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jeudi 17 novembre 2011

Tous à Mulhouse




Communiqué

"Procès des douze militants du collectif Boycott 68 convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse le 17 novembre 2011 ! Acte 5 !
Pour avoir distribué, à deux reprises, des tracts appelant au boycott des produits exportés par Israël à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, nous sommes au total 12 militants convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse. Nous sommes accusés de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence » alors que nos actions s’inscrivent dans le cadre de la Campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions). Cette campagne vise à faire appliquer le droit international, à faire respecter les droits fondamentaux des Palestiniens et à sanctionner l’Etat d’Israël pour ses outrances, ses crimes de guerre, et sa politique discriminatoire à l’égard du peuple palestinien.
Reporté quatre fois, ce procès qui aura lieu le jeudi 17 novembre à 8H30 est avant tout un procès politique. En effet, les procès contre les militants de la campagne BDS ont été diligentés par le gouvernement suite à des plaintes déposées par des organisations soutenant la politique illégale, agressive et violente de l’Etat d’Israël. Le CRIF, dans son communiqué de réjouissance suite à la censure du meeting parisien autour de Stéphane HESSEL se vantait déjà d’être « à la manœuvre derrière toutes les procédures contre le boycott, même si par tradition il s’abstient de porter plainte lui-même » (1).
Alors qu’en juin 2011, dans un autre procès contre une militante de la cause palestinienne, la 17ème chambre correctionnelle de Paris s’est prononcée clairement en jugeant parfaitement légal le boycott des produits israéliens par des citoyens, nous sommes déterminés à poursuivre la campagne BDS tant que l’Etat d’Israël ne respectera pas le droit international.
Nous revendiquons la liberté d’expression et le droit de critiquer la politique israélienne et nous vous appelons à participer au rassemblement de soutien le 17 novembre 2011 à 8H00 devant le Tribunal de Grande Instance de Mulhouse, 21 avenue Robert Schuman.
Les 12 militants du Collectif Boycott 68

samedi 5 novembre 2011

Sephora: action boycott









La marque de cosmétiques AHAVA est produite dans la vallée du Jourdain à partir de boues. L'exploitation de territoires occupés est illégale selon les Conventions de Genève. SEPHORA distribue les produits AHAVA et en a cure de distribuer des produits vendus faussement sous l'appellation made in ISRAEL. 
Les conventions de Genève interdisent l'exploitation des richesses des territoires occupés par la puissance occupante. Ces produits sont importés illégalement en France.
Un article qui explique dans le détail pourquoi il faut boycotter SEPHORA. 

Aujourd'hui, les militants ne sont pas entrés dans le magasin, le propriétaire ayant peu de produits AHAVA et étaient tous rangés et non exposés. 



Cette action à Lyon n'est pas la première réalisée en  France


ACTION BDS - Boycott des produits Ahava -...






Action: Ahava, on n'en veut pas par chrisdenhond

A ceux qui considèrent que les actions de BDS sont stériles, voici un contre exemple
http://jplpboycott.canalblog.com/tag/sephora


autres liens :  http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article387

vendredi 19 août 2011

Ils ont osé !

Hier, j'avais des courses à faire. Et pour moi, quand il s'agit de faire des courses, je ne pense pas à prendre uniquement des sacs et vérifier que j'ai bien mon jeton de chariot en poche. Je pense surtout à ne pas oublier mon appareil photo, batterie chargée et mémoire en place. Et cette fois ci encore, la vigilance a été une nouvelle fois d'une grande utilité.
Quand on sort de chez soi, il y a toujours un truc à prendre en photo, un joli paysage, une belle composition florale, les effets d'un accrochage au cas où on tombe sur un type malhonnête lors d'un constat à l'amiable et surtout des trucs qui ne devraient pas se produire en temps normal et qu'on découvre avec étonnement comme ce fut mon cas en allant à mon supermarché habituel Auchan  et comme j'aime bien, je lui fais même de la publicité gratuite.
Mais qui aime bien châtie bien aussi et même en ce qui me concerne, plus que bien. J'avais quelques courses à faire et à peine entré, ma femme me donna un coup de fil pour me demander de prendre des dattes. J'ai horreur d'acheter les dattes. Je le fais toujours à contre coeur, non parce que je n'aime pas ça, je les adore. Mais quand on est habitué à les recevoir sans débourser un centime, quand on devrait plutôt les vendre ou même les donner si l'envie d'être généreux nous prend soudainement, alors sortir la monnaie pour acheter des dattes, c'est très difficile surtout quand ces dattes ne sont pas algériennes. Déjà quand elle sont algériennes et pas de Biskra, je râle, vous vous rendez compte. Moi fils, petit fils et arrière petits pour ne pas aller plus loin  de producteurs de dattes, c'est comme si on demandait à Bocuse d'aller manger dans un restaurant universitaire ' resto U' pour les intimes.
Alors pour revenir aux dattes, je louche sur une boîte de 500gr de dattes dites Deglet nour à 0,99 euro. Ces dattes ressemblaient à tout sauf à des Deglet nour ' c'est comme si à un amateur de champagne, vous lui offrez du vin de table. Sans le goutter, il vous en mettrait une en pleine figure et le verre de vin avec. Déjà des Deglet nour tunisiennes, j'ai du mal, ça passe difficilement et n'allez pas me dire que je n'aime pas la Tunisie, j'adore les Tunisiennes. Mais comme pour les herbes de Provence, tout le monde appelle n'importe quelle datte la deglet nour. ça fait chic mais ça a le don de m'énerver.
Tout en lorgnant de tous les côtés, le paquet de dattes, je lançais un regard furtif  à la jeune employée occupée  à ranger des produits dans le gros rayon spécial mois du Ramadan où le mot halal est à toutes les sauces même à la sauce haram.
"Dîtes moi madame", d'une voix que j'essayais d'arrondir sur les angles, "c'est quoi ces dattes vendues sous l'appellation Deglet Nour, ce n'est pas un peu de l'arnaque". Elle me regarda de son sourire désarmant sans rien répondre et moi tout en ne la lâchant pas du regard, elle était brune ni belle, ni moche, quelconque mais assez sympathique et pas énervée du tout par ma remarque, je luis montrais du doigt, un autre paquet 50% plus cher , toujours des Tunisiennes ' désolé pour amies Tunisiennes, la prochaine fois, je dirai du bien de la Tunisie mais là je défends un territoire, le mien. Ces dattes avaient la couleur, l"aspect de ce qu'on peut appeler la reine des dattes, j'ai cité la Deglet Nour. Une cliente qui m'avait repéré et qui n'y comprenait rien et qui semblait plus attirée par le prix que par la qualité du produit reposa en fin de compte le produit pas cher pour ne rien prendre. Zut, je venais de faire perdre un client à Auchan. Les chose allaient s'en tenir à ce petit numéro de séduction personnel quand mes yeux qui étaient à ce moment en position radar remarquèrent comme s'ils voulaient se cacher des petits paquets de dattes dont la marque brillait comme une alarme "SUN", une marque qui déclencha en moi un truc bizarre. Il y eut comme un silence et pourtant, il y avait foule dans le magasin entre les achats du  mois de Ramadan et les achats des fournitures scolaires. Je pris le paquet et mes yeux se mirent à scruter chaque cm2 du carton qui pensait ne pas se faire remarquer mais c'était bien compter sans moi. Je cherchais pour avoir confirmation de mes doutes l'origine de ces fausses deglet nour. Il n'y avait aucune origine si l'intitulé était :produit d'importation que je traduisis rapidement en produits issus des territoires occupés palestiniens, produits des colonies israéliennes implantées sur des Terres palestiniennes d'où les habitants ont été chassés et qui sont exploités par des colons venus de partout de la planète et en général vendus sous l'appellation "origine d'Israël".
Sans m'énerver plus qu'auparavant, je fis la remarque à la jeune employée qui pensait en avoir fini avec moi et je lui dis avec le sourire : " Hé madame, ce n'est pas sympa de glisser des produits illégaux au milieu de produits originaires de Tunisie et en plus sans indiquer l'origine même si l'origine que vous aurez indiqué serait fausse. Pour couvrir le bruit, j'élevai la voix ans brailler mais assez fort pour provoquer un attroupement autour de moi et me retrouver à donner un cours d'histoire sur la Palestine à des clients désabusés qui se mirent à reposer tous les produits de la marque Sun qu'ils venaient d'acheter avec l'impression de s'être faits leurrer. Le responsable du rayon était désespérer  mai tout en gardant le sourire, il m'indiqua que j'avais raison et que l'origine des produits devait être indiqué. Moi-même qui avait pris 1kg d'amende, je le reposais même si j'en avais envie mais solidarité oblige, je boycotte tout produit en provenance d'Israël  et même si je déplore les attentats comme ceux d'aujourd'hui qui ont visé des touristes israéliens et des militaires israéliens. La cause palestinienne est une cause juste et vouloir une justice et la paix au moyen orient, ça passe par des actions comme le boycotte des produits israéliens en raison de l'intransigeance d'Israël  et dont l'une des conséquences sont les attentats meurtriers qui à leur tour entraînent de exactions de l'armée israélienne qui touche systématiquement des civils

rayon dattes-Auchan St Priest 1808/2011

Pour tout ce qui est produit frais ou considéré comme tel, le pays d'origine doit être indiqué (directive européenne) le boycott devrait s'étendre à ces produits dont l'origine n'est indiquée nulle part.
La plupart des produits alimentaires israéliens sont vendus via des étiquettes de marque privée à l'étranger ou d'autres noms qui ne sont pas israélo-identifiés. afin d'échapper au boycott de leurs produits  surtout en France où les campagnes de BDS remportent des succès..


Campagne de boycott des produits israéliens : lien1 ,lien2,
lien2bis

Dattes à boycotter : lien3






Les choses auraient pu en rester là. Ben non pas du tout; Une fois de retour avec quelques prises photographiques, je m'interrogeais tout de même sur cette marque. Elle n'apparaissait pas dans la liste des marques interdites et une petite vérification sur internet me permit même de trouver que les dattes utilisées venaient de Tunisie, Algérie et Iran ' lien ' . Je me pose tout de même 2 questions: pourquoi utiliser un logo différent du logo officiel de la marque, Dan les paquet de dattes vus au rayon Auchan le Perroquet a la queue affichée différemment que dans le logo officiel et pourquoi ne pas indiquer l'origine qui sème le trouble parmi les clients. Des questions qui n'ont toujours pas de réponse. Et comme on dit dan le doute on s'abstient de juger ou d'acheter. A chacun selon sa conscience.

mardi 21 juin 2011

Bravo Olivia Zemor

Chères amies, Chers amis,

Ci-dessous le compte-rendu du procès BDS qui vient de se dérouler vendredi :

Refusant de céder aux pressions gouvernementales, la procureure de la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris s’en est remise à la sagesse des juges, dans le procès où Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, était poursuivie pour avoir mis en ligne la vidéo d’une action de boycott d’Israël (BDS) conduite à Evry (Essonne) en juillet 2009. Le jugement sera rendu le 8 juillet prochain.
Comme on le sait, le réquisitoire du procureur, représentant de l’accusation dans la salle, est un moment-clé de tout procès pénal. Dans la majorité des cas, le procureur, qui intervient vers la fin de l’audience, s’appuie en effet sur le dossier d’accusation, et demande aux juges de prononcer une peine, plus ou moins importante.

Mais les procès intentés aux militants de la campagne Boycott Israël (à Perpignan, Pontoise, Mulhouse, Bobigny, etc.), alors que des appels à boycott de la Chine, du Mexique, du Canada ou encore de la Birmanie sont proposés sans problème à l’opinion publique et aux consommateurs, n’existent en France que par la seule volonté du lobby israélien et de son odieux chantage à l’antisémitisme.

Ce n’est en effet que pour complaire à ce lobby (dont quatre officines, avec leurs avocats, étaient présentes vendredi sur les bancs de la partie civile), que le pouvoir politique français, à travers l’ex-ministre Michèle Alliot-Marie (dégagée du gouvernement il y a quelques mois à cause de ses liaisons douteuses avec le régime du dictateur tunisien Ben Ali), a engagé des poursuites contre les militants BDS depuis 2010.

Mais la magistrature n’est heureusement pas uniquement composée d’auxiliaires serviles de la volonté gouvernementale, et on a pu vérifier vendredi qu’il y a encore dans ce pays des esprits indépendants, y compris dans ce qu’on appelle la « magistrature debout » (les représentants de l’accusation, par opposition aux juges proprement dits, qui forment la « magistrature assise »). Autrement dit, des gens qui continuent de penser que tout accusé a droit à un procès équitable, et qui entendent se forger une opinion par eux-mêmes, après avoir vu les pièces et entendu les débats.

La très courte déclaration de la procureure, qui a indiqué que le Parquet de Paris ne suivait pas les instructions de la chancellerie et ne demandait aucune condamnation contre l’accusée – malgré les menaces à peine voilées proférées à l’audience par le lobbyiste israélien Goldnadel- fut donc l’un des temps forts d’une audience par ailleurs passionnante en tous points.

Ne cachant pas leur intérêt pour ce qui promettait d’être le premier débat de fond sur la campagne de boycott d’Israël devant une cour de justice, conscient aussi de la mobilisation suscitée par la scandaleuse poursuite à l’encontre d’Olivia, le président du tribunal et ses deux assesseurs s’étaient préparés à une séance longue. De fait, commencée à 15h30, la séance ne fut levée qu’à 1 h du matin, après le passage du dernier métro !

Nous n’avons pas été déçus, en tout cas les 150 d’entre nous qui avaient réussi à trouver une place dans la salle, tandis que des dizaines d’autres sympathisants de la cause du peuple palestinien étaient contraints d’attendre devant la porte qu’une petite place se libère pour pouvoir entrer à leur tour.

Selon notre pointage, près de 300 personnes, dont une grande partie de la première à la dernière minute, se sont mobilisées vendredi en défense d’Olivia. Jeunes ou vieux, franciliens, provinciaux et belges levés de bonne heure, ces hommes et ces femmes forçaient le respect de la cour par leur calme, leur détermination, leur extrême attention surtout, malgré la durée et la chaleur estivale. Qu’ils en soient ici remerciés de tout cœur.

Félicitations et remerciements aussi aux 9 témoins de la défense, venus parfois de loin, et privés d’une bonne partie des débats puisque, règlement oblige, les témoins sont « enfermés » dans une salle annexe tant qu’ils n’ont pas eux-mêmes été appelés à déposer à la barre.

Merci d’abord à Hajo Meyer, survivant juif d’Auschwitz aujourd’hui âgé de 86 ans, venu d’Amsterdam en Hollande. Après avoir dénoncé l’odieux amalgame pratiqué par les dirigeants israéliens entre antisionisme et antisémitisme, témoin de l’avènement du régime hitlérien dans son Allemagne natale, Hajo s’attacha à argumenter son soutien au boycott d’Israël, notamment le boycott de ses institutions universitaires. L’Université israélienne, exposa-t-il, porte une lourde responsabilité dans la fabrication du poison raciste qui infeste la société israélienne, et des outils de répression "scientifique" aux mains de l’armée. Sa complicité est encore plus grande quand on sait qu’elle n’a jamais levé le petit doigt pour s’opposer à la politique de l’armée d’occupation pour empêcher la jeunesse palestinienne d’exercer son droit fondamental à l’éducation.

Merci ensuite à Liliana Cordova, animatrice de l’IJAN (Réseau international des Juifs anti-sionistes). Franco-argentine, Liliana a vécu 14 ans en Israël, qu’elle a fini par quitter, dégoûtée par le racisme et la ségrégation ambiants. Son association, l’IJAN, était partie prenante à l’action d’Evry, que Liliana a fièrement revendiquée à la barre.

Merci aussi à Omar Soumi. Ce jeune universitaire franco-palestinien était en 2009 le président de Génération Palestine, une des associations cosignataires de la vidéo d’Evry, mise en ligne elle aussi sur son site. Le président du tribunal se montra particulièrement attentif, lorsqu’Omar, avec calme, raconta comment l’armée israélienne lui a interdit, au poste dit « frontière » qui sépare la Jordanie de la Cisjordanie occupée, de rendre visite à sa propre famille palestinienne.

Merci encore à Eric Hazan, des éditions La Fabrique, qui s’étonna de ne pas être lui-même poursuivi, alors qu’il a sorti il y a un an un livre entier consacré au boycott d’Israël, « Le BDS », du militant palestinien Omar Barghouti. Eric Hazan connait bien les parties civiles, puisque ce sont les mêmes qui avaient tenté, il y a quelques années, de faire condamner un autre ouvrage critique de la politique israélienne édité par La Fabrique, la passionnante « Industrie de l’Holocauste » de l’Américain Norman Finkelstein. Il est vrai qu’Eric Hazan avait gagné le procès Finkelstein haut la main, et que Goldnadel n’a pas forcément envie de recommencer.

La sénatrice Alima Boumediene-Thiery, autre cible privilégiée du lobby sioniste et du gouvernement de Sarkozy (une première poursuite ayant été déclarée nulle par le tribunal de Pontoise, Alima est néanmoins reconvoquée par la police judiciaire !) rendit compte de l’émotion soulevée par ces atteintes à la liberté d’expression y compris dans les milieux parlementaires. Elle informa le tribunal de la pétition signée en sa faveur par des centaines de députés et sénateurs, y compris d’élus appartenant à la majorité. Elle rappela également qu’en qualité de députée au parlement européen, elle fut l’initiatrice de la résolution adoptée le 10 avril 2002, exigeant la suspension des privilèges accordés par l’Union européenne à Israël, résolution que les gouvernements –dont le gouvernement français, cela va sans dire- refusèrent anti-démocratiquement de mettre en œuvre. Dès lors que les gouvernements refusent d’appliquer le droit, de quels autres moyens, sinon le boycott, les citoyens disposent-ils ?, demanda-t-elle au tribunal.

Alain Krivine, ancien député européen, lui aussi, et animateur historique de la LCR et désormais du NPA, revendiqua sa part de responsabilité dans l’action à l’hypermarché Carrefour d’Evry, dont la vidéo fut pareillement mise en ligne sur le site internet de son parti. Taquin, il fit également remarquer au tribunal que le NPA, dans les professions de foi de ses candidats aux élections européennes de 2009, s’était prononcé noir sur blanc pour le boycott d’Israël , tant que cet Etat ne respecterait pas les droits élémentaires du peuple palestinien. Petite précision : de tels documents électoraux sont de par la loi préalablement visés par les services du ministère de l’Intérieur, qui a la faculté de censurer des textes comportant des mentions illégales, incitant à la discrimination raciale pour prendre un exemple « au hasard ». Il n’en avait rien été, et les rotatives du NPA imprimèrent tranquillement la bagatelle de 90 millions de ces professions de foi, routées ensuite aux électeurs aux frais de l’Etat, comme prévu par la loi !

Ghislain Poissonnier, magistrat professionnel actuellement en disponibilité, détaché un temps auprès du CICR (Comité International de la Croix-Rouge) en Cisjordanie occupée, exposa synthétiquement le contenu d’une note sur la licéité du boycott, qu’il a publiée récemment dans un recueil du Dalloz, la « Bible » française en matière de doctrine juridique. Il insista en outre sur les obligations de l’Etat français lui imposant, en droit, de prendre des sanctions contre les personnes ou Etats violant le droit international, ce qui est le cas d’Israël au regard d’une série de textes, à commencer par les Conventions de Genève.

Le Professeur de droit Géraud de la Pradelle, avant-dernier des neuf témoins cités par la défense, expliqua le contenu et la portée des Conventions de Genève, ainsi que celui du jugement délivré par la Cour Internationale de Justice qui, le 9 juillet 2004 à La Haye (Pays-Bas), condamna à l’unanimité (moins la voix du représentant israélien) la construction du mur de l’annexion en Cisjordanie. « Une très large majorité, dans la communauté des juristes internationaux, ne comprennent pas pourquoi Israël, malgré les nombreuses résolutions condamnant ses actions, échappe à toute sanction », résuma-t-il.

Enfin, Mgr Jacques Gaillot, 75 ans (« je suis né en 1935, un 11 septembre si vous voulez tout savoir ») réaffirma son soutien à la campagne de boycott, et plus généralement son propre combat pour que le peuple palestinien obtienne justice et liberté.

Qu’on excuse maintenant l’auteur de ces lignes, qui a pourtant pris pas mal de notes, s’il a du mal à restituer de manière cohérente les propos des quatre avocats des associations sionistes (Charles Bakkouche pour son client, l’inénarrable Sammy Ghozlan du BNVCA ; Gilles-William Goldnadel pour son client l’association France-Israël dont il est lui-même le président ! ; Aude Weill-Raynal, du cabinet Goldnadel, pour son client l’association Avocats Sans Frontières présidée par un certain ... Goldnadel ! ; et Stéphane Markowicz, pour la Chambre de commerce France-Israël).

La difficulté, c’est que le terrain d’activité privilégié par les officines sionistes, ce n’est pas le débat public, mais les pressions, dans le cadre d’entretiens privés, sur les responsables politiques, voire judiciaires. Alors, quand ils arrivent au tribunal, convaincus que c’est déjà « dans la poche » puisqu’ils ont l’échelon politique avec eux, ils ont tendance à penser que l’étalage de leur arrogance sera suffisant, l’audience n’étant de leur point de vue qu’une formalité. D’où une succession de propos, tantôt injurieux, tantôt aberrants (une pensée particulière, ici, pour Markowicz, qui a tenté de semer le doute sur la réalité du calvaire vécu par Hajo Meyer sous le nazisme ; Markowicz avait déjà fait le coup à Bordeaux face à notre ami Maurice Rajsfus, autre rescapé du génocide). On retiendra aussi des parties civiles leur gloutonnerie, ou plus sérieusement dit, leur volonté de frapper CAPJPO-EuroPalestine au portefeuille : chacune de ces associations demande ainsi de 10.000 à 15.000 € de dommages et intérêts, et plus 3.000 à 4000 € par avocat pour « frais de justice » (soit plus de 50.000 euros au total !!).

A noter, enfin, au chapitre des parties civiles, ce moment ubuesque où Goldnadel, conscient de la faiblesse de son propre talent oratoire, se lança dans la lecture des élucubrations du nommé Taguieff, un pseudo-chercheur, pape auto-proclamé de « la nouvelle judéophobie », celle des « islamo-gauchistes » s’entend.

Les plaidoiries des trois avocats de la défense ont été d’un tout autre niveau, démontant point par point les mensonges de la partie adverse, mais aussi le rôle peu reluisant de l’Etat français dans cette affaire.

Me. Henri Choukroun a notamment démontré le caractère parfaitement raciste et ségrégationniste de l’Etat d’Israël, qui ne se gêne pas de son côté pour appeler au boycott de nations et de firmes dès qu’elles refusent d’adhérer à sa politique. Il a également souligné les lettres de noblesse du boycott dans l’histoire.

Me Dominique Cochain a magistralement envoyé dans les cordes les avocats de la partie civile en démontrant leurs liens avec l’extrême-droite et des personnalités fascistes. Elle a expliqué à tous ceux qui font semblant de s’étonner de l’empathie dont jouit le peuple palestinien, que si de nombreux autres peuples sont victimes d’injustices et comptent parfois davantage de morts et de blessés, seul le peuple palestinien subit l’extraordinaire déni du statut de victimes, puisque il est bon ton de le présenter régulièrement comme le responsable de tous les maux et tous les crimes de guerre dont il souffre.

Me Antoine Comte, dans une plaidoirie qui restera sans doute dans les annales, a donné un cours de droit aux parties civiles qui s’appuient sur la méthode coué pour affirmer que le boycott est illégal en France, mélangeant pommes et poires, produits et personnes, droit de la presse et droit économique.... Eh bien, c’est faux, a-t-il démontré, la boycott pour des raisons politiques et morales n’est pas illégal. Et la France devient la risée de toute l’Europe en appelant à la condamnation des femmes et des hommes qui appellent à boycotter Israel, et uniquement Israël. Tout comme la chancellerie se ridiculise en entamant des poursuites uniquement contre Olivia Zémor, alors qu’une dizaine d’autres organisations ont participé à l’action incriminée, l’ont revendiquée, et l’ont publiée sur de nombreux sites.

Il s’était au préalable indigné de la rédaction de la citation à comparaître par cette même chancellerie, qui accusait la présidente de CAPJPO-EuroPalestine du délit de discrimination envers des personnes, alors même que le ministère public se permettait une expression racialiste dans l’énoncé de l’accusation, en visant notamment "une femme de type nord-africain" pour ses propos dans la vidéo d’Evry.

Enfin, l’accusée elle-même, guère impressionnée par les calomnies et le terrorisme moral des Goldnadel et autres Markowicz, a contribué a retourner la situation, en faisant de ce procès, non pas celui du boycott d’Israël, mais bien celui de l’Etat d’Israël et de l’Etat français pour sa collaboration avec des criminels de guerre.

CAPJPO-EuroPalestine

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Dear friends

The BDS trial in Paris on Friday has been a very long (from 3 PM to 1 AM) and very interesting one. As you know the main plaintiff was the government and 4 pro-Israeli French associations were also there in a subsidiary way. They asked EuroPalestine to pay them more than 50,000 euros as damage for having "discriminated against the Israeli nation and having provoked hatred and violence" in publishing on Europalestine website a BDS video signed by 10 organizations (an action that took place on the 4th of July 2009 in a Carrefour supermarket near Paris).

But big surprise during this trial : The Prosecutor after having heard Olivia Zémor and her 9 witnesses did not request any condemnation against her ! "I leave the decision to the wisdom of the Court", she declared. Therefore she refused to follow the instructions which had been given to her by the French Ministry of Justice.

The 3 judges will give their decision on July 8 (the day when the "8 July mission" will be flying to Tel Aviv in order to go to the Westbank !)

We'll try to give a full translation in English as soon as possible to all those who need one.

Best wishes,

CAPJPO-EuroPalestine

mercredi 8 juin 2011

Portland BDS Coalition Flash Mobs New Seasons: May 29, 2011

Ce magasin n'a pas été choisi au hasard. Il s'était distingué récemment en faisant retirer des photos prises en israel et palestine sur la simple plainte d'un client qui ainsi à priver des centaines d'autres de découvrir la réalité palestinienne. voici un lien en anglais qui explique
http://portland.indymedia.org/en/2011/05/408653.shtml

lundi 6 décembre 2010

Action BDS aux USA contre Motorola

Flashmob boycott Motorola Dans Le cadre de la campagne BDS


le comité de solidarité avec la Palestine  a organisé deux Flash Mobs samedi 4 décembre 2010) pour protester  contre la marque Motorola implantée en Israël et pour sensisbiliser l'opinion  aux violations israéliennes des droits de l'homme.
http://www.endtheoccupation.org/section.php?id=209

vendredi 15 octobre 2010

Procès d'Alima Boumediene-Thierry et Omar Slaouti

Ce procès à l'encontre des 2 militants des actions de BDS ' boycott , désinvestissements, sanctions' ont été relaxés des chefs d'accusantion portés à leur encontre. Il s'agit d'une importante victoire très bien accueillie hier.

vendredi 8 octobre 2010

Procès BDS : Le maire de Stains écrit au ministre de la justice

Michel Beaumale, maire de Stains vient d’envoyer une lettre bien sentie à Michèle Alliot-Marie concernant le procès fait à Alima Boumediene-Thiery et autres inculpés de la campagne BDS. Le maire de Stains demande à être co-inculpé avec la sénatrice.
Il faut dire que la mobilisation est au maximum dans l'attente de la comparution d'Alima Boumedienne-Thierry le 14 octobre 2010 pour incitation à la haine raciale pour avoir avec d'autres militants protester contre les produits en provenance d'Israël pour lesquels , il n'est fait aucune distinction entre ceux issus des colonies et les autres en provenance de l'état d'ISraël sur la base des f rontières reconnues officiellement par l'Onu.
Pour en savoir un peu plus sur Alima voici d'autres liens: lien1, lien2, lien3, lien4, lien5, lien5

Pour ce qui est des soutiens, ils viennent de partout même d'Israël :
http://www.europalestine.com/spip.php?article5477


dimanche 19 septembre 2010

Soutien total aux militants des actions BDS

Un site ami vient de recevoir une (nouvelle) citation à comparaître le 29 octobre au Tribunal de Paris, pour la publication d'une Action BDS à Carrefour Evry, le 4 juillet 2009, considérée comme un "délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à la nation israélienne".

Il se trouve que cette vidéo que vous pouvez voir ou revoir sur youtube
http://www.youtube.com/watch?v=dWFlRDfcxYQ
est, comme c'est écrit en toutes lettres à la fin de cette vidéo, une action collective, organisée par la Campagne BDS France. Elle est signée par une série d'organisations : Génération Palestine, CCIPPP, NPA, IJAN, Comité Palestine Montreuil, CAPJPO- EuroPalestine, Collective Villeneuve, Respaix...
Les T.Shirts bleus que l'on voit sur la vidéo "sont ceux de la campagne BDS France", relève la citation à comparaître, et les propos qui sont cités comme "délictueux", selon le plaignant (toujours le fameux Sammy Ghozlan du Bureau National de Vigilance Contre l'antisémitisme) sont prononcés par des personnes qui ne sont pas membres de notre association, l'une d'entre elles étant le maire du Village de Masaara en Cisjordanie, qui s'était joint à cette action, alors qu'il était de passage en France (son identité est indiquée dans la vidéo).

Il nous semble que cette nouvelle attaque vient à point nommé pour organiser une riposte unitaire d'envergure. Tout d'abord parce que l'action visée est une action emblématique de la Campagne BDS en France, et qu'elle se présente comme telle, puisqu'il est indiqué dans cette vidéo que ce magasin Carrefour n'a pas été choisi par hasard mais parce qu'il se trouve à Evry, tout comme le siège de cette enseigne qui :

- met en vente des produits sans traçabilité,

- qui triche sur les provenance des produits (nous avons les preuves)

- qui encourage la colonisation en vendant des machines Soda-Cub, produites dans la colonie de Maale Adounim dans les territoires palestiniens

- et qui se permet d'attaquer en justice des militant(e)s qui, eux, défendent le droit (Bordeaux, Mulhouse)

Et d'autre part parce qu'il est grand temps de se regrouper pour mettre un terme à ces attaques, qui sont :

- un détournement de la loi sur la discrimination en faveur de criminels de guerre

- une atteinte grave à la liberté d'expression

- un scandale quand on ose venir nous accuser de "discrimination", alors qu'il n'y a pas pire discrimination que celle imposée au peuple palestinien, et ce depuis des décennies !

Nous demandons donc à l'ensemble des organisations parties prenantes de la campagne internationale BDS de :

1) mettre cette vidéo unitaire sur leur site


 
PARCE QUE

LA POLITIQUE ISRAELIENNE C'EST LE RACISME

LA POLITIQUE ISRAELIENNE C'EST LE COLONIALISME

LA POLITIQUE ISRAELIENNE C'EST L'APARTHEID



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