Quant aux arguments des israéliens qu'on a bien voulu laisser transparaître ressortent les arguments sécuritaires avancés par les différentes autorités israéliennes et qui se résument à la phrase :' si vous voulez la paix, arrêtez les attentats'
Mais bien sûr le réalisateur se vante partout de ne pas pas vouloir faire de la politique, d'être impartial et neutre; Comme si on pouvait rester neutre devant les exactions de l'armée israélienne à l'encontre du peuple palestinien.
Cette pseudo neutralité hypocrite n'a pas empêché le réalisateur de son propre chef de rajouter en fin de film que les musiciens palestiniens de Gaza ont vu leurs instruments détruits par le Hamas et d'aborder le conflit israélo-libanais sous forme de chiffres sans indiquer qui est l'agresseur, sans préciser si les victimes sont militaires ou civils mais en visant une autre organisation de resistance libanaise, le Hezbollah. La neutralité du réalisateur consiste à ne faire aucune différence entre agresseurs et agressés. Le réalisateur est choqué que des instruments soient détruits par le HAMAS mais pas ému des milliers de Palestiniens tués, emprisonnés ou expropriés depuis le tournage du film.
Non seulement, le message que le réalisateur a voulu faire passer coince mais en plus, ce film est techniquement mauvais. Aucune émotion ne se dégage. Des scènes mis bout à bout. Pour un film qui est sensé parler de musique, on aurait pu espérer un meilleur contrôle des effets sonores et des plans.
La cerise sur le gâteau, le débat qui devait suivre le film a été rapidement écourté avec le départ précipité du réalisateur du film-documentaire et de l'organisateur de la tournée
Jean-Yves Labat de Rossi. Une véritable insulte au public vaudais privé d'un échange qui aurait pu être courtois mais visiblement que certains spectateurs ne fassent pas de louanges hypocrites du film a semblé les agacer.
Le réalisateur n'a pas apprécié l'intervention de certains intervenants et les arguments avancés pour contredire ses détracteurs faisaient pitié et consistaient simplement à dire qu'ailleurs, le film avait été bien perçu et que les palestiniens avaient été ravi du film.
L'organisateur de la tournée , rouge de colère, répétait à qui voulait bien l'entendre qu'il y avait une autre que la politique pour permettre aux gens de faire la paix et que la musique était un moyen. Il a juste oublié de préciser que pour que son idée marche, il fallait que les artistes soient sur la même longueur d'onde et que le chef d'orchestre soit à la hauteur.
Ce film a bénéficié d'une grosse campagne médiatique notamment sur le NET
une fiche pédagogique a même été diffusé à l'attention des enseignants dont voici le lien
iciLe site qui parle du film en bien
iciLe site qui en parle en un peu moins bien :
ici ,
là et encor
là
Et pour le moment le seul blog qui le descend comme il se doit , c'est le mien.
Aujourd'hui, Jean-Yves Labat de Rossi n'a pas vendu beaucoup de ces cd. dommage, l'argent récolté était sensé être remis aux musiciens.
En toute sincérité, si la cause Palestinienne vous concerne, un film à ne pas voir pour éviter de vous mettre inutilement en colère.
Bien que ce film bénéficie sur le Net d'une grosse camapagne médiatique, il ne mérite pas des étoiles. Comme quoi, il faut toujours se méfier de certaines critiques.