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mercredi 15 février 2012

Laïcité et Islam , un débat sans fin

Voici une lecture intelligente selon mes critères sélectifs
Au nom de la laïcité,en France on fait n'importe quoi dans les textes et surtout dans la pratique.' j'attends une loi qui interdit aux Musulmans de porter la barbe comme signe ostentatoire ". J'ai assisté à une scène où une femme de ménage s'est vue interdire de parler arabe à une collègue sous prétexte d'application de la laïcité dans un hôpital public et sous mes yeux. Concernant l'article , je le trouve excellent d'autant plus que le sujet est très délicat à traiter

Islam, laïcité et quelques malentendus…
Par Mouna Hachim

Islam, laïcité et quelques malentendus…  Par Mouna Hachim Thématique d’actualité: la relation que certains considèrent comme incompatible entre islam et laïcité. Et comme les extrêmes se rejoignent parfois, parviennent à s’entendre du moins sur le point du noircissement total du tableau de la relation, les stigmatisateurs de l’islam et les diabolisateurs de la laïcité.
Côté musulman, le premier malentendu résulterait d’une erreur de traduction. N’ayant pas d’équivalent au terme «séculier», c’est l’adjonction de deux vocables qui l’ont défini à la fin du XI
Xe siècle: «La-dini » (non religieux), induisant sémantiquement un refus des préceptes religieux. Depuis, le mot communément employé est «‘ilmani» mais l’horreur attachée au premier demeure, à tel point que nombreux confondent encore laïcité et athéisme ou l’assimilent à un rejet de l’ordre moral d’autant qu’il vient de «l’extérieur».
Deuxième amalgame: la confusion entre le «sécularisme» et la «laïcité ». Le premier est une notion renvoyant à un phénomène religieusement neutre qui a touché de nombreuses sociétés sous l’influence de la science, de la rationalité et de la «laïcité ». Cette dernière quant à elle est un concept adopté dans un contexte historique précis en France, fille aînée de l’Eglise, au terme de longs combats contre la domination cléricale, avec pour textes fondateurs, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 et la loi de 1905 relative à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Nous pouvons aussi ajouter comme autre source actuelle de méfiance, le décalage flagrant entre l’idéal théorique et les pratiques réelles particulièrement sous la forme française; et dont Jean Baubérot, professeur honoraire de la chaire histoire et sociologie de la laïcité pointe le travestissement dans son nouvel ouvrage «La laïcité falsifiée» où il ressort qu’elle ne correspond pas à la laïcité "historique" de 1905.Dans une interview accordée au «Monde des religions», publiée le 30 janvier, il déclare ainsi: «La laïcité n’a pas à imposer aux gens de se séculariser car cela devient une atteinte à leur liberté de conscience. Or, actuellement, on confond laïcité et sécularisation, et le Haut Conseil à l’Intégration le revendique d’ailleurs fièrement puisqu’il déclare que "dans une société sécularisée il n’est pas possible de faire ceci ou cela". Cela est totalement anormal, ce n’est plus de la laïcité mais quelque chose qui comporte des éléments d’un athéisme d’Etat.».
Une redéfinition des concepts s’impose donc pour lever toute équivoque. La laïcité diffère dans le passé et dans le présent, selon qu’on soit en France, en Turquie ou dans le monde anglo-saxon qui sont plus précisément séculiers. Dans toute l’Europe seuls la France et le Portugal (avec l’euro-asiatique Turquie) sont constitutionnellement laïcs. Parmi les pays séculiers figurent l’Allemagne, l’Irlande, l’Autriche, la Suisse ; la Belgique et les Pays-Bas qui ont adopté le système appelé pilarisation.

. Sans oublier ces Etats qui affichent une religion d’Etat dans leur Constitution comme c’est le cas pour les Églises luthérienne dans les pays scandinaves, presbytérienne en Écosse, catholique romaine en Irlande… tandis que l’Angleterre a l’Eglise anglicane comme religion d’Etat et une reine qui exerce la double fonction de chef d'État et de chef d’Eglise.
«Le dénominateur commun susceptible de donner corps à la construction d’une citoyenneté européenne laïque», écrit Hayat el Mountacir dans les actes du Colloque de Belley est «La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, qui fait partie du bloc de constitutionnalité, fixe les valeurs de base de la citoyenneté. Elle est le fruit des idées des Siècles des Lumières (…) Le contrat social issu de la révolution française émancipe l’homme en en faisant un citoyen avec des droits et des devoirs». Le modèle d’organisation, nommé laïcité n’est donc censé ni s’opposer à la religion ni s’y substituer. Ce serait selon Tariq Ramadan une institutionnalisation légale du processus de séparation de l’Etat et de l’Institution religieuse, entre le dogme et la rationalité entre le social et le religieux.
Comment expliquer alors le rapport des musulmans à cette notion alors que la première condition de validité de chacun des fondements de l’islam est l’acte de foi, Niyya, qu’il rejette toute intercession, tout ce qui atténue la transcendance divine, toute hiérarchie dans le lien spirituel, toute église dans l’islam sunnite, tout fétichisme, et appelle constamment à la raison et à la rationalité.
C’est ainsi que le philosophe Mohamed Abed Jabri considère que l'islam est laïc en substance…
Mais pour comprendre cette relation islam / laïcité, il faut revenir au début effectif du XI
Xe siècle alors que l’Empire ottoman vit son inévitable déclin achevé par la domination des puissances européennes et le partage de ses possessions au terme du traité Sykes-Picot et la naissance d’une «crise de conscience islamique».
Le mouvement réformiste, scindé en plusieurs courants comprend les traditionnalistes avec d’illustres penseurs comme Jamal Eddine Al-Afghani ou Mohamed Abdou qui préconisent le retour aux sources et la pratique véritable de l’islam loin des croyances populaires qui asservissent les peuples avec une réhabilitation du rôle de la religion dans la gestion des affaires publiques.
Au contact de l’Occident, des approches nouvelles sont également portées par des mouvements modernistes qui se développent avec l’essor de la presse et donnent toute son ampleur au          débat.
Puis, le problème se corse avec le renforcement du mouvement intégriste qui fait face à l'appareil de l'Etat moderne, fait de la recherche des valeurs, un retour anachronique et prône l’application des préceptes religieux et uniquement religieux tels qu’ils ont été compris par les anciens.
Aujourd’hui, dans ce contexte de bouleversements politiques et sociaux, de montée de tous les intégrismes, comment ne pas reposer de manière dépassionnée la question de la laïcité comme garante de la citoyenneté, de l’égalité, du respect de la conscience, de la liberté du culte pour tous les citoyens.
Soit, nous dit Abdou-Filali Ansary, la laïcité comme « forme d’organisation qui permet de travailler d’une manière plus intelligente et plus efficace à diffuser les bienfaits des systèmes politiques modernes et à limiter les injustices.
Elle apporte avec elle non pas le libéralisme pur, mais la philosophie des droits de l’Homme et la démocratie, toutes deux des formulations modernes et des outils éprouvés qui permettent de réaliser les aspirations ou finalités que la religion s’est assignées".


références:    
 https://www.facebook.com/mounahachim
 

mercredi 27 juillet 2011

Alors que la haine se déchaîne, nous avons besoin d'un message fort d'amour

C’est en Occident « chrétien » que furent
inventés les croisades, les bûchers de l’Inquisition, l’« Index des livres interdits », les expéditions coloniales assorties d’ethnocides, les bombardements massifs de population civile et les camps d’extermination à caractère raciste. Joli bilan. C’est en terre arabo-musulmane ...qu’a été sauvé l’immense héritage de la civilisation grecque, qu’on a inauguré une coexistence harmonieuse et un dialogue exigeant des grandes cultures, que s’est inventé le principe de lecture rationnelle des textes (avec Averroès) : les « Lumières » y ont devancé les Lumières européennes de plusieurs siècles (...).

 Henri Pena-Ruiz,philosophe

 

Après ce passage, je vous invite à poursuivre la lecture ici

 

lundi 9 juin 2008

un imam condamné pour avoir organisé un mariage

Le tribunal correctionnel d'Orléans a condamné un imam à 1.500 euros d'amende pour avoir célébré des mariages religieux sans mariages civils préalables.Le tribunal correctionnel d'Orléans a condamné vendredi un imam à 1.500 euros d'amende pour avoir "célébré des mariages religieux sans qu'au préalable les mariages civils n'aient été prononcés", a-t-on appris samedi 7 juin de source judiciaire.Les deux couples, parmi lesquels des immigrés en situation irrégulière, s'étaient prévalus des célébrations pour acquérir auprès de l'état civil français un mariage administratif en bonne et due forme."Il s'est fait piéger""Mon client qui est à la tête d'une mosquée particulièrement intégrée à Orléans est parfaitement au courant de la loi française et ne souhaitait pas la violer", a déclaré à l'AP Me Jérôme Castelli. "Il s'est fait piéger. Les couples voulaient asseoir leur position pour qu'on ne les suspecte pas de mariage blanc. C'était stupide! Si l'imam avait été au fait de la situation, il n'aurait bien sûr pas célébré les mariages religieux".Le procureur de la République avait requis trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende à l'encontre de l'imam. Ce dernier a décidé de ne pas faire appel de la décision du tribunal correctionnel d'Orléans. Si ce jugement était maintenu, il pourrait faire jurisprudence. (AP)
J'ai toujours cru qu'il y avait séparation en France de la religion et de l'Etat.
Je ne vois pas pourquoi il serait interdit à un couple de faire un mariage religieux sans mariage civil ou un mariage civil sans mariage religieux. Je ne vois pas en quoi un juge se mêle de ça.
Et que faire si la religion pratiquée par ce couple n'est pas reconnue par l'administration.
La religion est une affaire privée et pour ce qui concerne les musulmans, elle est symbolique et nullement transcrite sur papier.
A ce moment là , faudrait il apporter la preuve que le couple n'a pas fait de mariage religieux alors qu'il n'y a aucune preuve papier comme quoi ce mariage s'est déroulé.
Qu'en est il de tous ces mariages marocains qui se déroulent dans les consulats ou des couples qui se marient à l'étranger.
Je trouve franchement que la sanction est démesurée pour une pratique qui fait plus office de symbôle qu'autre chose.
Je suis aussi choqué qu'on fait tout un pataquès pour une cérémonie qui est plus un moment festif qu'autre chose. Il y a de la haine dans les commentaires des sites internet qui ont relevé l'affaire qui sont inquiétants et qui aboutira si ça continue à voir des gens se rfermer sur eux-mêmes. On mélange tout et n'importe quoi. Les mariages religieux musulmans sont symbôliques et non aucun caractère officiel. Ils ont valeur de symbôle uniquement pour les familles. Même dans les pays musulmans pour ceux qui semblent l'ignorer les mariages civils se font et sont distincts des mariages religieux.
En France, fonder une famille sans passer devant le maire ne choque personne. en quoi serait il choquant de faire un mariage religieux et ne pas passer devant le maire ou passer plus tard.
au nom de quoi un état qui se dit laïc se mêle du religieux qui est du domaine privé.

jeudi 21 février 2008

Est on démocrate?

Tout en vous rappelant une définition de la Démocratie du philosophe Alain

"La démocratie n'est pas dans l'origine populaire du pouvoir, elle est dans son contrôle.
La démocratie, c'est l'exercice du contrôle des gouvernés sur les gouvernants.
Non pas une fois tous les cinq ans, ni tous les ans, mais tous les jours."
Alain

je vous invite à jeter un coup d'oeil sur un site vraiment intéressant : observatoire démocrate


Tahar, coeur de Lyon

jeudi 14 février 2008

Sarkozy et les morales

Je ne reprendrai aucun article et je serai rapide car je dois être à Paris cet Après-midi et pour trois jours pour une mission professionnelle. Hé oui les Parisiens , il y a des choses qu'on fait mieux que vous 'lol'.

Après tous les discours sur la laïcité de Sarkozy, j'ai du mal à suivre.
Sa dernière intervention où il oppose morale religieuse et morale laïque me trouble.
Il fait quoi de la morale des non-croyants. Seraient ils des gens sans moralité.
Sincèrement, j'en perds mon latin.
Concernant son déplacement au dernier CRIF , on constate encore qu'il enlève la vedette au premier ministre. Je me demande si Sarkozy et Fillon sont vraiment amis, ils me rapellent trop
le couple Bayrou-Mercier.

Par contre en lisant ce paragraphe ' M. Sarkozy, plusieurs fois applaudi, a affirmé avoir "demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah", j'ai du mal encore à suivre le Président.
Il est très délicat de définir une hiérarchie de la souffrance dans un pays où les juifs n'ont pas été les seules victimes. Les génocides ont frappé injustement des français d'origine musulmane, africaine, cambodgienne, arménienne, irakienne, palestienne, etc...
Même les Chouans seraient en droit de réclamer une pensée.
Je pense personnellement si on veut une génération qui pense positivement, il faudrait mieux agir différement et faire de nos enfants des citoyens responsables tournés vers l'avenir en veillant à se donner les moyens pour qu les génocides ne se poursuivent pas. Des shoah, il y en a eu, il y en a encore. alors battons nous pour qu'il y en ait plus.
Les génocides ne se mesurent pas en nombre de victimes ni en la qualité des victimes. Il semble que le Président Sarkozy l'oublie.
Autre chose, pourquoi qu'à chaque fois quand il parle de la communauté juive française, il fait l'amalgame avec l'Etat souverain d'Israël. Il me semblait que la France formait une communauté unique composée de Français de religions différentes ou sans religion.
La communauté juive serait elle un cas à part?. Je ne le pense pas mais ce n'est pas l'impression que veut nous donner Sarkozy.
sincèrement, je suis de plus en plus troublé par l'attitude de Sarkozy indépendamment de ses frasques qui font la une des journaux à scandale.
Bonne journée à tous
Tahar, coeur de Lyon