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samedi 3 mars 2012

CONFERENCE “Israël, un Etat d’apartheid ?”

Prévue initialement à l'institut d'études politiques au 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon  à 18h, elle se déplaça dans la cour de l'université Lyon II et sous la lumière de la lune  avec pourtant la présence d'au moins 100 personnes, pas du tout découragés par ce boycott insensé de l'administration de l'IEP qui a fait évacuer l'université et fermer les portes 1h avant le début de la conférence. Une attitude lâche et totalement non respectueuse de la liberté d'expression.  http://rebellyon.info/Apres-Paris-VIII-censure-a-l-IEP.html




‎... France so dramatic a country I can't think of anything next to it. The university in Lyon cancelled the IAW talk just an hour before it was suppose to start. They claim it was in the interest of security as life threats were made by Zionists. But more than 100 people arrived and we held the talk under tree in the middle of campus till the only light was the half moon. I salute the leadership of GP in Lyon; 
 
 
communiqué de GP    communiqué

1  http://bit.ly/AkjG9H
2  http://bit.ly/x3pL9w
3  http://bit.ly/wHFfle

vendredi 19 août 2011

Ils ont osé !

Hier, j'avais des courses à faire. Et pour moi, quand il s'agit de faire des courses, je ne pense pas à prendre uniquement des sacs et vérifier que j'ai bien mon jeton de chariot en poche. Je pense surtout à ne pas oublier mon appareil photo, batterie chargée et mémoire en place. Et cette fois ci encore, la vigilance a été une nouvelle fois d'une grande utilité.
Quand on sort de chez soi, il y a toujours un truc à prendre en photo, un joli paysage, une belle composition florale, les effets d'un accrochage au cas où on tombe sur un type malhonnête lors d'un constat à l'amiable et surtout des trucs qui ne devraient pas se produire en temps normal et qu'on découvre avec étonnement comme ce fut mon cas en allant à mon supermarché habituel Auchan  et comme j'aime bien, je lui fais même de la publicité gratuite.
Mais qui aime bien châtie bien aussi et même en ce qui me concerne, plus que bien. J'avais quelques courses à faire et à peine entré, ma femme me donna un coup de fil pour me demander de prendre des dattes. J'ai horreur d'acheter les dattes. Je le fais toujours à contre coeur, non parce que je n'aime pas ça, je les adore. Mais quand on est habitué à les recevoir sans débourser un centime, quand on devrait plutôt les vendre ou même les donner si l'envie d'être généreux nous prend soudainement, alors sortir la monnaie pour acheter des dattes, c'est très difficile surtout quand ces dattes ne sont pas algériennes. Déjà quand elle sont algériennes et pas de Biskra, je râle, vous vous rendez compte. Moi fils, petit fils et arrière petits pour ne pas aller plus loin  de producteurs de dattes, c'est comme si on demandait à Bocuse d'aller manger dans un restaurant universitaire ' resto U' pour les intimes.
Alors pour revenir aux dattes, je louche sur une boîte de 500gr de dattes dites Deglet nour à 0,99 euro. Ces dattes ressemblaient à tout sauf à des Deglet nour ' c'est comme si à un amateur de champagne, vous lui offrez du vin de table. Sans le goutter, il vous en mettrait une en pleine figure et le verre de vin avec. Déjà des Deglet nour tunisiennes, j'ai du mal, ça passe difficilement et n'allez pas me dire que je n'aime pas la Tunisie, j'adore les Tunisiennes. Mais comme pour les herbes de Provence, tout le monde appelle n'importe quelle datte la deglet nour. ça fait chic mais ça a le don de m'énerver.
Tout en lorgnant de tous les côtés, le paquet de dattes, je lançais un regard furtif  à la jeune employée occupée  à ranger des produits dans le gros rayon spécial mois du Ramadan où le mot halal est à toutes les sauces même à la sauce haram.
"Dîtes moi madame", d'une voix que j'essayais d'arrondir sur les angles, "c'est quoi ces dattes vendues sous l'appellation Deglet Nour, ce n'est pas un peu de l'arnaque". Elle me regarda de son sourire désarmant sans rien répondre et moi tout en ne la lâchant pas du regard, elle était brune ni belle, ni moche, quelconque mais assez sympathique et pas énervée du tout par ma remarque, je luis montrais du doigt, un autre paquet 50% plus cher , toujours des Tunisiennes ' désolé pour amies Tunisiennes, la prochaine fois, je dirai du bien de la Tunisie mais là je défends un territoire, le mien. Ces dattes avaient la couleur, l"aspect de ce qu'on peut appeler la reine des dattes, j'ai cité la Deglet Nour. Une cliente qui m'avait repéré et qui n'y comprenait rien et qui semblait plus attirée par le prix que par la qualité du produit reposa en fin de compte le produit pas cher pour ne rien prendre. Zut, je venais de faire perdre un client à Auchan. Les chose allaient s'en tenir à ce petit numéro de séduction personnel quand mes yeux qui étaient à ce moment en position radar remarquèrent comme s'ils voulaient se cacher des petits paquets de dattes dont la marque brillait comme une alarme "SUN", une marque qui déclencha en moi un truc bizarre. Il y eut comme un silence et pourtant, il y avait foule dans le magasin entre les achats du  mois de Ramadan et les achats des fournitures scolaires. Je pris le paquet et mes yeux se mirent à scruter chaque cm2 du carton qui pensait ne pas se faire remarquer mais c'était bien compter sans moi. Je cherchais pour avoir confirmation de mes doutes l'origine de ces fausses deglet nour. Il n'y avait aucune origine si l'intitulé était :produit d'importation que je traduisis rapidement en produits issus des territoires occupés palestiniens, produits des colonies israéliennes implantées sur des Terres palestiniennes d'où les habitants ont été chassés et qui sont exploités par des colons venus de partout de la planète et en général vendus sous l'appellation "origine d'Israël".
Sans m'énerver plus qu'auparavant, je fis la remarque à la jeune employée qui pensait en avoir fini avec moi et je lui dis avec le sourire : " Hé madame, ce n'est pas sympa de glisser des produits illégaux au milieu de produits originaires de Tunisie et en plus sans indiquer l'origine même si l'origine que vous aurez indiqué serait fausse. Pour couvrir le bruit, j'élevai la voix ans brailler mais assez fort pour provoquer un attroupement autour de moi et me retrouver à donner un cours d'histoire sur la Palestine à des clients désabusés qui se mirent à reposer tous les produits de la marque Sun qu'ils venaient d'acheter avec l'impression de s'être faits leurrer. Le responsable du rayon était désespérer  mai tout en gardant le sourire, il m'indiqua que j'avais raison et que l'origine des produits devait être indiqué. Moi-même qui avait pris 1kg d'amende, je le reposais même si j'en avais envie mais solidarité oblige, je boycotte tout produit en provenance d'Israël  et même si je déplore les attentats comme ceux d'aujourd'hui qui ont visé des touristes israéliens et des militaires israéliens. La cause palestinienne est une cause juste et vouloir une justice et la paix au moyen orient, ça passe par des actions comme le boycotte des produits israéliens en raison de l'intransigeance d'Israël  et dont l'une des conséquences sont les attentats meurtriers qui à leur tour entraînent de exactions de l'armée israélienne qui touche systématiquement des civils

rayon dattes-Auchan St Priest 1808/2011

Pour tout ce qui est produit frais ou considéré comme tel, le pays d'origine doit être indiqué (directive européenne) le boycott devrait s'étendre à ces produits dont l'origine n'est indiquée nulle part.
La plupart des produits alimentaires israéliens sont vendus via des étiquettes de marque privée à l'étranger ou d'autres noms qui ne sont pas israélo-identifiés. afin d'échapper au boycott de leurs produits  surtout en France où les campagnes de BDS remportent des succès..


Campagne de boycott des produits israéliens : lien1 ,lien2,
lien2bis

Dattes à boycotter : lien3






Les choses auraient pu en rester là. Ben non pas du tout; Une fois de retour avec quelques prises photographiques, je m'interrogeais tout de même sur cette marque. Elle n'apparaissait pas dans la liste des marques interdites et une petite vérification sur internet me permit même de trouver que les dattes utilisées venaient de Tunisie, Algérie et Iran ' lien ' . Je me pose tout de même 2 questions: pourquoi utiliser un logo différent du logo officiel de la marque, Dan les paquet de dattes vus au rayon Auchan le Perroquet a la queue affichée différemment que dans le logo officiel et pourquoi ne pas indiquer l'origine qui sème le trouble parmi les clients. Des questions qui n'ont toujours pas de réponse. Et comme on dit dan le doute on s'abstient de juger ou d'acheter. A chacun selon sa conscience.

jeudi 18 août 2011

A chacun son quart d'heure de reconnaisance

Très bonne intervention d'Olivia qui a su ne pas se faire leurrer par le journaliste qui dès le début a voulu l'amener sur des sentiers douteux.


Quart d'heure de célébrité d'Olivia ZEMOR par enquete-debat

mercredi 8 juin 2011

Portland BDS Coalition Flash Mobs New Seasons: May 29, 2011

Ce magasin n'a pas été choisi au hasard. Il s'était distingué récemment en faisant retirer des photos prises en israel et palestine sur la simple plainte d'un client qui ainsi à priver des centaines d'autres de découvrir la réalité palestinienne. voici un lien en anglais qui explique
http://portland.indymedia.org/en/2011/05/408653.shtml

lundi 6 juin 2011

réflexions matinales

En temps normal quand je veille très tard, c'est que le lendemain, il devrait s'agir d'une journée calme sauf certains jours .
Pourtant, je me dis systématiquement qu'il va me falloir être raisonnable et ne pas me laisser dicter ma conduite par le temps mais rien à faire et hier encore je me suis fait avoir. J'écris hier mais je devrais dire aujourd'hui parce qu'avec 3h de sommeil au compteur, j'aurai pu attendre encore et assister au lever du soleil. Peu importe, je me suis vite retrouvé mêlé à la masse des automobilistes pour 2 déplacements à effectuer dans un espace temps très réduit. J'ai pu découvrir les joies des embouteillages qui n'en finissent pas même si on est loin du cauchemar parisien. Pour tuer le temps et distraire mon esprit qui n'avait rien à se mettre sous la dent, j'avais appuyé sur le bouton "on" de ma radio.
Après coup et au bout d'une poignée de minutes, j'ai fini par regretter les flashs de france info qui en boucle annonçaient que des mauvaises news. Malgré le manque de sommeil évident, mon esprit critique a vite fait de s'exciter en captant  3 messages et ce sont ces messages que j'ai envie de décrypter avant de passer à table et de vaquer à mes occupations professionnelles.
la première info qui m'a sérieusement agacé concerne l'annonce sans aucune importance de la décision des parents de Guilad Shalit, le célèbre soldat israélien,  de déposer plainte contre x pour enlèvement et séquestration de leur fils. Vous me direz et vous aurez raison de quoi je me mêle et qu'ils font ce qu'ils veulent. Là , je vous dis "YES", vous avez tout à fait raison. Mais là où je me fâche, c'est que le journaliste robotisé qui répète en boucle la même chose toutes les 10 mn en précisant le soldat franco israélien guilad shalit , je ne peux que m'offusquer. Que les parents de Guilad puissent se battre pour faire libérer leur rejeton de soldat, rien d'incompréhensible ou de choquant, qu'ils mettent en avant qu'il est citoyen français, pourquoi pas. La loi française n'interdit pas à un citoyen français de ne pas parler français, de vivre à l'étranger, de ne rien connaître de l'Histoire de France, de sa géographie ou de sa culture. pour beaucoup, être Français, c'est juste un bout de papier qui peut permettre de se faire soigner, de voyager ou de voter ou de ne rien faire. Depuis des années, on nous prend la tête nous Français avec un homme qui a fait le choix évident à ses yeux de s'engager dans une armée étrangère qu'est l'armée israélienne. Dans l'exercice de son activité de soldat d'une armée étrangère, il a été capturé par un commando ennemi pou des raisons qui ne concernent nullement la France et point barre. Alors, c'est vrai y en a raz le bol de se sentir culpabiliser pour un soldat étranger même s'il s'agit d'un citoyen français. Et répéter toutes les 10 mns qu'il s'agit d'un soldat franco israélien qui aurait été enlevé, ça ne passe pas pas et le journal  " Le Figaro" l'a bien compris en écrivant dans son dernier article sur guilad shalit " le soldat israélien guilad shalit ayant la nationalité française". Je ne connais aucune armée qui accepterait d'avoir un soldat qui se réclame en tant que soldat de deux états. Etonnamment ceux comme Goasquen, connu pour ses sympathies israéliennes a dernièrement émis l'idée saugrenue d'interdire les doubles natonalités aux franco algériens, je serai tenté de lui demander en guise de boutade, ce qu'il comptait faire avec l'encombrant franco israélien Guilad shalit dont le portrait orne sa mairie  et surtout de beaucoup de franco-marocain israéliens.

suite de mes réflexions plus tard.

jeudi 27 janvier 2011

Actions Boycott ça continue sur le même rythme





Des militants solidaires du peuple palestinien dans le cadre des actions BDS qui visent à dénoncer la vente en France de produits issus des colonies d'occupation israélienens ont menée une action dans un carrefour de la région lyonnaise ce samedi 22 janvier 2011 vers 13h . Leurs interventions qui se sont faites de manière pacifiste o...nt duré un peu plus de 30 mn sans intervention policière et ont consisté à expliquer aux clients que les produits étiquetés made in Israël venaient souvent de territoires sous occupation israélienens et qu'à ce titre, ils n'avaient pas à nénéficier des avantages consentis à l'etat d'siraël par l'Europe. ils ont tenu à rappeler les souffrances du peuple Palestinien en circulant à travers les rayons de l'hypermarché à un moment de forte affluence et en montrant les produits étiquetés made in israël .




vendredi 14 janvier 2011

Stephane Hessel, privé de parole

Je viens d'apprendre aujourd'hui que la conférence organisée par Mediapart en soutien à Stéphane Hessel dans le cadre d'un procès que le BNVC  lui a intenté a été annulée par la directrice de l'ENS suite à des pressions du CRIF.Plus de 300 personnes avaient déjà reservé leurs places.
Stéphane Hessel est un grand humaniste et son combat pour la cause palestinienne lui a vallu de nombreuses inimités notament au sein des milieux sionistes. Voici un extrait d'une émission où il apparut face à Laure Adler en 1997.  extrait1.

Un débat sur le Proche-Orient, était prévu ce mardi 18 janvier à l'ENS. Au menu : une conférence de Stéphane Hessel sur la répression de la campagne de boycott des produits israéliens ("Boycott, désinvestissement, sanctions", aussi appelée BDS). L'auteur d'Indignez-vous ! devait faire tribune commune avec Leïla Shahid, représentante de la Palestine à Bruxelles, les pacifistes israéliens Michel Warschawski et Nurit Peled ou encore la députée socialiste Elisabeth Guigou. Le secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature, Benoist Hurel, devait également participer à la conférence.

L'annonce de ce débat a provoqué le malaise du Conseil représentatif des associations juives de France (CRIF) et de plusieurs associations juives. "Il s'agissait de défendre le collectif BDS et ses membres, autrement dit les partisans du boycott anti-israélien, ce qui est illégal", a assuré Richard Prasquier, le président du CRIF, à l'AFP. Sur le site Internet du CRIF, M. Prasquier avait dénoncé "un crime contre l'esprit", commis par "quelques élèves de l'école convertis au terrorisme intellectuel". M. Prasquier s'est félicité de l'annulation de la conférence et a salué le rôle joué par Valérie Pécresse "ainsi que le rectorat de l'Université de Paris que nous avons contactés en urgence [et qui] ont réagi sans ambiguïté".

La direction de l'ENS assure, dans un communiqué, que "la réservation [de la salle] n'avait pas été faite en mentionnant la nature exacte de la réunion [réunion publique]". Une version contestée par les organisateurs du débat. Selon une source interne à l'ENS, la direction connaissait les noms de certains des invités, dont Stéphane Hessel et Leila Shahid, et s'était félicitée d'accueillir un tel débat, avant que la polémique n'éclate. Avant d'opérer un revirement, la semaine dernière, sous la pression du rectorat et du ministère.

Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, qui a déjà porté plainte contre M. Hessel, avait également demandé l'interdiction de ce colloque. L'ancien résistant est connu pour ses prises de position pro-palestiniennes. Toute une partie de l'ouvrage Indignez-vous ! est d'ailleurs consacrée à Gaza et à la Cisjordanie et à un appel à l'"insurrection pacifique". (Lire sur le blog Guerre ou Paix, des extraits des propos de Hessel sur la question palestinienne). "Dans cette conférence, il ne s'agissait pas de soutenir le boycott mais de débattre de la liberté d'expression, en particulier autour de la question israélo-palestinienne", s'est défendu l'un des organisateurs, Florian Alix, en soulignant que les invités n'étaient "pas nécessairement partisans du boycott".

RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION

La campagne pour le boycott des produits israéliens, lancée par la société civile palestinienne, entend faire pression sur Israël à la manière des initiatives qui ont combattu l'apartheid en Afrique du Sud. Le gouvernement estime que cette campagne est "illégale". En octobre, une sénatrice écologiste et un militant du NPA, poursuivis pour avoir appelé au boycott d'Israël, ont été relaxés par la justice. Deux militants ont été récemment condamnés à des amendes de 1 000 euros, à Bordeaux puis à Créteil.

Mais d'autres procès pourraient avoir lieu en 2011. Environ 80 personnes sont poursuivies en France pour avoir appelé à boycotter des produits israéliens. Les partisans du boycott font circuler un appel de "soutien à Stéphane Hessel et autres victimes de la répression", qui a recueilli les signatures d'Oliver Besancenot, Noël Mamère, Pierre Joxe, Eva Joly ou le député UMP Etienne Pinte.

Les organisateurs de cette conférence dénoncent un acte de censure et appellent à un rassemblement, mardi en fin de journée, près du Panthéon, "pour défendre la liberté d'expression". Stéphane Hessel et plusieurs des intervenants devraient s'exprimer lors de ce rassemblement. Plusieurs étudiants de l'ENS ont également écrit à la direction de l'école pour demander des explications sur cette annulation.

Le groupe PCF-Parti de gauche au conseil de Paris et un groupe d'étudiants normaliens "indignés d'une ENS indigne" ont également protesté. Plusieurs intellectuels se sont émus de cette annulation. Dans une tribune sur Rue89, l'historienne Esther Benbassa, "opposée à cette campagne de boycott telle qu'elle est menée", estime que "le CRIF bafoue la liberté d'expression". Dans un texte commun, Alain Badiou, Jacques Rancière, Etienne Balibar et plusieurs chercheurs dénoncent un acte de censure.
articles références: lien1

jeudi 6 janvier 2011

Vanessa Paradis, Israël n'est pas un paradis

Vanessa Paradis

Universal Music France
20 rue des Fossés Saint Jacques
75005 Paris

Paris, le 27 décembre 2010






Chère Vanessa Paradis,

Nous avons appris qu’après votre tournée française acoustique, vous alliez reprendre la route et faire une série de concerts à l’étranger, notamment en Israël, à l’Opéra de Tel-Aviv, le 10 février 2011.

« Parfois on regarde les choses telles qu’elles sont en se demandant pourquoi », cette phrase, extraite de l’une de vos ballades, rappelle aujourd’hui la situation du pays dans lequel vous vous apprêtez à jouer. Si l’on regarde les choses telles qu’elles sont, on ne peut ignorer l’occupation militaire de la Cisjordanie, la poursuite de la colonisation sur les terres palestiniennes et le déni des droits humains les plus fondamentaux des Palestiniens, comme l’accès à l’eau ou à une éducation de qualité. Tels qu’ils sont, 600 check-points entravent la circulation de milliers de personnes qui ne peuvent se rendre au travail, à l’école ou... à votre concert. Telles qu’elles sont, les véritables politiques d’apartheid, menées par le gouvernement israélien, discriminent les citoyens arabes d’Israël et nient le droit au retour de milliers de réfugiés palestiniens qui cherchent à regagner leurs maisons.

On se demande pourquoi : pourquoi une telle impunité, pourquoi le soutien de l’Union européenne, des États-Unis et des pays voisins, à un État qui a massacré, il y deux ans à peine, la population de Gaza, sans défense et maintenue sous embargo depuis plusieurs années ; un État qui, il y a quelques mois, n’a pas hésité à tirer à bout portant sur des militants pacifistes qui venaient apporter une aide humanitaire dans le cadre de « La flottille humanitaire pour Gaza ».

« Parfois on les regarde telles qu’elles pourraient être en se disant pourquoi pas ». Pourquoi pas, nous aussi, réagir face à cette impunité, de façon non violente ? C’est dans ce cadre, devant l’échec de toutes formes d’intervention internationale et de tentatives de paix, et inspirés par la lutte des Sud-Africains contre l’apartheid que s’inscrit la campagne « BDS » initiée en 2005 par toutes les composantes de la société civile palestinienne. Il s’agit d’un appel au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions contre l’État d’Israël, jusqu’à ce qu’il applique le droit international et les principes universels des droits de l’homme.

Aujourd’hui, de nombreuses personnalités de vos deux familles artistiques ont choisi de ne pas se produire en Israël tant que cet État ne changera pas sa politique. Parmi les cinéastes, Ken Loach, Jean-Luc Godard, Meg Ryan, Dustin Hoffman ou Mike Leigh. Parmi les musiciens, Roger Waters, Brian Eno, Annie Lennox, Carlos Santana, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Gorillaz, les Pixies, Massive Attack, Gilles Vigneault ou Lhasa, entre autres, ont récemment annulé leurs prestations artistiques dans différentes villes israéliennes.

Vous qui avez participé à de nombreux concerts caritatifs, vous qui êtes mère, vous qui êtes marraine d’une association qui réalise les rêves des enfants, nous vous demandons de penser aux milliers d’enfants palestiniens qui n’ont pas la chance aujourd’hui de pouvoir rêver, ni même de mener une vie normale, d’avoir accès à l’éducation, à l’eau ou à la santé.

Alors que certains ne manqueront pas d’interpréter votre concert comme un soutien politique, et pas seulement culturel, à l’État d’Israël, nous espérons au contraire pouvoir vous compter parmi les artistes du monde entier qui se sont joints aux appels au boycott d’Israël tant que celui-ci n’aura pas rempli ses obligations envers le droit international et reconnu pleinement les droits des Palestiniens.

Nous restons à votre entière disposition pour tout supplément d’information.

La Campagne BDS France
CICP
21 ter rue Voltaire
75011 Paris

Courriel : campagnebdsfrance@yahoo.fr
Site : http://www.bdsfrance.org

samedi 1 janvier 2011

Je m'appelle Jawaher Abou Rahmah, j'ai 36 ans et je suis à cet instant déjà morte

Je n'ai pas trop réfléchi à ce titre que ma conscience m'a dicté à l'instant. Je ne connaissais pas cette femme, il y a encore 27h et soudainement hier peut avant 21 h, elle est entrée dans ma vie. en réalité, je pensais ne pas la connaître jusqu'à que je découvre son histoire.

Je pensais pouvoir écrire cet article avec le "Je" mais elle n'est plus de ce monde même si restera son histoire à Jawaher, femme de Bil'in morte pour que son peuple vive libre.

Il s'agissait d'une jeune femme de 36 ans née en 1974 et décédée samedi 1 janvier 2011vers 9h du matin  à l'hôpital de Ramallah suite à un gazage.
La jeune femme, enveloppée d'un drapeau palestinien, a été inhumée en début d'après-midi à Bilin, en présence de 3.000 personnes. comme le montre cette vidéo



Un de ses frères, Bassem Abou Rahmah, avait trouvé la mort après avoir été touché à la poitrine par un tir direct de grenade lacrymogène lors d'une manifestation similaire au même endroit le 17 avril 2009.


Un autre frère, Ashraf, avait été la cible d'un soldat israélien qui lui avait tiré une balle caoutchoutée dans la jambe, alors qu'il était ligoté, les yeux bandés, après une manifestation contre le mur dans le village voisin de Nilin en 2008. La vidéo de la scène, filmée par des militants pro-palestiniens, avait fait scandale: un officier et un soldat furent été condamnés pour "conduite indigne" deux ans plus tard.



 Des centaines de manifestants qui comme à leur habitude le vendredi, étaient partis manifester contre le mur établi par Israël et qui empiétait sur les Terres de la commune. Jawaher faisait parti des manifestants. Cette manifestation comme toutes  les précédentes , le vendredi était pacifique mais en face l'armée israélienne faisait systématiquement usage de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants composés à la fois d'habitants de Bil'in, de militants étrangers venus en Palestine pour découvrir la réalité sur le terrain et aussi de pacifistes israéliens venus protester contre l'établissement du mur. Le premier ministre palestinien  Salem Fayyad était venu pour marquer de sa présence le dernier vendredi de l'année qui correspondait au dernier jour de l'année.

Les villages de Bilin et Nilin sont chaque semaine le théâtre de manifestations, qui réunissent Palestiniens et militants israéliens et internationaux, contre la barrière de séparation, toute proche, érigée par Israël.
Plusieurs Palestiniens ont été tués lors de ces rassemblements.

Ce vendredi, jour de la mort de Jawaher, un photographe de l'AFP avait vu quatre Palestiniens légèrement blessés dans ces incidents.

En février dernier, le ministère israélien de la Défense avait annoncé avoir entamé des travaux en vue de modifier le tracé controversé de la barrière près de Bilin, pour se conformer à une décision de la Cour suprême israélienne jugeant qu'elle empiétait trop sur des terrains privés appartenant à des Palestiniens.

Le ministère avait indiqué que les travaux dureraient probablement jusqu'à la fin 2010.

Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière, qui doit s'étendre à terme sur 723 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens. Aujourd'hui longue de 413 km, elle empiète sur la Cisjordanie et rend extrêmement problématique la création d'un Etat palestinien viable.

Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé cette barrière illégale et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'ONU. Israël n'a pas tenu compte de ces demandes.

En protestation contre la mort de Jawaher, des centaines de personnes ont manifesté devant le ministère de la Défense à Tel Aviv bloquant la circulation.
 Les manifestants scandaient: Juifs et Arabes contre l'Apartheid et brandissaient des photos de la victime, Jawaher Abou Rahmah, 36 ans, avec l'inscription tuée par Israël, a constaté un photographe de l'AFP.

D'autres .devant la résidence de l'ambassade américaine, en renvoyant les grenades lacrymogènes utilisés contre les manifestants.
 Le gaz lacrymogène utilisé par les forces israéliennes à Bil'in est fabriqué par les systèmes combinés Inc, une entreprise des États-Unis basé à Jamestown, en Pennsylvanie. Il s'agit de la première manifestation où des bombes lacrymogènes vides ont été retournés à la maison d'un ambassadeur
 
un lien qui explique pourquoi les gens manifestent leur colère contre Israël












vendredi 24 décembre 2010

Boycotteur et fier de l'être



Un court extrait du livret de Stephane HESSEL qui a été vendu à plus de 200 000 exemplaires en quelques jours. Il ne coûte que 3 € et après avoir lu ce qui suit, vous aurez envie de l'avoir vous aussi :

... Aujourd'hui, ma principale indignation concerne la Palestine, la bande de Gaza, la Cisjordanie. Ce conflit est la source même d'une indignation. Il faut absolument lire le rapport Richard GOLDSTONE de septembre 2009 sur Gaza, dans lequel ce juge sud-africain, juif, qui se dit même sioniste, accuse l'armée israélienne d'avoir commis des "actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité" pendant son opération "Plomb durci" qui a duré trois semaines. Je suis moi-même retourné à Gaza, en 2009, où j'ai pu entrer avec ma femme ... Quant à Gaza, c'est une prison à ciel ouvert pour un million et demi de Palestiniens ... Je partage les conclusions du juge sud-africain ...

Stephane HESSEL (www.diplomatie.gouv.fr) :

Citoyen du monde et diplomate, est né en 1917 à Berlin. Fils de l’écrivain Franz Hessel, il accompagne sa mère dans son exil parisien au milieu des années 20, puis est arrêté par la Gestapo pour ses activités dans la résistance française et déporté à Buchenwald.
Survivant des camps de concentration, il devient ambassadeur de France à l’ONU, puis occupe divers postes de diplomate à Saïgon, Alger, Genève et New York et se consacre inlassablement à la défense des droits de l’Homme.
En 1948, Hessel participe à la rédaction de la DUDH aux côtés entre autres de René Cassin, en sa qualité de chef de cabinet de Henri Laugier, secrétaire général adjoint de l’ONU et secrétaire de la Commission des droits de l’Homme. Il a été membre du cabinet Pierre-Mendès France.
Souvent interrogé sur son parcours personnel et sur les raisons qui l’ont poussé, après 1945, à s’engager dans la carrière diplomatique, l’ambassadeur Hessel atteste que l’expérience de la déportation a été décisive. C’est en effet dans les camps qu’il a rencontré des opposants européens au nazisme issus de différentes nationalités européennes et qu’il a compris que ces forces européennes devaient s’unir à l’avenir pour prévenir de telles catastrophes.

mercredi 22 décembre 2010

La face cachée d'Israël

Certains se demandent toujours pourquoi je défends la cause palestinienne et cela aux côtés de nombreux militants de toute confession ou des militants qui ne croient pas en Dieu mais dont le combat porte sur la justice. Je collabore aussi avec de nombreux militants israéliens avec qui je suis en contact permanent. Ils sont considérés par les sionistes racistes d'ISraël ou d'ailleurs comme des traitres. Pour moi , ils sont les éléments qui permettront un jour de voir tout le monde vivre en bons termes dans une Terre qui n'a que trop souffert de la guerre.
Voici une vidéo qui peut choquer certains mais qui en dit plus qu'un long discours

Olivia Zemor en rétention administrative

Olivia Zemor placée en rétention administrative en Israël.


Présidente de la Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CPJPO) et de l’association Europalestine Olivia Zemor s’est vue refuser l’entrée sur le territoire israélien, alors qu’elle arrivait là pour y rencontrer des militants du Camp de la Paix. Bien que, par le passé, elle se soit rendue une demie douzaine de fois en Israël, Olivia Zemor a été arrêtée par la police israélienne mardi 21 décembre à 5h00 à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Elle a été placée en rétention administrative et privée de son téléphone.

Son avocate Léa Tsemel a fait savoir que sa cliente refusait son expulsion.

La dernière femme à avoir été ainsi emprisonnée à l’aéroport est Cynthia MC Kinney, députées américaines et prix Nobel de la Paix.


(Mercredi, 22 décembre 2010 - Avec les agences de presse)
Pétition contre le terrorisme de l'état d'Israël http://www.aloufok.net/spip.php?article2

Pétition pour la demande de la libération d'Olivia Zemor http://www.mesopinions.com/lib%C3%A9rez-Olivia-Zemor-d%C3%A9tenue-en-Isra%C3%ABl-petition-petitions-cd96e96a34954b0430ec12d177a7c5ae.html













mardi 21 décembre 2010

Olivia Zemor : responsable d' europ palestine arrêtée à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv (Israël

La présidente de l’association CAPJPO- Europalestine, Olivia ZEMOR, a été arrêtée ce matin aux alentours de 3h, à sa descente d’avion à l’aéroport « Ben Gourion » de Tel Aviv. Elle est détenue dans cet aéroport par le MOSSAD, services secrets Israéliens spécialisés dans les disparitions des opposants à leur politique. Nous sommes sans nouvelles, et exprimons nos inquiétudes quant au sort que peut lui réserver Israel.


Olivia Zemor est une citoyenne française, et nous demandons aux autorités d’intervenir rapidement pour sa libération. Nous condamnons ce rapt, qui soit dit au passage, organisé par la seule démocratie du proche Orient, et nous appelons les partis politiques, les associations, les citoyennes et les citoyens épris de justice d’interpeller rapidement :







Le ministère des affaires étrangères : en demandant à parler
au chef de cabinet de Madame ALLIOT Marie :
37 Quai d'Orsay
75007 Paris
01 43 17 53 53
 
et la présidence de la République :
Présidence de la République Palais de l'Elysée
55 Rue Fbg Saint Honoré, 75008 Paris
01 42 92 81 00

mardi 14 décembre 2010

Illégalité totale des produits étiquetés :origine Israël

L'état d'Israël bénéficie d'accors privilégiés pour ses produits exportés vers l'UE

Voici un message de "Nicole Kiil-Nielsen en date deu 3 décembre 2010:

"La Délégation officielle du Parlement Européen qui s'est rendue en Palestine ( Gaza et Cisjordanie) du 26 Novembre au 1er Décembre 2010 était composée de sept Députés accompagnés de plusieurs conseillers.

Le 30 Novembre, nous avons eu un entretien à Jérusalem avec l'équipe de Tony Blair, envoyé spécial du Quartet et chargé, entre autre de « développer des projets de promotion du développement économique palestinien.. »

Au cours de cette réunion, le Chef de bureau, l'Ambassadeur Gary Grappo et le conseiller Tim Williams ont abordé la question des importations de fleurs et fraises de Gaza qui vient d'être relancée partiellement.

J'ai demandé des précisions sur l'étiquetage de ces produits vendus en Europe ( Pays-Bas) et Tim Williams a répondu que ces produits devaient être marqués « from Palestine ». J'ai ensuite indiqué que lors de notre visite sur le terrain deux jours avant, le responsable d'une zone de production de fleurs nous avait précisé que les exportations étaient assurées par la firme Israélienne Agrexco .

J'ai donc demandé comment était vérifié l'étiquetage de ces produits et si un contrôle était effectué afin d'éviter tout détournement sous label « from Israél ». Nos deux interlocuteurs ont admis que cette vérification n'est pas faite, avouant leur impuissance : « ce n'est pas possible » .
Inutile de préciser que cet échange ne fait que confirmer ce que nous savons déjà : il n'est pas possible de connaître l'exacte provenance des produits agricoles importés en Europe par la société Agrexco. Sous l'étiquette « from Israél » se trouvent des fruits et légumes produits par des travailleurs-euses palesiniens soumis à l'occupation ou au blocus. "


Nicole Kiil-Nielsen
Députée Européenne
Verts/Ale



 
 
 
Pour rappel
Le boycott des produits israéliens, à l’heure où le gouvernement israélien affame la population palestinienne, en plus d’annexer ses terres, de piller ses ressources, d’emprisonner et d’assassiner un peuple sans défense sur une terre occupée, est le minimum que nous puissions faire en tant que citoyens. Tout comme pour l’Afrique du Sud de l’apartheid, le boycott des produits israéliens ne peut se réduire à s’abstenir d’acheter certains produits « made in Israël ». Nous devons également faire savoir à ceux qui proposent ces produits à la vente qu’ils sont dans l’illégalité, en ne respectant pas ni les droits de l’homme, ni le droit international, et souvent même ni la réglementation en vigueur en matière de traçabilité.




Les Carrefour, Auchan, Champion... ou autres grandes surfaces qui exposent dans leur rayons des produits israéliens, c’est-à-dire des produits d’un pays qui en occupe un autre, qui ne respecte ni les résolutions de l’ONU votées par la France, ni les conventions de Genève, signées par la France, n’ont aucune éthique.



Les fruits et légumes « israéliens » ont en outre souvent été produits sur des territoires palestiniens occupés, en pompant la terre et l’eau palestiniennes. Mais Israël, qui bénéficie d’avantages considérables sur le plan commercial (détaxes réservées aux pays de l’Union Européenne) ne se risquera jamais à indiquer leur véritable provenance (telle ou telle colonie en Cisjordanie).



Certaines grandes surfaces françaises préfèrent donc occulter l’origine du produit (et mettre une étiquette avec leur propre logo) ou encore maquiller la provenance et inventer d’autres provenances pour ces produits alimentaires ou autres (lingettes, produits pour bébés...).



Mais ceci est totalement illégal, et le service de la répression des fraudes en France punit sévèrement ce type d’infraction... à condition d’être dûment alerté.



C’est le devoir des consommateurs d’être vigilants. Nous devons d’une part protester auprès de la direction commerciale de tous les magasins qui proposent des produits israéliens à la vente pour leur dire que c’est honteux, et par ailleurs saisir le service de la répression des fraudes, dès que nous constatons que la provenance du produit n’est pas indiquée ou qu’elle a été trafiqué

dimanche 12 décembre 2010

Ils appellent au Boycott des produits israéliens

26 anciens dirigeants européens ont demandé des sanctions contre Israël et la suspension de tout développement dans les relations en raison de sa "politique de colonisation et le refus de se conformer au droit international". Ces 26 anciens responsables européens exigent le boycott des marchandises israéliennes, faute de pouvoir distinguer les produits en provenance de Judée-Samarie et de ceux fabriqués en Israël.

Ils ont envoyé une lettre aux dirigeants de l'UE et aux chefs des gouvernements européens, dans laquelle ils vilipendent Israël. Parmi les signataires de cette lettre, un ancien président allemand, l’ex- Premier Ministre espagnole Felipe Gonzalez, l’ancien chef des relations extérieures de l'Union européenne Javier Solana, l'ancien président italien Romano Prodi et l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson.

samedi 11 décembre 2010

Impossible is Nothing sauf pour Adidas

 Adidas nous a à plusieurs reprises offert de belles publicités comme celle ci qui  vantent les exploits de sportifs et qui positione la marque aux trois bandes comme le champion contre le racisme. 


C'est  aussi un acteur incontournable dans la lutte contre la misère comme le montre cet article là. Pour des millions de jeunes cette marque est associée à de grands champions comme Zidane.C'est aussi  un acteur important dans l'organisation d'évènements sportifs internationaux et notament les marathons. Pas un qui ne lui échappe.

Alors c'est vrai il était presque naturel de retrouver Adidas dans l'organisation du premier marathon international de Jerusalem prévu le 25 mars 2011 et annoncé des novembre 2009 sauf que ce marathon est un peu spécial non du fait qu'il soit organisé par une  ville israélienne mais parceque ce marathon emprunte des quartiers qui se trouvent en zone sous occupation israélienne  qui ne font pas parti de l'état israélien même si Israël considère ces territoires comme annéxés. Adidas a été interpellée par des élus de gauche de la municipalité de Jerusalem pour lui demander de faire pression sur les organisateurs afin que ce marathon ne se fasse que dans les quartiers annexés. Ainsi, une  lettre  a été envoyée aux dirigeants de la société Adidas, écrite par Pepe Alalu conseiller municipal Meretz, et co-signés par Laura Wharton et Meir Margalit.  Adidas s'en lave les mains mais pas moi. Ni moi ni beaucoup de gens à travers le monde solidaires du peuple palestinien.
Les dirigeants d'Adidas qui défendent une réputation d'entreprise intègre à l'écoute de l'humanité ne peut pas faire semblant d'ignorer la situation délicate de Jerusalen où des gens sont expulsés ou menacés d'expulsions parce qu'ils sont Palestiniens. Adidas ne peut pas ignorer ce mur de la honte imposé par les autorités israéliennes et qui a destructuré des quartiers arabes et qui complique la vie au quotidien de milliers de Palestiniens. Adidas ne peut pas dans le même temps comdamner le racisme dans le monde et accepter de soutenir un marathon dans une ville, dans un pays qui pratique la discrimination raciale et religieuse.

Certains médias mettent en avant le problème du tracé du Marathon et le fait qu'il passe par des quartiers de colonisation sioniste les quartiers de  Pisgat Zeev et French hill. Il ne s'agit pas que d'un problème de parcours. Israël bafoue toutes les règles éthiques dans le domaine du sport et tend aujourd'hui à pratiquer un apartheid qui ne dit pas son nom.
Aujourd'hui, si Adidas veut inscrire son nom sur le premier marathon international de Jerusalem, Il devrait assumer un titre pas du tout honorifique de complice d'un état colonialiste et raciste.

Il ne faut pas se leurrer, Derrière ce marathon , il y a une volonté déterminée d'imposer à l'échelle internationale Jerusalem comme capitable indivisible de l'état d'Israël. Jerusalem a déjà un semi marathon dont le dernier a eu lieu le 18 mars 2010 et le marathon du 25 mars 2011 se veut politique.  


Liens pour compléter l'article

site lié à l'évènement: http://www.jerusalem-marathon.com/


article en anglais qui aborde le sujet


lundi 22 novembre 2010

Aux menaces du CRIF, nous répondons: RESISTANCE

Il s'agit d'un message de Capjo-Europalestine que je relaie et que j'approuve dans sa totalité.

Appliquant le mot d’ordre lancé par le CRIF, une trentaine de voyous dont certains (mais pas tous) encagoulés et munis de casques de moto ont attaqué dimanche en début d’après-midi le Musée d’Art Moderne de Paris (11 Avenue Wilson, 7016 – Paris – M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9), pour tenter de détruire une exposition photographique consacrée aux massacres d’Israël de décembre 2008 – janvier 2009 dans la bande de Gaza.

Les voyous ont tenté d’atteindre la galerie d’exposition au sous-sol du musée pour saccager le travail du photographe Kai Wiedenhöfer. Sans succès : l’accès leur a été barré par le service de sécurité du musée.

Ils ont alors perturbé l’entrée des visiteurs en scandant des slogans hostiles à la direction du Musée d’Art Moderne et apposé des autocollants sur lesquels on pouvait lire : « Antisionisme=Antisémitisme politique //A bas l’antisémitisme d’où qu’il vienne //Le palestinisme actif, c’est l’activisme antijuif//Stop au palestinisme antijuif ».

Les émules des nazis n’ont évidemment pas craint, dans leur assaut, de tenter de saccager les multiples œuvres exposées aux côtés des photographies de Gaza dans l’enceinte du Musée d’Art Moderne (MAM), à savoir les toiles de Pablo Picasso, Henri Matisse, Amadeo Modigliani, Marc Chagall ou Henri Matisse.

Pas plus qu’ils ne se souciaient, quand ils attaquaient la librairie Résistances à Paris en juillet 2009, de savoir si les livres qu’ils détruisaient avaient pour auteurs Mahmoud Darwish ou Primo Levi.

Et nous mettons en cause le CRIF, vitrine « présentable » du lobby israélien en France, et non pas la seule « Ligue de Défense Juive », dont on ne savait pas encore, dimanche soir, si elle revendiquerait l’attentat contre le Musée. Car c’est le CRIF lui-même qui a donné le signal la semaine dernière, en appelant à la suppression de l’exposition, comme on peut le lire sur le site de cette officine :


TOUS AU MUSEE DES MARDI 23 NOVEMBRE

Hommage au martyre du peuple de Gaza, l’exposition de Kai Wiedenhöfer connait depuis son ouverture le 5 novembre un succès mérité, dont a rendu compte la chaîne France 3 dans un de ses reportages : http://culturebox.france3.fr/all/29623/gaza-2010-regards-sur-une-terre-meurtrie-par-kai-wiedenhoder#/all/29623/gaza-2010-regards-sur-une-terre-meurtrie- par-kai-wiedenhofer

Dimanche matin encore, quelques heures avant l’assaut des voyous, un public nombreux, attentif et recueilli, se pressait dans la salle où sont exposées les terribles photos.

C’est pourquoi nous appelons tous les lecteurs de notre site, et au-delà, à visiter, dès mardi 23 novembre à 10 heures l’exposition « Gaza 2010 », 11 avenue du Président Wilson, 75016 – Paris (M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9).

Nous vous invitons également à téléphoner au directeur du MAM, M. Herrgott, au 01 53 67 40 00, pour lui dire qu’il en va de sa dignité de résister au terrorisme, et de maintenir les conditions normales d’accueil à l’exposition Gaza, soit du mardi au vendredi, de 10 heures à 18 heures.

Note : en raison de la présence d’une exposition spéciale, l’accès aux collections permanentes (et à l’exposition Gaza) se fait sur le côté du Musée, en passant dans la cafeteria.

CAPJPO-EuroPalestine


vendredi 19 novembre 2010

Briseurs de silence: il faut écouter jusqu'au bout et partager pour rompre le silence

Briseurs de silence est un essai sonore inspiré par le travail de l'association israélienne "Shovrim Shtika" (Breaking the silence), qui recueille et rend publics des témoignages de soldats israéliens racontant ce qu'ils ont fait dans les territoires palestiniens pendant leur service militaire. Des voix d'exilés israéliens - anciens soldats de Tsahal ( de même que Simone Bitton elle-même) -, disent les mots de la génération actuelle de soldats et de soldates. Sur une trame composée de sons ramenés de Gaza et de Cisjordanie, la banalité et l'universalité du mal s'entend en français, avec cet accent hébraïque que l'on ne perd pas. Comme on ne perd pas la mémoire des gestes que l'on a faits, de l'humiliation qu'on a infligée, de la mort qu'on a donnée - parce que c'était comme ça, tu comprends, là-bas, la routine, c'était comme ça....

_La pièce sonore Briseurs de silence est une commande publique du Centre National des Arts Plastiques (CNAP)/Ministère de la Culture et de la Communication, réalisée en collaboration avec l’Atelier de création radiophonique (ACR) de France Culture_

Simone Bitton, cinéaste documentariste, est née au Maroc en 1955. Elle a vécu à Rabat, puis à Jérusalem, et est installée à Paris depuis les années 80. Pour l'administration, elle détient les nationalités française et israélienne. Pour l'identité, elle se définit comme une juive arabe qui n'aime pas les murs et les frontières. Parmi ses films les plus récents : Mur ( 2004) et Rachel ( 2008).

- Dans plusieurs pays du monde - de la Russie aux Etats-Unis - existent des groupements de parents de soldats ou de vétérans de l'armée qui tentent de rappeler que les guerres d'aujourd'hui ne devraient pas être menées dans la même absence de règles qui a caractérisé celles d'hier. Dans plusieurs pays du monde, ces associations sont muselées et interdites d'antenne. En Israel, Briseurs de silence bénéficie d'un statut d'ONG; les témoignages qu'elle recueille, provenant de la "région des ténèbres"' qui s'est creusée depuis les intifadas, accèdent souvent aux medias voire les prétoires de la justice. Les Ateliers de création radiophonique ont passé commande à Simone Bitton d'un "essai radiophonique" composé à partir de ces témoignages. Cet essai ne constitue pas, évidemment, une prise de position de France Culture qui, par ailleurs, se soucie dans ses émissions de documenter et de contextualiser le conflit du Proche-Orient. -


Il faut écouter pour comprendre
Il faut diffuser pour briser le silence
Il faut dénoncer pour protéger
Il est de notre devoir de nous battre pour que partout dans le monde règne la justice et la paix

Alors prenez le temps d'écouter et après je sais que vous aurez une lourde responsabilité parce que vous ne pourriez plus dire: JE NE SAVAIS PAS.




jeudi 28 octobre 2010

L'holocauste des Juifs Sépharades

« Je vais faire très mal. Mais il faut dire la vérité. Sinon, jamais les plaies ne se cicatriseront : il y a une personne, encore en vie aujourd’hui, qui sait absolument tout ce qui s’est passé. Cet homme, c’est Shimon Peres. La seule manière de savoir la vérité et de commencer le travail de deuil et de cicatrisation, ...c’est d’enquêter sur le rôle qui fut le sien dans l’empoisonnement de masse de plus de 100 000 enfants et adolescents séfarades.»

A voir, à lire, à partager mais j'y reviendrai plus en détails
 
http://www.futurquantique.org/?p=59
 
http://www.planetenonviolence.org/Israel-Les-Enfants-Irradies-du-Sionisme_a1047.html
 

Une visite qui fait plaisir

N’en déplaise à tous ceux qui s’étouffent de rage en voyant cet homme admirable, de 93 ans, dire ce qu’il pense et faire ce qu’il dit, Stéphane Hessel, qui s’est toujours rangé du côté des opprimés, est aujourd’hui à Gaza. Entré par l’Egypte, il est venu réconforter par sa présence les enfants de Gaza, traumatisés jour et nuit par le bruit incessant des F16 et drones au-dessus de leurs têtes. En donnant une conférence au Centre Culturel français de Gaza ce jeudi, il montre une fois de plus, de manière emblématique, de quel côté sont les victimes et aussi que les supporters des crimes israéliens sont des escrocsquand ils prétendent parler au nom de tous les Juifs.