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lundi 11 octobre 2010

La vie spirituelle de l'Emir Abdelkader

Les participants au colloque national sur "la vie spirituelle de l’Emir Abdelkader", dont les travaux ont été ouverts pour 2 jours, jeudi  30 septembre 2010  à Ghazaouet (Tlemcen), ont souligné l’universalité de cette personnalité, compte tenu de ses principes, ses valeurs nobles, sa clairvoyance et sa moralité.
Selon Dr Zaim Khanchlaoui, président du conseil scientifique de la "Fondation Emir Abdelkader" et professeur au Centre national des recherches en préhistoire et science de l’homme et de l’histoire, cette dimension universelle, l’Emir l’a acquise après avoir cessé le petit djihad pour se consacrer au grand djihad. L’intervenant a indiqué dans une conférence intitulée "Message de l’Emir à sa nation et au monde" que le fondateur de l’Etat algérien moderne a réussi, après avoir été exilé par les forces coloniales pour l’anéantir politiquement et intellectuellement, à s’affirmer et à faire entendre sa voix hors de la terre d’exil, se transcendant de la localité à l’universalité, ce qui lui a permis de mettre en évidence a brio ses idées sages et ses nobles principes sur la scène internationale intellectuelle, qui l’a favorablement accueilli.

Le monde a pu découvrir, ainsi, cet stratège militaire, qui avait combattu les forces coloniales près de 20 années durant, brandir la bannière de la paix et prôner le dialogue pacifique entre les civilisations et la tolérance entre les religions, loin de tout tribalisme et violence, ce qui lui a permis de faire véhiculer son message à travers le monde, a évoqué le conférencier. Le penseur Mustapha Daidj a tenté, pour sa part, de mettre en exergue la dimension universelle de la personnalité de l’Emir à partir de critères basées sur une pensée clairvoyante, une vision universelle et une moralité intègre, en temps de guerre comme en temps de paix.

Sa résistance face l’ennemi repose sur trois éléments caractérisant sa personnalité, à savoir sa politique chevronnée, sa morale noble et sa vision soufie, ce qui lui a valu de cultiver des idées émanant d’une vision perspicace et une expérience sans faille, valables pour son époque et les temps qui suivent, comme celles de l’appel à la tolérance, à la protection des droits de l’Homme et à l’élévation vers la vertu, a encore souligné l’intervenant. Le professeur Abdelmoumene El Kacem El Hosseini de l’université de Ouargla a indiqué, pour sa part, que les dernières recherches sur la personnalité de l’Emir démontrent la grandeur de cet homme sur les plans historique et civilisationel, en estimant que "nous avons encore besoin des idées de cet homme et nous devons faire renaître son patrimoine" et en déclarant qu’ "il est toujours notre contemporain avec ses idées et ses positions conformes s’adaptant à tous les âges".

Dans une conférence intitulée "L’Emir Abdelkader le grand héritier du Cheikh El Akbar", le professeur Khemissi Saad de l’université de Constantine a tenté une approche comparative entre le chef de la résistance populaire contre l’occupation française et son maitre spirituelle Mohieddine Ibn Arabi, partant de points communs chez les deux personnalités convergent : l’origine maghrébine et l’exil en Orient, en plus de leurs valeurs et idées nobles issues de la confrérie soufie Qadiria.

La première journée de cette rencontre, initiée par la section de Tlemcen de la "Fondation Emir Abdelkader" conjointement avec la direction de la culture et le comite de wilaya chargé des manifestations et activités culturelles et artistiques, a été également marquée par la projection d’un film documentaire sur la vie et les úuvres de l’Emir, présenté par M. Boutaleb Mohamed président de la fondation précitée. Le programme de la deuxième et dernière journée de ce séminaire comporte des conférences sur les thèmes de "la bataille de Sidi Brahim" et "la relation de l’Emir par rapport à Sidi Boumediene", ainsi qu’une visite aux sites historiques témoignant du passage de l’Emir dans cette région dont la localité de "Sidi Brahim", "le mont Kerkour" à Souahlia et "la maison des armes" à Ghazaouet.

D'autres liens pour compléter l'article lien1, lien2, lien3


samedi 21 juin 2008

Bi-centenaire de la naissance de l'émir Abdelkader


L'émir Abd El-Kader est né en 1808 près de Mascara en Algérie - décédé le 24 mai 1883 à Damas Syrie. La date la plus probable de sa naissance est le 6 mai 1807.
Les commémorations ont été et le sont encore en Algérie, Mexique, Etats unis où il existe une ville qui porte son nom 'elkader dans l'Iowa' en souvenir de sa reconnaissance des états unis d'amérique et aussi en France notament à Lyon mardi 17/06/08 au soir dans l'hôtel de ville de Lyon sans la présence du maire malgré la présence de fortes personnalités.
C'est l'adjoint au Maire de Lyon, chargé du Rayonnement International, du. Tourisme et de la Coopération Décentralisée qui ouvrit la conférence sur le bi-centenaire de l'Emir Abdelkader en rappelant la bibliographie de l'Emir. tout s'était bien passé jusqu'au moment où je ne sais pourquoi monsieur l'adjoint s'est senti obligé d'en rajouter avec cette phrase qui si elle ne provoqua pas de remous dans la salle, certainement assommée par la forte chaleur et le temps humide et lourd me choqua. en effet dire en parlant de l'Emir que malgré les contradictions, il protégea les chrétiens en syrie me choque. je ne vois pas personnellement où est la contradiction d'être musulman et de chercher à protéger son prochain.
On considéra aussi que l'Emir Abdelkader était franc-maçon. jusqu'à preuve du contraire , il n'existe aucun écrit qui confirme ce fait . L'intervention de bruno Etienne fut brillante tandis que Christian Delorme figure lyonnaise bien connue se contenta d'histoires anecdotiques sur le voyage de l'emir Abdelkader. Histoire sans grand intérêt mais bon , on fait ce qu'on peut. Le responsable d'une association soufi aborda la partie spirituelle de la conférence.
Ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est l'évocation de l'Emir Abdelkader sous l'angle Franc_maçon et pour compléter mon texte, je vous invite à la lecture suivante : la franc-maçonnerie et l'Algérie . Malgré des témoignages, il n'existe aucune preuve et certains à Lyon lors de l'inauguration de la conférence firent la remarque.
bon il n'empêche qu'un square sera prochainement inauguré à Lyon en hommage à l'émir abdelkader mais ça n'enlèvera pas de moi l'image permanente de la rue Bugeaud , sinistre génocidaire. J'espère bien qu'un jour cette plaque sera éliminée du paysage lyonnais