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samedi 9 juillet 2011

Vaulx en velin met en avant sa solidarité avec le peuple palestinien et pas seulement.



Ci dessous, discours de Mme Lubnah Shomali chargée des relations internationales
au sein de la municipalité ce Beit Sahour






dimanche 26 juin 2011

Une première pierre pour une première mosquée à Vaulx en Velin

Aujourd'hui à l'emplacement de la future mosquée de Vaulx en velin, les Musulmans de Vaulx en Vellin s'étaient donnés rendez vous pour une journée festive en l'honneur des enfants qui malgré la canicule ont pleinement profité des animations présentes. Beaucoup en ont profité pour déposer de nombreux dons financiers aux responsables du projet de construction de la mosquée de Vaulx en velin.

Photo 'Laurence Loison'



Samedi, la foule était venue nombreuse avec la présence remarquée du consul d'Algérie, du maire de Vaulx en velin et du représentant du conseil régional du culte musulman aux côtés du CMVO (Centre Musulman Vaulx-en-Velin Okba) pour la pose de la première pierre de sa mosquée Samedi 25 juin 2011 à 10h30 à l'angle Avenue Gaston Monmousseau et rue Jean Lesire à Vaulx-en-Velin.

les Travaux démarreront réellement après la Ramadhan qui cette année se déroulera entre Août et Septembre. Il est à noter pour la communauté musulmane que pendant ce Ramadhan, se tiendra un marché tous les jours à l'emplacement de la construction de la mosquée.
Le bâtiment comprendra deux salles de prières et un centre culturel avec des salles de cours et une bibliothèque. Coût du projet : 4 millions d’euros, que l’association est loin d’avoir réuni. Elle a en caisse actuellement, un peu plus de 500 000 euros sachant que le terrain d'un montant de plus de 250 000 euros a déjà été payé.

Pour effectuer des dons pour la construction de la mosquée, un lien ici et un rib



La future mosquée bénéficiera d’une surface totale de 2700 m², avec deux salles de prières, une de 220 m² pour les femmes et l’autre de 719 m² pour les hommes. Avec de telles dimensions la mosquée pourrait accueillir entre 1000 et 1500 fidèles.

  • Le 03 octobre 2007, le conseil municipal a délibéré à l’unanimité la vente du terrain à l'association à l’origine de la future mosquée : “Centre Musulman Vaulx en Velin OKBA” : CMVO).
  • Le terrain vendu est d’environ 3400 m² et est situé à l’angle de la rue Lesire et de l’avenue Monmousseau, à 60 € HT/m².
  • Le compromis de vente du terrain, a été signé le 5 mars 2008 à l’hôtel de ville Vaulx-enVelin.

dimanche 19 juin 2011

La MJC de Vaulx en Velin fête ses 50 ans

Sacrée belle fête hier au centre culturel Charlie Chaplin pour les 50 ans de la MJC de la ville de Vaulx en Velin qui fut honorée de la présence du président de la région Rhône Alpes Monsieur Jean Jacques Queyranne. Même si des tensions persistent en raison de problèmes de financements qui devront entraîner des licenciements, cette journée ensoleillée était réservée à la fête.
Pour vous donner un avant goût de la journée voici des extraits vidéos

Le spectacle a commencé avec la section des jeunes karatékas parce qu'à la MJC, on fait aussi du sport. On cultive aussi bien le corps que l'esprit.














mercredi 7 avril 2010

Au pays des Droits de l'Homme, il n'y a plus d'Hommes

LE COMITE DE SOUTIEN DE M.NOUR APPEL A UN RASSEMBLEMENT LE MERCREDI 7 AVRIL A 11H45 DEVANT LA MAIRIE DE VAUL-EN-VELIN

Monsieur Ibrahim NOUR a passé plus de 25 ans de sa vie en France, a été titulaire de la nationalité française et n'a pu effectuer par méconnaissance les démarches à entreprendre pour conserver celle-ci dans les 12 mois qui ont suivi l'indépendance de Djibouti en 1977. Il ne peut ni ne veut retourner à Djibouti où il a déjà subi des sévices et où son existence est menacée.

Cette rencontre publique avec la presse fera le bilan des initiatives de soutien, des recours juridiques avec Me Delbès son avocat, et des nouvelles actions en cours face à cette nouvelle illustration de la logique inhumaine des politiques actuelles concernant les étrangers et les migrants.



VENEZ NOMBREUX !!!!
Pour comprendre toute l'histoire: cliquez sur ce lien et lisez la letre écrite par Monsieur Nour Lui même en plein désespoir.


Vaulx en Velin, le 11 janvier 2010





Nour Ibrahim Mohamed

15, chemin Hector Berlioz
69120 Vaulx en Velin
Tél : 04 26 65 34 36
Mobile : 06 15 11 05 40


Monsieur le Maire,



Je suis un habitant de Vaulx en velin et je vous écris pour vous alerter sur une situation personnelle qui me préoccupe au plus au point. Je viens de recevoir une lettre recommandée signée par le préfet du Rhône qui « m’invite » à quitter le territoire français avant un mois. Cette décision fait suite à ma demande de 2002 d’être rétabli dans la nationalité française qui m’a été retiré il y a quelques années. De surcroit, l’OFPRA m’a notifié en novembre 2009 un rejet suite à une demande d’asile. Depuis je vis une situation kafkaïenne qui m’angoisse en permanence. Pour vous éclairer précisément, permettez-moi de vous relater toute l’histoire :

En 1977, au moment où Djibouti accède à l’indépendance, pays dont je suis originaire, je vivais en France jouissant de tous mes droits de citoyen français. Et en aucun cas je n’ai été averti que je devais renouveler auprès des autorités compétentes ma demande de confirmation d’être établi dans la nationalité française né de l’accord de décolonisation établi entre la France et les autorités indépendantes du nouvel état de Djibouti. Et cela dans un délai d’une année. En 1980, je décide de rentrer à Djibouti pour des raisons familiales et j’ai utilisé pour cela mon passeport français.

Au bout des quelques mois, j’ai pris attaches avec les services consulaires français à Djibouti afin de refaire mon passeport qui venait d’expirer. Le jour du rendez-vous je n’ai pas pu rentrer dans le bâtiment consulaire puisque je fus appréhendé Manu militari par des agents de la police djiboutienne qui m’ont jeté au cachot et accusé de trahison vis-à-vis du jeune Etat indépendant. Après moult péripéties bureaucratiques et pour revenir en France et reprendre mon travail, j’ai accepté de voyager avec un passeport djiboutien et, sans que je le sache, j’abandonnais, sans mon accord ma nationalité française. Une fois en France, je n’ai eu aucune difficulté tant que je travaillais et circulais avec ma carte d’identité française que j’avais précieusement conservée.

Cette situation « normale » a duré près de deux années. En 2003, j’ai décidé de renouveler ma carte CIN auprès des services de l’état civil de Vaulx en Velin et grande fut ma surprise quand j’ai été averti que je n’étais plus de nationalité française dans la mesure que je n’avais pas renouvelé ma demande après l’indépendance de Djibouti. Depuis je vis un véritable cauchemar et je n’ai cessé d’entreprendre des démarches qui n’ont pas abouti, si ce n’est d’être sommé de quitter le territoire français dans les plus brefs délais !

Monsieur le Maire ! Je suis une personne âgée de 70 ans et j’ai passé 28 ans à travailler et à vivre en France. Je suis retraité et je perçois des rentrées d’argent stables. J’ai même repris depuis 2007 une activité professionnelle à temps partiel en tant qu’électricien dans une entreprise à Vaulx en Velin. Je vous prie donc d’intervenir auprès du préfet afin que cette procédure d’expulsion soit gelée et que je puisse avoir la possibilité d’obtenir une carte de séjour afin de continuer à vivre mes vieux jours en France, plus exactement à Vaulx en Velin, ville que j’aime et où je connais beaucoup de gens. Repartir à Djibouti m’occasionnerait beaucoup de problèmes et à mon âge je n’ai plus la force d’y faire face.

Dans l’attente de votre réponse et de votre soutien actif et solidaire, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression des mes cordiales salutations.

Nour Ibrahim Mohammed

jeudi 10 décembre 2009

"D'une seule voix" , celle de la propagande israélienne

Je ne prendrai pas de gants pour parler du film que j'ai pu voir ce soir à Vaulx en Velin au cinéma les amphis: Tout simplement NUL et totalement orienté; Le réalisateur a voulu en faire comme il disait lui même un documentaire neutre et impartial. Ce fut tout le contraire. Ce film-documentaire réalisé par Xavier de Lauzanne m'a beaucoup déçu. Il avait pour objectif de montrer que d'autres voies hors des chemins battus de la politique existaient pour permettre d'arriver à la paix. On reste sur notre faim. Le peu d'échanges entre palestiniens et israéliens non filtrés qui nous sont proposés fait apparaître un grand pessimisme de la part des Palestiniens qui reprochent aux Israéliens de ne pas vouloir la paix ou de considérer que la paix est impossible.
Quant aux arguments des israéliens qu'on a bien voulu laisser transparaître ressortent les arguments sécuritaires avancés par les différentes autorités israéliennes et qui se résument à la phrase :' si vous voulez la paix, arrêtez les attentats'
Mais bien sûr le réalisateur se vante partout de ne pas pas vouloir faire de la politique, d'être impartial et neutre; Comme si on pouvait rester neutre devant les exactions de l'armée israélienne à l'encontre du peuple palestinien.
Cette pseudo neutralité hypocrite n'a pas empêché le réalisateur de son propre chef de rajouter en fin de film que les musiciens palestiniens de Gaza ont vu leurs instruments détruits par le Hamas et d'aborder le conflit israélo-libanais sous forme de chiffres sans indiquer qui est l'agresseur, sans préciser si les victimes sont militaires ou civils mais en visant une autre organisation de resistance libanaise, le Hezbollah. La neutralité du réalisateur consiste à ne faire aucune différence entre agresseurs et agressés. Le réalisateur est choqué que des instruments soient détruits par le HAMAS mais pas ému des milliers de Palestiniens tués, emprisonnés ou expropriés depuis le tournage du film.
Non seulement, le message que le réalisateur a voulu faire passer coince mais en plus, ce film est techniquement mauvais. Aucune émotion ne se dégage. Des scènes mis bout à bout. Pour un film qui est sensé parler de musique, on aurait pu espérer un meilleur contrôle des effets sonores et des plans.
La cerise sur le gâteau, le débat qui devait suivre le film a été rapidement écourté avec le départ précipité du réalisateur du film-documentaire et de l'organisateur de la tournée Jean-Yves Labat de Rossi. Une véritable insulte au public vaudais privé d'un échange qui aurait pu être courtois mais visiblement que certains spectateurs ne fassent pas de louanges hypocrites du film a semblé les agacer.
Le réalisateur n'a pas apprécié la réaction de certains intervenants et les arguments avancés pour contredire ses détracteurs faisaient pitié et consistaient simplement à dire qu'ailleurs, le film avait été bien perçu et que les palestiniens avaient été ravi du film.
L'organisateur de la tournée , rouge de colère, répétait à qui voulait bien l'entendre qu'il y avait une autre que la politique pour permettre aux gens de faire la paix et que la musique était un moyen. Il a juste oublié de préciser que pour que son idée marche, il fallait que les artistes soient sur la même longueur d'onde et que le chef d'orchestre soit à la hauteur.
Ce film a bénéficié d'une grosse campagne médiatique notamment sur le NET
une fiche pédagogique a même été diffusée à l'intention des enseignants dont voici le lien ici



Le site qui parle du film en bien ici

Le site qui en parle en un peu moins bien : ici , et encor

Et pour le moment le seul blog qui le descend comme il se doit , c'est le mien.
Aujourd'hui, Jean-Yves Labat de Rossi n'a pas vendu beaucoup de ces cd. dommage, l'argent récolté était sensé être remis aux musiciens.

En toute sincérité, si la cause Palestinienne vous concerne, un film à ne pas voir pour éviter de vous mettre inutilement en colère.
Bien que ce film bénéficie sur le Net d'une grosse campagne médiatique, il ne mérite pas des étoiles. Comme quoi, il faut toujours se méfier de certaines critiques.

lundi 29 septembre 2008

Troy Davis : le témoignage de sa soeur



Dans une lettre ouverte du 25/09, Mme Martina Correia, remercie tout le monde et nous livre les horribles détails qui ont précédé l'exécution programmée de son frère Troy Davis (suspendue 90 minutes avant.par la Cour Suprème).
Source Amnesty France (merci pour la traduction) :
"Le 25 septembre 2008
Ceci est une lettre pour dire merci à tous les militants, à tous les hommes d’églises, aux législateurs et hommes de loi, aux laïcs et à tous ceux qui croient dans les droits de l’Homme et la dignité humaine. De la part de ma famille, de ma part, et, le plus important, de la part de mon frère Troy, nous vous disons merci.
Nous savons que la lutte n’est pas terminée, et prions pour que la Cour Suprême des Etats-Unis accepte d’examiner le dossier de Troy, ce qui aura sûrement des conséquences au niveau national pour la protection des innocents dans le cadre des procédures d’appel. Mon cœur est empli de tant d’émotions quand je vois la bonté humaine fleurir pour Troy et grâce à Troy. Je ne peux vous dire à quel point vous êtes tous devenus une bénédiction pour ma famille et mon frère Troy, qui est submergé de lettres, et qui en est ravi.
Les gens me félicitent d’être une « sœur formidable » et une « championne » de la cause de mon frère, et, de temps en temps, ils me demandent « pourquoi », et ma réponse est simplement « si vous connaissiez Troy et pouviez vous assoir seulement trente minutes avec lui, vous sauriez ». Troy est le genre de frère qui rend votre vie tellement plus riche, tellement plus pleine, tellement plus facile, et comme il est dans le couloir de la mort, dans l’attente de son exécution, cela rend aussi la vie tellement plus triste. C’est pour ça que j’ai coutume de dire « Je m’appelle Martina Correia, et je suis dans le couloir de la mort, parce que c’est là que vit mon frère, je ne suis pas condamnée pour meurtre, mon seul crime est d’aimer mon frère Troy. »
L’an dernier, comme beaucoup de vous le savent, Troy est passé à 23 heures d’être exécuté, cette semaine, il est passé à 90 minutes, ça a été de telles « montagnes russes émotionnelles » pour ma famille, mes frères et sœurs, ma mère, mon fils, et spécialement Troy. Des montagnes russes que, j’espère, aucun de vous ne connaitra, les visites pendant les dernières 48 heures, les au-revoir, le poids qui s’abat sur la famille en pensant à l’avenir, les peurs et les larmes pour le meurtre d’Etat qui se prépare.
Savoir que mon frère a été en « death watch » période juste avant l’exécution pour un condamné à mort, entre la fixation de la date d’exécution et l’exécution elle-même, isolé de ses compagnons pendant des semaines, avec pour seul compagne une petite télévision diffusant deux chaines tant bien que mal, une petite radio, et un coup de fil occasionnel à sa famille et à ses amis… On dirait que plus le cas de Troy devenait célèbre, plus il était puni par l’administration carcérale, qui changeait constamment le règlement pour lui briser le moral. Pourtant il reste à prier, et garde le moral, comme s’il était dans un endroit secret.
Par exemple, les prisonniers sur le point d’être exécutés peuvent normalement téléphoner à leurs amis et à leur famille autant qu’ils le souhaitent. Pour Troy, un téléphone spécial a été apprêté, qui, au lieu de couter 5,50$ les 15 minutes, coute 9$ la minute, sans aucune explication de la prison. Pour Troy, la plupart de ses appels vers la famille ou les amis sont restreints ou bloqués.
Ensuite, le règlement a encore changé pendant les dernières 48 heures : ils ont dit à Troy qu’il n’aurait accès au téléphone que deux fois pendant quinze minutes par jour, ses consultations avec son avocat comprises.
Dans les dernières 24 heures, ils ont exclu de sa liste les témoins qu’il avait demandés pour son exécution, en lui disant que la validation était à la discrétion du Département des Corrections,… jusqu’au pasteur de son choix.
Et enfin ils m’ont menacé, moi, sa sœur, si je laissais les medias ou toute autre personne que sa famille lui parler, en me disant qu’on lui couperait définitivement le téléphone.
C’est comme une torture psychologique et ils sont énervés car ils n’ont pas réussi à briser son moral, ni sa foi. Troy subit tout ça, et il reste stoïque, sans colère, toujours à prier, toujours plein d’espoir, toujours à remercier. Je suppose que vous vous demandez pourquoi je vous raconte tout ça dans une lettre de remerciement, eh bien la lutte que nous menons est toujours tellement réelle : nous avons encore plus besoin de votre engagement, de vos voix pour raconter l’histoire de Troy, de votre passion pour obtenir sa libération, de votre détermination à comprendre que le cas de Troy Anthony Davis n’est pas seulement un mouvement contre la peine de mort. Son histoire est une question d’innocence, de justice, un défi au système de gouvernement en Georgie, qui est haineux, malveillant et empli de défiance. Comme ils ne peuvent pas nous abattre, ils s’en prennent à Troy : il a la force de faire front, tant que nous avons la volonté de continuer la lutte !
Là, je suis assise sur mon lit, épuisée et pourtant pleine de joie et d’incertitude, ressentant les effets de sept ans et demi de chimiothérapie intense , et je pense à ce jour du 23 septembre 2008, lorsque nous sommes entrés sur le parvis de la prison le Georgia Diagnostic & Classification Prison, j’avais envie de pleurer et je n’y arrivais pas, je voulais hurler mais je n’y arrivais pas, je voulais tout quitter mais je ne le pouvais pas.
Alors j’ai regardé l’expression sur le visage de mon fils, qui, pour la première fois en 14 ans de visite des couloirs de la mort, assistait au déploiement d’une centaine de membres des SWAT , de gardiens de prison avec des dizaines de chiens et l’arme au poing, tout ça parce que l’Etat de Georgie voulait tuer son oncle Troy.
Je n’avais vu autant de forces de police déployées qu’à la télévision, des images qui datent de la période de la lutte pour les droits civiques. Ma première pensée a été « reste polie, suis les instructions, et on va s’en sortir » ; ma deuxième pensée a été de me dire à quel point le cas de Troy est devenu puissant, à quel point ils ont peur que s’il reste en vie, cela ébranle le système et expose la vérité au grand jour ; et ma dernière pensée a été d’imaginer comment ils devaient traiter mon frère à l’intérieur des murs de la prison.
Lorsque nous y sommes entrés, l’ascenseur pour handicapés ne marchait toujours pas, et ce depuis presque un an. Nous avons du porter deux membres de la famille par les escaliers. Durant les visites, ils autorisaient cinq personnes à la fois, et nous avions tous en tête le tic-tac de la montre. Je suis là, à organiser les visites, et je prie pour que personne ne me demande « comment vas-tu, as-tu besoin de quelque chose », je regarde à travers toute la pièce et je détourne le regard des amis ou de la famille qui sont peut-être sur le point de pleurer.
Voilà, la visite est terminée, nous sommes poussés vers la sortie autour de 15h. J’emmène ma mère et ma famille jusqu’au « New Hope », un endroit ou sont pris en charge et accueillis les familles de condamnés à mort.
Je remonte dans ma voiture pour retourner à la prison et y retrouver le Révérend Al Sharpton , et nous entrons sur le parvis de la prison où nous attendent le spectacle des forces de police, et les médias prêts à bondir.
Les gardes hurlent sur le Révérend Sharpton et nous entrons dans une zone délimitée pour les soutiens de Troy. Là, il y a une complète étrangère, et je me dis, « une petite femme blanche du Texas qui a entendu parler de Troy », et qui me dit « Etes vous Martina », et je dis oui. Et j’ai ensuite réalisé que c’était une femme qui m’avait envoyé un email, et qui, quoi qu’elle ait à faire par ailleurs, voulait juste être là pour Troy. Voilà, la presse arrive pour enregistrer nos voix, un bus plein de militants arrive aussi dans la zone, et à ce moment, l’un des avocats nous dit qu’il y a un sursis. Nous sommes tellement contents, excités, plein de prières, et maintenant plein d’espoirs.
La dernière prière de Troy a commencé par une prière pour la famille du policier Mac Phail, ensuite pour sa famille, et enfin pour les personnes qui ont menti contre lui, après quoi il a demandé à Dieu d’épargner sa vie.
L’Etat est tellement prêt à tuer Troy qu’ils ont déjà programmé le temps pour ses dernières prochaines visites entre 6h et 9h lundi prochain, et qu’ils nous ont déjà demandé une nouvelle liste pour les derniers visiteurs qu’il souhaite recevoir avant son exécution.
Martina Correia"
....Continuons de provoquer et d'accuser en France comme en Europe les grands médias et leur honteux silence devant cette barbarie !
Continons d'écrire au Comité des Grâces qui peut à tout moment revenir sur sa décision, espérons une suspension de la Cour Suprème qui se réunit aujourd'hui 29/09 !
Merci,
Bernard-Blaise Posso (cinéaste, correspondant pour la National Coalition to Abolish Death Penalty et membre actif d'Amnesty Sud USA).

lundi 22 septembre 2008

Mr. Le Président

Lettre ouverte au Président Abbas de Abdelfattah Abusrour


Cher M. le Président de l’Autorité Palestinienne,


Je m’appelle Abdelfattah Abdelkarim Hasan Ibrahim Mohamad Ahmad Mostafa Ibrahim Srour Abusrour. Je suis né dans le camp de réfugiés d’AÏda, construit sur un terrain loué pour 99 ans par l’UNRWA à des propriétaires palestiniens de la ville de Bethléem. Mes deux frères aînés, mon père ainsi que son père et tous ceux qui sont nés avant eux, sont nés dans le village de Beit Nateef, un des villages détruits le 21 octobre 1948 par les bandits sionistes. Ma mère est née dans le village de Zakareyya, aussi détruit en 1948. Ce sont deux villages parmi les 534 détruits par les bandits sionistes.
J’ai grandi dans le camp de réfugiés d’Aïda. Lorsque j’avais 4 ans, je me souviens que la plupart des habitants du camp se cachaient dans une grotte, derrière notre maison. Je me souviens des vieux parlant de la guerre. Je me rappelle que le ciel était constellé d’avions et que nous, les enfants, étions couverts avec des couvertures noires par les soins de nos mères.
Je me souviens du premier couvre-feu après l’occupation israélienne du camp d’Aïda. Je me souviens du premier soldat israélien, un vieux Juif irakien d’environ 60 ans, qui était positionné juste devant la porte d’entrée de notre maison. Je me souviens du jour où mon deuxième frère a été invité pour un entretien par l’administration de l’occupant militaire en 1972. Il n’est jamais revenu à la maison. Je me souviens de son exil, après six mois de prison, sans accusation ni jugement..

La suite vous la trouverez ici



Si j'ai relayé ce message poignant, c'est parce que j'ai eu l'occasion de rencontrer des enfants du camp d' Aïda lors de leur passage dans la ville de Vaulx en Velin qui entretient des liens très étroits avec la Palestine. Ces enfants faisaient partie de la troupe du centre Al-Rowwad ("les pionniers") pour la culture dont le directeur est justement l'auteur de cette lettre au président.

La tournée de la troupe ne fut pas aisée à réaliser en raison des tentatives du Crif de l'empêcher.

A Vaulx en Velin, il y a des gens bien

L'image systématiquement affichée par la presse locale et nationale de la ville de Vaulx en Velin donne l'impression qu'on vit dans un noma's land. Mais pour ceux qui y vivent comme moi, on est très loin de ce portrait. et comme la presse ne se fait jamais écho de ce qu'il s'y passe, on est bien obligé de faire le travail.


Tenez par exemple qui parmi vous a été mis au courant de l'histoire suivante.




Des jeunes cyclistes de Vaux-en Velin sont partis de Shanghai pour rejoindre la capitale des JO, Pékin.


Ils sont français et ont débarqué à Shanghai le 1er août. 21 jours plus tard, ils sont arrivés à Pékin, et en vélo s'il vous plaît ! Emmenés par Paco martinez, l'initiateur du projet, et d'autres encadrants, ce sont 13 jeunes des quartiers de Vaulx-en-Velin qui ont parcouru ce périple de 1 555 km . L'article complet ici et