais suivies d'actions dissuasives, le régime syrien n'a eu cesse de repousser les limites de l'horreur par l'utilisation d'armes toujours plus meurtrières en direction de la population civile.
Les Syriens revivent dramatiquement le même cycle de banalisation de la violence à leur encontre : le régime syrien s'assure sans cesse de l'inanité des menaces verbales en franchissant de façon limitée les lignes rouges tracées par les grandes démocraties. Une fois la passivité internationale éprouvée, le régime peut systématiser l'utilisation d'armes que l'on pensait interdites quelques jours plus tôt.
Le recours aux missiles Scud sur l'ensemble du territoire illustre parfaitement cette escalade sans fin de la violence. Pourtant, jamais un régime n'avait eu recours à ce type de missile contre sa propre population.

Ce précédent historique aurait dû appeler une action tout aussi historique. Cela n'a pas eu lieu.

Ce 21 août, toujours encouragé par la passivité internationale, le régime syrien a lancé des dizaines de missiles équipés de charges chimiques contre les banlieues est et ouest de Damas, tuant plus de 1300 personnes, dont un nombre effrayant d'enfants. Il ne fait guère de doutes qu'une absence de réponse à cet acte effroyable ouvrira grand la porte à une extermination désormais chimique du peuple syrien. Par ailleurs, le régime syrien continue à recevoir le soutien de son protecteur russe, qui a été jusqu'à affirmer que le massacre du 21 août n'était qu'une mise en scène, tuant une seconde fois les victimes du massacre chimique.
Ainsi, si rien n'est fait, la position du régime syrien et de ses protecteurs ne laisse présager rien d'autre que la perpétration des massacres, à des échelles toujours plus humainement inadmissibles.
Hier la banlieue de Damas, demain Alep, Homs, Deir Ezzor... ou tout autre région du monde où un dictateur pourra arguer que le précédent syrien fait loi.

Aucun homme, aucune femme ne peut souhaiter voir son pays être la cible de frappes militaires. Mais, alors que la population est quotidiennement bombardée par le pouvoir en place à Damas, et ce depuis plus de 18 mois, des frappes ciblées contre des sites militaires apparaissent clairement comme une nécessité. Le drame syrien réside dans ces choix qu'une répression sanglante et aveugle rend absolument inévitables. Car, dans les faits, ces frappes n'ont pas pour but de faire chuter le régime, mais d'empêcher ce dernier de penser qu'il lui est permis d'utiliser l'ensemble de son arsenal militaire contre la population civile syrienne, en particulier les enfants.

A l’inverse, l'absence de mesures punitives, après que celles-ci ont été annoncées, montrera que le régime n'a aucune raison de s'inquiéter dans ses massacres. Y-a-t-il plus grande preuve que de voir le régime interpréter l'hésitation occidentale comme une victoire ?
Le seul langage parlé du régime étant celui de la violence, il y a à craindre que le report de sanctions internationales à son encontre ne change nullement la nature des dites sanctions. Il faudra alors reconsidérer l'option des frappes punitives, dans un contexte inutilement plus compliqué, et avec un nombre de morts inutilement plus effroyable.

Les hommes, femmes et enfants qui à chaque instant craignent de mourir sous l'effet d'un bombardement ou d'un gaz chimique ont le droit d'être défendus. C'est un devoir moral qui incombe à tous ceux qui en ont les moyens. Une fois encore, le but des frappes est d'empêcher le régime de tuer à sa guise.

Plus important encore, les frappes permettront d'engager, enfin, les négociations nécessaires à une transition politique logique pour mettre, enfin, un terme au destin tragique des Syriens. Pour cela, il faut que la voie empruntée par le pouvoir syrien apparaisse clairement à ses yeux comme une voie sans issue.
Aucun règlement politique n’est envisageable avec un acteur prêt à franchir les paliers de violence successifs qui embraseront la région et menaceront à terme la stabilité de l’Europe.
Il est impératif d'envoyer un message fort et audible à un régime dont l'arrogance n'a d'égal que le silence international sur lequel il compte. C’est uniquement au terme de ce message vigoureux qu’il sera possible de concevoir une solution politique que tout le monde appelle de ses vœux, sans que rien ne soit fait dans ce sens.

Il est temps d’agir concrètement.

Pays des droits de l'Homme, dont les principes de Liberté et de Justice continuent de rayonner et d'inspirer des peuples entiers, la France ne doit pas abandonner la population syrienne à son sort. Elle ne doit pas faire marche arrière après avoir assuré que l'utilisation d'armes chimiques ne sera pas impunie. Elle doit prendre avec le courage qui est sienne les décisions qui ont fait sa grandeur.

Condamnés à surmonter leurs épreuves avec une bravoure semblable à celle qui habitât les Français lors de leur révolution de 1789, les Syriens ne doutent pas de voir se concrétiser leurs espoirs solennels qu'ils ont mis dans cette France qui motive leur combat de tous les instants.

La Coalition Nationale Syrienne"

mercredi 4 septembre 2013

Il monte, il monte le coup de gueule

Ce magnifique manifeste est de Marie Peltier. Je l'ai reproduit avec son accord parce qu'il colle parfaitement à mon état d'esprit du moment avec un immense ras le bol de tous ces internautes qui passent leur temps à soutenir un dictateur qu'ls ne donneront jamais leur confiance.


Il monte, il monte, le coup de gueule...

Pas une heure depuis une semaine où je ne reçois par réseaux sociaux, mails, coups de fils, des "réflexions" éparses - articles de blog, liens youtube, images "choc", discours divers - tendant me "prouver" que je me trompe sur la Syrie. Qu'on nous "cache des choses", que "les rebelles ne sont pas si gentils que cela", qu'on n'est pas "si surs que cela" de ce qui s'est passé dans la Ghouta, et que d'ailleurs Assad "n'est pas si mauvais qu'on ne le dit", ou plutôt que "bien sur Assad n'est pas gentil, mais que quand même les rebelles, les USA, le Qatar"... Et puis d'ailleurs, mon ami Paolo, est-il si fiable que cela? Et puis d'ailleurs, qu'est-ce que j'en sais, hein? J'y suis sur place en Syrie peut-être? Je suis bien gentille avec mon "droit-de-l'hommisme", mais est-ce que j'en veux, hein, de la Lybie post-Khadafi? Et en Irak, hein, les USA y sont allés par grandeur d’âme peut-être? Je l'ai vu le résultat, aujourd'hui? Et les islamistes? Et les sionistes? (Oui, parce que je ne dois pas être aveugle, les deux sont liés) Et l'OTAN? L'Empire? Le Pétrole?
Basta. Shut up.
Je ne me suis jamais considérée comme une experte. Il y a un an, je ne connaissais pas plus la Syrie que le Pérou (hé oui, dingue, je ne suis jamais allée dans ces 2 pays). Je sais juste une chose : J'ai décidé il y a un an de découvrir les Syriens et ce qu'ils enduraient. Non par intérêt politique à la base, mais par intérêt humain. Parce que j'ai rencontré des Syriens fuyant l'horreur. Que j'ai voulu les écouter, simplement. Depuis un an, j'ai tenté de prendre la peine de m'informer. Vraiment. Pas sur les sites de Soral, Collon et Meyssan (Je m'épargne ces diarrhées fascisantes). Mais en écoutant des gens de l'intérieur. Pas forcément des "rebelles" comme on les étiquette facilement, mais de simples citoyens syriens ou vivant en Syrie. Pour qui prend la peine de faire la même chose - et je suis heureusement loin d'être la seule - l'évidence est patente. Le régime Assad est une des pires dictatures au monde par son degré de violence, mais aussi - et c'est surtout de cela que nous faisons aujourd'hui les frais - par son degré de manipulation. Le tour de maitre qu'il est parvenu à faire est d'avoir réussi à infiltrer ses thèses au sein de nébuleuses que tout oppose : les laïques, les catholiques, les gauchos, les fachos, les pacifistes, les islamophobes, les anti-sémites, les pro-sionistes, les pro-palestiniens, les anti-impérialistes... Sarah Pallin, Mélenchon, Marine Le Pen et le PTB sont même tombés d'accord. Tous persuadés de "ne pas être dupes", de "lutter contre la désinformation ambiante", le "prêt-à-penser", le "va-t'en-guerrisme" (oui, parce qu'en fait, je suis une va-t'en-guerre).
Je ne veux convaincre personne. Avec beaucoup, je sais que c'est peine perdue.
Mais une question me taraude:
Où étiez-vous depuis mars 2011? Quand les premières manifestations citoyennes en Syrie ont été réprimées dans le sang et la torture? Où étiez-vous quand sont tombés les premiers scud sur les civils syriens? Vous qui avez soudainement tellement à cœur de ne pas "vous laisser avoir" sur la Syrie, expliquez-moi pourquoi vous donnez tellement de crédit à des infos issues de stupides sites conspirationnistes généralement négationnistes, tandis que vous n'en donnez aucun à des experts ayant étudié et/ou vécu en Syrie toute leur vie?
Pour ma part je me dis une chose : Quand on découvrira dans les livres d'histoire, d'ici 20 ou 50 ans, ce qui s'est réellement passé dans la Syrie d'Assad et qu'on mettra cela en perspective avec les discours ambiants à l'époque (çàd maintenant), on aura un fameux cas d'école de propagande à large échelle, digne de l'abrutissement dont seuls sont capables les pires régimes ayant "marqué" l'histoire.
Mais en attendant on laisse les gens crever. Chaque jour. Par notre bêtise.




Pour rappel, son précédent coup de gueule d'il y a 1 an. Il faudrait combien de coups de gueule pour que le monde veuille bien enfin ouvrir les yeux

mardi 3 septembre 2013

On les appelle, les Munichois .

Harlem Desir n'est pas le socialiste que je préfère le plus ni forcément celui qui me répugne le plus aussi mais je reconnais qu'il a tapé fort en usant l'expression "Munichois" à l'encontre de ceux qui refusent une intervention de la France après le gazage à mort de près de 1500 Syriens dont plus de 450 enfants par les forces du tyran syrien Bachar el Assad.
Je ne reviens pas sur le lâchage de la communauté internationale du peuple syrien depuis mars 2011 alors qu'elle avait obligation d'intervenir en raison des tueries non juste sur cette fameuse phrase d'Obama quand il avait parlé de cette fameuse ligne rouge à ne pas franchir. Il avait mis la barre très haut Obama. Il était persuadé que Bashar Al Assad ne fera pas de bêtise. Il lui avait donné carte blanche pour exterminer à sa guise toute la population s'il le fallait en veillant à ne pas trop égratigner les chrétiens en usant des armes les plus destructrices qu'il voulait: scud, bombes au napalm, bombes à fragmentation , barils de tnt, torture, viol. Bashar Al Assad avait carte blanche pour exterminer et même détruire les mosquées avec la bénédiction de quelques religieux corrompus  pour qui s'étaient collaborer ou mourir. Il y avait juste un truc à ne pas utiliser : les armes chimiques. Bashar est un petit malin, il n'est pas ophtalmologue pour rien et comme dit le dicton "pas vu , pas pris". Alors il a fait usage des gaz chimiques mais en petite quantité et dans des zones où forces armées de bashar et rebelles se croisent. Il a donc gazer et comme à son habitude, il a accusé les autres, combattants de l'ASL ou djihadistes  venus de nulle part et même des prisons assadiennes, libérés pour foutre le bordel et discréditer la révolution populaire.
Pour Bashar Al Assad et le régime iranien en sous main, c'était une manière de tester  la volonté américaine.

Les USA n'avaient pas réagi et Russes et Chinois continuaient à verrouiller le conseille de sécurité.

Les pseudos humanistes et démocrate à la noix pouvaient toujours crier leur dégoût du régime de Bashar, ils étaient dans l'hypocrisie la plus totale parce qu'à part gesticuler du fond de leur bureau, ils ne proposaient rien de positif au peuple en souffrance.. Même pas un collecte de fonds pour mettre à l'abri des centaines de milliers de réfugiés. Et à l'instant où j'écris ces lignes et pendant que les Munichois français et maghrébins dorment en paix, des bombes tombent du ciel de Damas sur la banlieue . Mais il paraît qu'il n'y a pas de guerre et que nos chers démocrates qui vont de la gauche à l'extrême droite ne veulent pas de sang. Ce sont de gentils pacifistes pour qui une intervention contre Bashar al Assad serait pas bien. Pas un mot de la part de nos bronzés anti impérialistes qui arrosent leur kebab halal d'une bonne bière fraiche. aujourd'hui, on pourrait les retrouver bière à la main aux côtés du front national à crier non à la guerre , non à l'impérialisme américain , pour une souveraineté syrienne , vive bashar al Assad, protecteur (bidon) des minorités (uniquement de sa minorité) .

Mes Munichois me donnent envie de vomir eux et leurs discours  qu'ils s'appellent Mohamed ou sardine, Jean Marie Ou Jean Luc. Ils me dégoutent.
Au fait , on reconnait un Munichois ou une munichoise.comment.

Il y a plusieurs catégories:

Il y a celle d'appellation d'origine : à laquelle faisait référence Harlem désir parlant des prises de position de plusieurs élus de l'Ump dont certains connus pour leurs propos islamophobes: http://www.leparisien.fr/politique/syrie-harlem-desir-denonce-l-esprit-munichois-de-l-ump-01-09-2013-3097891.php

Ceux là comme les membres de l'extrême droite  comme de nombreux laïcards de gauche , comme certains anti impérialistes plus nationalistes arabes qu'anti impérialistes ont ouvertement tenus des propos faisant d'eux une véritable 5 ième colonne au service ud régime de Bashar El Assad


Il y a plus surprenant ceux qui n'arrêtaient pas de dénoncer Bashar El Assad et qui se retrouvent poltrons quand il s'agit d'établir justice et démocratie en faveur d'un peuple bafoué par un tyran sanguinaire. Comment expliquer cette position d'Europe écologie qui ne sont pas contre une intervention mais qui ne préfèrent pas; Moi je leur pose une question: "ils font quoi des syriens qu'on extermine" . C'est tellement facile de dresser une belle table avec les mots qu'il faut et qu'on n'oublie vite dès qu'un miroir se brise.

Alors oui choqué d'un Bayrou qui donne l'impression de retourner sa veste.: propos en 2012 :


et Bayrou en 2013 après le massacre au gaz chimique qui fit plus de 1500 morts



choqué aussi de Jean Luc Mélechon qui  tient des discours de plus en plus poujadistes


Aujourd'hui contre l'intervention occidentale en Syrie mais pas un mot sur les interventions russes, iraniennes et du hezbollah


En 2001, il faisait le fier soldat pour le compte de Jacques Chirac, ce qu ne peut que me faire douter de ses convictions. S'adapter au moment pour cracher un discours et celui d'aujourd'hui me répugne pour la vie

https://twitter.com/AmmarParis/status/192249727876743168/photo/1

Et il y a quelques mois en février 2012, Mélenchon disait " un gouvernement perd sa légitimité quand il tire sur le peuple."  réf article .
Alors quand il gaze 1500 personnes, on laisse faire !

Incompréhensibles les propos de JL Mélenchon. A moins qu'il ne parle que pour exister. Dans ce cas, il s'y prend très mal et ça ne donne nullement envie de supporter son parti.

Pour lui, il faut dénoncer mais surtout ne rien faire qui puisse gêner celui qu'on est sensé dénoncer.




Jean-Luc Mélenchon à Bourdin direct 27/08/13 par lepartidegauche


Quant à Chevènement, la vieillesse ne lui réussit pas. Toujours aussi franchouillard que jamais. Il devrait rejoindre le front national
http://www.leparisien.fr/politique/chevenement-la-france-n-a-pas-interet-a-entrer-dans-une-guerre-de-religion-01-09-2013-3097561.php


Un peu de lecture pour clouer le bec aux cons qui ne voient aucune autre alternative au régime dictatorial de Bashar El Assad qu'une dictature islamiste. Et ces cons, je les emmerde.

http://www.elle.fr/Societe/Les-enquetes/Syrie-Bachar-al-Asad-est-un-criminel-fou-1965188



http://www.youtube.com/watch?v=pOCaTDUz5oo