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dimanche 18 décembre 2011

La lâcheté a une image en Egypte







Egypte : répression sauvage des hommes du maréchal Mohamed Hussein Tantawi



TRIBUNE LIBRE - Héroïne malgré elle. Hier, tandis que des Egyptiens mouraient aux abords de la célèbre place Tahrir, une icône naissait. Cette jeune femme que l’on voit sur la photo (Reuters), surnommée “la fille au soutien-gorge bleu”, est aujourd’hui une héroïne. Un symbole. En sortant de chez elle ce matin-là, elle ne devait pas s’imaginer que sa photo ferait le tour du monde le jour même. Surtout ce type de photo. On ne connait pas (encore) son nom, on ne sait pas si elle va révéler son identité mais sa photo est partout, dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les esprits de tous ceux qui l’ont vue. La vidéo du lynchage de celle qui est désormais surnommée “Tahrir woman”, “Dignité”, “Liberté” ou “Honneur” circule. Elle ne pouvait que circuler. Difficile d’intéresser le monde aux événements egyptiens (bien qu’il s’agisse d’une révolution qui marquera l’Histoire) mais il ne peut pas ignorer ces images. Le monde est peut-être habitué à voir les horreurs perpétrées par les militaires sur des hommes, plus ou moins jeunes. Mais toucher à la femme, c’est toucher à l’interdit, au sacré, surtout dans une société comme la société egyptienne. Et puis les mots “femme musulmane dénudée” attirent forcément, voyeurisme oblige. Les militaires sont certainement allés trop loin en arrachant les vêtements d’une femme, sans doute musulmane, apparemment voilée et vêtue d’une abaya. On savait que cette tenue ne signifiait rien à leurs yeux depuis que Samira Ibrahim, voilée elle aussi, a parlé des “tests de virginité” que l’armée lui a fait subir en janvier.
Mais là, nous sommes témoins de la scène d’une rare violence. Qu’elle se manifeste ou pas, “la fille au soutien-gorge bleu” est aujourd’hui un symbole de cette contestation. Elle est la preuve que des femmes egyptiennes bravent la peur (et vont continuer à le faire) pour défendre leurs droits et leur pays. Non, ces femmes, musulmanes ou non, voilées ou non voilées, ne sont pas soumises et n’ont absolument pas de conseil à recevoir. Elles pourraient plutôt donner des leçons de courage, mais ne le feront pas. Parce qu’elles savent ce que signifie l’humilité. “Tahrir woman”, une femme parmi tant d’autres et toutes les Egyptiennes à la fois. Comme l’ont écrit des Egyptiens sur twitter, elle est “leur mère, leur soeur, leur femme, leur amie”. Bien plus que cela pour l’un d’eux, elle est l’Egypte.
Warda









Des affrontements se poursuivaient dimanche dans le centre du Caire pour la troisième journée consécutive entre forces de l’ordre et manifestants anti-armée, qui ont fait dix morts et près de 500 blessés, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Les violences, à coups de pierres et de morceaux de métal, se déroulaient de part et d’autre d’un mur en béton érigé par les forces de l’ordre sur une grande avenue conduisant de la place Tahrir, haut lieu de la contestation, au siège du gouvernement, où la confrontation avait débuté vendredi matin.
Des manifestants pénétraient dans le bâtiment de l’Institut d’Egypte, à l’angle de l’avenue et d’une rue, incendié la veille, pour en extraire une partie des anciens manuscrits, dont une partie a brûlé, a rapporté ce journaliste.
L’établissement a été fondé en 1798 au cours de l’expédition en Egypte de Napoléon Bonaparte afin de faire progresser la recherche scientifique.
Ces violences sont les plus graves depuis les affrontements similaires qui avaient fait 42 morts, principalement au Caire, quelques jours avant le début le 28 novembre des premières législatives depuis la chute de Hosni Moubarak en février, chassé sous la pression de la rue. Le ministère de la Santé a annoncé samedi soir un bilan de 10 morts et près de 500 blessés depuis vendredi.
Le parquet a ordonné le maintien en détention pour quatre jours de 17 personnes arrêtées samedi.
Des affrontements se poursuivaient dimanche dans le centre du Caire pour la troisième journée consécutive entre forces de l’ordre et manifestants anti-armée, qui ont fait dix morts et près de 500 blessés, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Les violences, à coups de pierres et de morceaux de métal, se déroulaient de part et d’autre d’un mur en béton érigé par les forces de l’ordre sur une grande avenue conduisant de la place Tahrir, haut lieu de la contestation, au siège du gouvernement, où la confrontation avait débuté vendredi matin.
Des manifestants pénétraient dans le bâtiment de l’Institut d’Egypte, à l’angle de l’avenue et d’une rue, incendié la veille, pour en extraire une partie des anciens manuscrits, dont une partie a brûlé, a rapporté ce journaliste.
L’établissement a été fondé en 1798 au cours de l’expédition en Egypte de Napoléon Bonaparte afin de faire progresser la recherche scientifique.
Ces violences sont les plus graves depuis les affrontements similaires qui avaient fait 42 morts, principalement au Caire, quelques jours avant le début le 28 novembre des premières législatives depuis la chute de Hosni Moubarak en février, chassé sous la pression de la rue.
Le ministère de la Santé a annoncé samedi soir un bilan de 10 morts et près de 500 blessés depuis vendredi.
Le parquet a ordonné le maintien en détention pour quatre jours de 17 personnes arrêtées samedi.


 ENG. In his public address, Ganzouri reiterates a promise he made when the military generals appointed him after the most recent massacre in Tahrir square end of November.
"I said and I am still reiterating that we will never confront any peaceful demonstrations with any kind of violence, even the verbal kind. I am committed to this."
Other reports of cameras confiscated, broken, journalists harassed and threatened by phone.
FR. Dans son discours, Ganzouri réitère la promesse qu'il a faite quand les généraux militaires l'ont nommé après le dernier massacre place Tahrir fin novembre.
"J'ai dit et je réaffirme que nous ne ferons jamais face aux manifestations pacifiques par la violence, même verbale. Je m'y engage."



quelques liens pour essayer d'appréhender la situation:
http://www.lepoint.fr/monde/au-caire-55-minutes-chez-les-moukhabarat-18-12-2011-1409728_24.php


http://www.almasryalyoum.com/en/node/557016


http://www.theatlantic.com/international/archive/2011/12/a-photo-that-encapsulates-the-horror-of-egypts-crackdown/250147/

mardi 25 octobre 2011

Charia: le mot qui fait peur

Ce matin en France, pas un journal qui ne met pas en avant ce mot: CHARIA et pas en positif.
Pour certains qui pensaient que démocratie rimait avec laïcité et occidentalisme, la douche est plus glacée que la pluie froide qui tombe depuis ce matin. Ils ont peut être cru que des dizaines d'années de régime dictatorial et laïque en Tunisie et en Libye, la guerre civile en Algérie et le soutien de l'occident même tardif aux révolutions arabes allait effacer d'un coup de baguette magique des centaines d'années 'un islam ancré au plus profond de l'âme arabe.


Qu'en dit Wikipedia : Charia
La charia ou charî'a (arabe : الـشَّـرِيعَـة) est l'ensemble des normes doctrinales, culturelles, morales et relationelles édictées par la "Révélation". Le terme utilisé en arabe dans le contexte religieux signifie : « chemin pour respecter la loi [de Dieu] ». Il est d’usage de désigner en Occident la charia par le terme de loi islamique qui est une traduction très approximative puisque n'englobant que partiellement le véritable sens du mot (ce terme est d’ailleurs utilisé en place de droit musulman). La charia codifie à la fois les aspects publics et privés de la vie d’un musulman, ainsi que les interactions sociétales. Les musulmans considèrent cet ensemble de normes comme l’émanation de la volonté de Dieu (Shar'). Le niveau, l’intensité et l’étendue du pouvoir normatif de la charia varient considérablement sur les plans historiques et géographiques1.

Mais nous avons plusieurs définitions u terme comme ici

Charî'a signifie en arabe "fil conducteur dans la vie".

La charia n'est pas un code, comme par exemple le code Napoléon en France  Ce n'est pas un livre. C'est l'ensemble des interprétations juridiques et éthiques, souvent divergentes, qu'au cours des siècles les théologiens ont données (et continuent de donner) des Ecritures sacrées islamiques: c-à-d le Coran et la Sunna.

Il y a quatre écoles théologico-juridiques dans l'islam sunnite, toutes fondées au 8ème et  9ème s. :

1) L'école malékite (fondée par Mâlik ben Anas)

2) L'école chafé'ite (fondée par Châfi'î ou Shâfi'î) (1)

3) L'école hanbalite (fondée par Ahmad ben Hanbal) (1)
4) L'école hanéfite (fondée par Abû Hanîfa


Si le mot fait si peur, ce n'est pas en raison de la victoire d'ennahda qui souhaite s'inspirer de la Turquie mais en raison des propos du présient du CNT Mustapha Abdeljalil, a officialisé le fait que la législation du pays serait fondée sur la charia, la loi islamique. Pour rassurer l'opinion publique française et européenne qui se demande d'un coup s'il ne fallait pas mieux aider Khadafi, le ministre des affaires étrangères a tenté d'assurer  l'opinion occidentale en indiquant que la France sera vigilante.
Avant de crier au loup, il faut déjà savoir que la Libye était déjà un état islamique ' lire article) et que la Tunisie a dans sa constitution son premier article qui indique que la Tunisie est un état musulman. ensuite pour rassurer les démocrates, Ennahda tend à appliquer le modèle turque et le président actuel du CNT, Mustapha Abdeljalil est déjà critiqué au sein du CNT par Othman Bensassi, membre du CNT, représentant de la ville de Zouara(voir article).


Je pense que pour le moment, il y a beaucoup d'électricité dans l'air et qu'il serait bon de garder raison et de suivre les évènements sans jeter de l'huile dans le feu. En France, de nombreux extrémistes de droites laïcards tentent d'exploiter la situation pour attiser la haine et provoquer des clashs et à quelques mois des élections, ça peut être très dangereux pour tous.





La suite vous la découvrirez dans la journée.

dimanche 31 juillet 2011

Hama ville martyr, Hama ville debout

Urgent Syrie Hama: plus de 95 martyrs (chiffre provisoire). Le boucher Bachar continue de massacrer son peuple pacifiste et courageux. Nous sommes tous Hama ce soir 



Voici un poème  de Racha Loutfi 
HAMA

Il est une petite ville dormant dans la vallée
Aux portes du désert sous des cieux constellés…
Où les bras des norias charrient l’eau de l’Oronte
Et crient LIBERTE sans pudeur et sans honte !
Les chantres exhortent des hommes la générosité;
La rudesse, la bravoure et la témérité…
On dirait que le Temps s’est arrêté au seuil
De cette ville fière, tenace comme un écueil…

Ses rues sont cicatrices et ses quartiers balafres
Sous la mitraille un jour sont tombés dans les affres
D’une rare barbarie….depuis ses piliers tremblent
Afin qu’à tout jamais elle serve d’exemple
A mater les révoltes dans la haine et le sang !
Pour une poignée de frondeurs combien d’innocents
Ont payé de leur vie aux pouvoirs arbitraires…
« et si ce n’est pas toi, c’est sûrement ton frère »
Les tyrans de ces terres ainsi se justifient
Pour donner libre cours aux lames de leurs faucilles…
-l’on dit que ses enfants jurent devant l’Eternel
De téter la vengeance dans le lait maternel…-

Mais tant que les norias gémiront des complaintes
Leurs litanies auront les accents de ma voix…
Et tant que s’empliront de fiel les coloquintes
Cette chanson d’amour, je la dirai pour toi….

HAMA !

samedi 5 mars 2011

Obama découvre que le monde arabe est musulman

A force de fréquenter les monarques et dictateurs des pays arabes dans des salons cossus à sabler le champagne ou s'offrir les plus belles call girls, les responsables de l'administration américaine avaient fini par oublier que la majorité des populations arabes étaient musulmanes. ça ne leur donne pas le droit du fait de leur igorance criarde de la société arabe de systématiquement appeler un islamiste tout musulman  dont le principal crime à leurs yeux serait de pratiquer sa religion en se confirmant aux 5 piliers de l'Islam. Les occidentaux ont passé leur temps à dénnoncer verbalement le manque de démocratie dans le Monde et quand les peuples du Monde Arabe désirent goûter à ce plat qu'on leur fait miroiter à longueur de journée, on voit ça d'un  mauvais oeil . On imagine déjà un complot islamiste. ça y est le décors est planté. Une femme blonde apeurée avec un enfant dans les bras: de préférence petite blonde aux chevés bouclés, de beaux yeux bleus et une peau bien blanche presque laiteuse. En face, un homme enturbanné, visage tanné, quelques poils au visage rescapés miraculeux d'un rasage à l'ancienne et un couteau entre quelques dents.
ça paraît caricatural. Hé bien , c'est bien ce qui se dégage de cet article du Washington Post dont voici le lien