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samedi 25 janvier 2025

LORCKA , du rap made in Tunisie

Ça serait bien la première fois que je diffuse du rap et qui plus est tunisien. Il y a un début à tout et quelque soit l'âge, il est toujours intéressant et même utile de certains à différents genres musicaux, histoire de ne pas paraître bête devant un jeune branché et d'autant plus quand il ne m'est pas inconnu. 

Mes enfants passent leurs journées à écouter du rap aux paroles souvent crues qui raisonnent bizarrement aux oreilles mais ça dure qu'un temps et plus tard, ils souriront certainement en réécoutant les morceaux de leur jeunesse.

J'ai fait le choix volontaire sans la moindre pression et sans avoir été invité à le faire de diffuser 3 morceaux de ce jeune rappeur tunisien et je le fais avec le même sérieux que quand je partage un poème ou un article politique. Au delà de l'écoute, il faut tout de même penser aux heures de travail , de répétition pour sortir une chanson et quoi qu'on pense du rap, on se doit un tant soit peu respecter le travail de ces jeunes chanteurs qui se donnent beaucoup de mal pour essayer de plaire à leur public. 


Avant de vous donner l'occasion d'écouter ces morceaux choisis, une histoire du rap s'impose dans cet article. 

Le rap est un genre musical et une forme d'expression vocale appartenant au mouvement culturel hip-hop, apparue au milieu des années 1970 dans les ghettos aux États-Unis. Le rap consiste le plus souvent à égrener des couplets rimés séparés par des refrains, accompagnés de rythmes (beat, scratching, échantillonnage). 
(https://artisteaudio.fr/histoire- )

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vendredi 9 septembre 2022

Belle victoire de Ons Jabeur sur Caroline Garcia en 2 sets en 1/2 finale de l'US OPEN

 


Ce fut une douche très froide pour Caroline défaite sur un score humiliant de 2 sets à 0. (6-1, 6-3),  en 63 mn,  face à la championne tunisienne qui n'a jamais perdu face à la lyonnaise caroline Garcia. aujourd'hui, en finale, la jeune tunisienne de 28 ans rêve d'une victoire et de devenir la première africaine et arabe à atteindre la 2nd place du classement féminin de l'ATP mais là, c'est une autre affaire face à de redoutables adversaires.
Ons Jabeur  retrouve officiellement son meilleur classement WTA : 2ème. 
-elle dépasse les 5000 points pour la 1ere fois de sa carrière. 
-elle s’est qualifiée en finale des masters (race) pour la 1ere fois . 
-elle joue pour la 2eme fois successive une finale grand chelem

wikipedia ons jabeur










vendredi 8 février 2013

Au nom de la démocratie, le peuple tunisien en deuil



1 million et demi de Tunisiens dans les rues pour saluer la mémoire de Chokri Belaïd  et aussi et surtout pour dire non à la violence. Il y a eu danger aujourd'hui quand les médias tout support confondu ont décidé de braquer leurs objectifs sur la Tunisie. Certains avaient envie de voir la Tunisie se briser, sombrer dans la guerre civile. On a beaucoup entendu de tunisiens crier leur colère contre le parti ennahda, le tenant pour responsable de la mort du leader du Parti des Patriotes Démocrates (PPD)qui ne l'oublions pas n'a obtenu qu'un élu à l'assemblée constituante et qui s'est récemment associé à d'autres partis de la gauche extrême  mais aussi des partis nationalistes, écologistes, indépendants ( une douzaine au totale) au sein du front populaire.
Il était connu pour être un opposant farouche des islamistes et du parti Ennahda et on lui prêtait même d'être athée mais comme beaucoup de Musulmans, il naquit Musulman et il fut enterré dans le cimetière des Martyrs en Musulman après une prière à la mosquée et un vendredi , journée hautement symbolique.

Certains lui contestaient le titre de martyr et pourtant il y a le droit pour avoir bravé le danger  non pour l'Islam mais pour ses convictions. On peut ne pas les partager mais pour être intellectuellement honnête, il faut les lui reconnaître.
regrettable tout de même d'avoir transformé un enterrement en manifestation avec drapeaux et slogans. Ce n'est pas ainsi qu'on doit faire honneur aux Morts.
Il y a un temps pour tout, pour la colère, la revendication et le recueillement.



Enterrement Chokri Belaid (photo webdo) (38)
http://www.webdo.tn/2013/02/08/15-millions-de-personnes-aux-obseques-de-chokri-belaid-funerailles-grandioses-et-dignes-du-peuple-tunisien/
(droits réservés)

Enterrement Chokri Belaid (photo webdo) (2) 



Enterrement Chokri Belaid (photo webdo) (3) 



Enterrement Chokri Belaid (photo webdo) (17)

mercredi 6 février 2013

Assassinat d'un opposant tunisien

http://www.lepoint.fr/monde/assassinat-en-tunisie-les-manifestants-accusent-ennahda-06-02-2013-1624515_24.php


Chokri Belaïd en décembre 2010, à la veille de la révolution tunisienne.Le meurtre de sang froid en pleine rue d'un leader politique du front populaire et chef du parti des patriotes démocrates, Chokri Belaïd ce matin a jeté l'effroi au sein du peuple tunisien, toutes tendances confondues.
Immédiatement, le parti Ennahda a été formellement accusé de l'assassinat de l'homme politique et désigné comme cible à la vindicte populaire. Il en n'a pas fallu beaucoup pour exciter les passions et provoquer des débordements de foule avec des tentatives d'incendie à l'encontre de plusieurs locaux d'Ennahda. C'était vraiment l'erreur à ne pas faire. L'erreur de répondre à une provocation en alimentant une autre provocation sans prendre la peine de laisser l'enquête judiciaire suivre son cours. 
Rien ne prouve qu'Ennahda soit responsable de ce crime et je dirai même que tout porte à croire qu'il s'agit d'une grossière machination perpétrée par ceux qui sont nombreux en Tunisie ou ailleurs à vouloir saborder la révolution tunisienne. Le peuple Tunisien doit rester calme, ne pas tomber dans le piège dont il est la réelle cible et les hommes politiques tunisiens ont le devoir de ne pas jeter de l'huile sur le feu . Leur attitude dessert la démocratie et ils en seront tenus pour responsable quelque soient les conséquences.
Les articles qui en parlent:
 http://www.lepoint.fr/monde/assassinat-en-tunisie-les-manifestants-accusent-ennahda-06-02-2013-1624515_24.php

http://hilalpost.com/fr/2013/02/06/assassinat-de-chokri-belaid/
http://www.bfmtv.com/international/portrait-tunisie-etait-chokri-belaid-441878.html
http://observers.france24.com/fr/content/20130206-temoignage-voisin-coups-feu-chokri-belaid-tunisie-ennahda-video#comment-645593





La police essaye de recouper les témoignages. On parle de 3 à 4 coups de feu, 
certains mettent en cause le chauffeur de Chokri Belaïd.
On indique qu'ils ont tiré d'une voiture alors que le chauffeur parle d'un homme en tenue traditionnelle qui aurait pris la fuite en moto avec un complice.Les suites de l'enquête seront décisives.



Qui est Chokri Belaïd ?:
 Chokri Belaïd avait 48 ans quand il a été assassiné par plusieurs balles mercredi matin devant son domicile à El Menzah au nord de Tunis. Il a été transporté d’urgence à la clinique de la cité Ennasr, où il a succombé à ses blessures. Ses proches ont immédiatement accusé le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien. Focus sur ce fervent opposant au pouvoir en place.

Avocat de profession, l’homme était une grande figure de l'opposition tunisienne. Il dirigeait le Mouvement des patriotes démocrates, un parti d’extrême gauche qui repose essentiellement sur la lutte des classes. Ce parti a été légalisé le 12 mars 2011, avant de fusionner un mois plus tard avec le Parti du travail patriotique et démocratique, qui se réclame du socialisme et de la classe ouvrière. Celui-ci a été fondé en 2005 et légalisé six ans plus tard.
Critique acerbe du gouvernement actuel, il avait rejoint cette année une coalition de partis de gauche, le Front populaire. Cette alternative au pouvoir en place regroupe douze partis politiques et associations de gauche mais aussi des nationalistes, des écologistes, ainsi que de nombreux intellectuels indépendants.

(article complet ici :  http://www.bfmtv.com/international/portrait-tunisie-etait-chokri-belaid-441878.html )








jeudi 17 novembre 2011

Yosri Trigui n'est plus



Toute la Tunisie s'était mobilisée pour l'enfant du pays (Yousri Fakher Mohamed AL-TARIQI (يسري فاخر محمد محمد الطريقي)). 
Ses parents espéraient le retrouver avant la fin de l'année. Il a été pendu hier.
Il y a 10 jours, encore, je lisais des dépêches qui me permettaient de garder espoir. Après une première suspension de sa condamnation suite à des interventions politiques tunisiennes, la famille espérait vraiment retrouver son fis. J'ai appris la nouvelle tout à l'heure et à ce moment, j'ai pensé à sa famille et c'est pour qu'on n'oublie pas que j'ai souhaité en parler maintenant.
 Voici la dépêche de l'AFP annonçant l'information.

Exécution d'un Tunisien en Irak: Tunis exprime son regret


TUNIS - Le ministère tunisien des Affaires étrangères a fait part jeudi de son regret après l'exécution en Irak d'un jeune Tunisien condamné à mort pour sa participation à un attentat contre le mausolée de Samarra en février 2006.

Tunis fait part de son regret suite à l'exécution par les autorités irakiennes du citoyen tunisien Yousri Trigui, en dépit des efforts déployés par l'Etat tunisien pour obtenir sa grâce, selon un communiqué cité par l'agence TAP.

Le ministère des Affaires étrangères exprime ses vives condoléances à la famille du défunt.

Le ministère irakien de la Justice a confirmé jeudi l'exécution la veille de Yousri Trigui. Onze personnes impliquées dans des attaques terroristes ont été pendues mercredi. Parmi elles figure un Tunisien, condamné à mort pour sa participation à l'attentat contre le mausolée de Samarra, un Egyptien et neuf Irakiens, dont une femme, a-t-il dit.

Le président tunisien par intérim Fouad Mebazaa avait adressé il y a une semaine un message à son homologue irakien Jalal Talabani pour demander la grâce du jeune homme de 27 ans.

Le père de Yousri Trigui, Fakher Trigui, a déclaré à la TAP que son fils était un martyr et a réitéré son innocence. Mon fils est innocent de toutes les accusations portées contre lui et il n'a rien fait de mal, a-t-il dit.

Yousri Trigui, qui avait rejoint l'Irak en 2003 selon son père, était détenu depuis 2006.

Il avait été condamné à mort en 2009 pour avoir participé à l'attentat contre le mausolée chiite de Samarra, le 22 février 2006, qui avait déclenché la pire guerre confessionnelle entre sunnites et chiites de l'histoire de l'Irak avec des dizaines de milliers de morts.

Il a été aussi reconnu coupable d'attentats qui ont coûté la vie à des centaines d'Américains et d'Irakiens, dont la journaliste de la chaîne satellitaire Al-Arabiya en février 2006, Atwar Bahjat.


(©AFP / 17 novembre 2011 16h12)

Malgré l’intervention de Rached Ghannouchi auprès des autorités irakiennes

Yousri Trigui exécuté par les autorités irakiennes
Son père:«Certaines attitudes ‘’officieuses ‘’ tunisiennes auraient exacerbé l’animosité des chiites»
 La nouvelle est tombée comme un couperet : Yousri Trigui, condamné à mort par la justice irakienne a été exécuté aujourd’hui vers le coup de 09h30, heure tunisienne. Son père Fakhri, a confirmé la nouvelle dont il avait été mis au courant à l’instant même par un détenu libyen dans la même prison. Toujours d’après son père, l’Ambassade de Tunisie à Bagdad avait dans un premier temps démenti la nouvelle, confirmée par la suite par le bureau d’Ennahdha.

Ce n’est que vers le coup de 14h30 que la confirmation officielle est parvenue du Ministère des Affaires étrangères, tunisien.
Fakhri Tigui n’a pas manqué dans cette douloureuse circonstance d’exprimer ses voeux de libération imminente des autres détenus tunisiens dans les prisons irakiennes et ailleurs. Il a par la même occasion fustigé ce qu’il considère comme une attitude laxiste de la part des hauts responsables tunisiens et rappelé à ce propos la déclaration du Président irakien Jalel Talibani qui aurait nié avoir reçu la moindre requête officielle de la part de responsables tunisiens. : « Il est vraiment regrettable qu’il n’y ait eu aucune action ni aucune démarche sérieuses de la part des hauts responsables en Tunisie. Le communiqué publié par la Présidence de la République n’a fait qu’exacerber l’animosité de la secte Chiïte, d’où l’accélération de l’exécution de la mise à mort »
Rappelons que des promesses auraient été données par le premier Ministre irakien quant au report de l’exécution de la peine et à la révision du procès de Yousri Trigui, mais il semblerait que cette promesse ait soulevé un tollé auprès des Chiïtes et que les responsables irakiens aient cédé à la pression populaire. « mais pourquoi a-t-on épargné les quatre libyens condamnés à mort en Irak et exécuté un ressortissant tunisien? », s’interroge le père et de donner la réponse : « C’est parce que les responsables libyens ont entrepris des démarches avec plus de cœur et de volonté »


Il faut revenir sur l'immense campagne portée par des Tunisiens anonymes qui croyaient en son innocence même s'ils ne partageaient pas son combat.
 
Un site lui avait été dédié ici:  http://yosri.trigui.voila.net/affaire_trigui.html
ainsi qu'une importante page facebook  https://www.facebook.com/pages/Tous-pour-que-Yosri-Trigui-rentre-chez-lui-en-tunisie/189443901075897
Des lettres envoyées aux principaux chefs d'Etat, aux dirigeants politiques tunisiens.
Mais la décision du gvt irakien a été implacable en faisant pendre  mercredi, 11 personnes dont 1 femme. La nouvelle a aire le tour u net et toute la journée ce sont es centaines de personnes qui lui ont rendu hommage.
 

 
 


lundi 14 novembre 2011

Convoi du printemps des libres


Le Convoi du printemps des libres prendra la route de Tunisie vers Gaza à partir du 18 novembre 2011.

Cette Campagne vise à briser le blocus de Gaza en partance de Tunisie. Le 18 novembre 2011 la caravane des libres du printemps arabe démarrera de Tunisie vers Gaza avec la participation de membres de l'Assemblée constituante tunisienne et un ensemble de personnalités juridiques et nationales chargés avec des médicaments d'aides diverses. Un nombre de délégations internationales y participent. A noter la participation hautement symbolique d'un pays qui a vécu l'Apartheid: l'Afrique du Sud à sa tête le président du Parlement Sud Africain.

Au programme, une fois sur place, on notera essentiellement, (et selon des sources à moi) que le coup d'envoi de projets serait donné dont, entre autre, un complexe sportif et une école pour infirmes victimes des atrocités des agressions sionistes... Vive la Palestine libre.

Programme:
- 18 Novembre: Départ. une fois en Égypte, des pourparlers avec le gouvernements Égyptien seront à l'ordre du jour pour chercher les moyens susceptibles d'alléger les souffrances des Gazaouis et de mettre terme au boycott...
-20 Novembre: Traversée du passage frontalier de Rafah.
- 21 Novembre: La participation dans des festivités populaires. - Rencontres avec les autorités gouvernementales et civiles. - visites guidées de camps de réfugiers et d'institutions sanitaires, éducatives et de services pour faire le constat de l'impacte du boycott. - Contactes entre Parlementaires visiteurs et Gazaouis sacrés d'un communique planétaire de refus du boycott par les peuples du globe qui sera assigné à l'organisme Onusien des Droits de l'Homme.
- 25 Novembre: Départ.

Vive la Solidarité avec le Peuple Palestinien. Liberté, paix et justice s'en suivra !

(Le collage des images a été fait à partir d'images appartenant à la page http://www.facebook.com/TunisiaGaza?sk=wall
que je remercie les propriétaires)

The convoy will spring free of the road to Tunisia to Gaza from November 18, 2011.

This campaign aims to break the blockade of Gaza from Tunisia. On November 18, 2011 the caravan of Arab free spring start from Tunisia to Gaza with the participation of members of the Constituent Assembly of Tunisia and a set of legal personalities and national charged with various drug aid. A number of international delegations participating. Note the symbolic participation of a country that experienced the Apartheid: South Africa headed by the chairman of the South African Parliament.

The program, once there, it is noted mainly (and according to my sources) that the start of projects which would be given, among other things, a sports complex and a school for disabled victims of the atrocities of the Zionist aggression. .. Long live Palestine free.

Program:
- November 18: Departure. Once in Egypt, talks with the Egyptian government will be on the agenda to look for ways to alleviate the suffering of Gazans and to end the boycott ...
-20 November: Crossing the border crossing at Rafah.
- November 21: Participation in popular festivities. - Meetings with government officials and civilians. - Guided tours of refuge camps and health institutions, education and services to the finding of the impact of the boycott. - Contacts between parliamentarians and visitors Gazans sacred communicates a global boycott of refusal by the peoples of the globe that will be assigned to the UN agency for human rights.
- November 25: Departure.

Long live the solidarity with the Palestinian People. Freedom, Peace and Justice will follow!

(The collage image was made from images belonging to the page http://www.facebook.com/Tu nisiaGaza? sk = wall
I thank the owners)

dimanche 23 octobre 2011

A voté

Un jour historique pour la Tunisie. Un grand moment d'émotion et surtout ce qui peut sembler anodin pour beaucoup représente un grand pas pour le peuple Tunisien vers la démocratie.


mardi 14 juin 2011

Lina Ben Mhenni: la blogueuse qui dérange

 Lina, n'est pas apparue comme ça par hasard. Présente depuis le début dans ce qu'on a appelé la révolution des Jasmins, elle était par monts et par vaulx  durant les moments les plus difficiles de cette révolution bravant tous les dangers et nous fournissant son témoignage et celui du peuple tunisien à travers ses surprenantes photos et ses articles. Alors que rien n'est terminé, elle continue courageusement à témoigner et participer à cette révolution qui poursuit avec difficulté son avancée. Actuellement présente en France après une invitation à St Malo dans le cadre du Festival Etonnants Voyageurs à Saint-Malo, elle a participé à de nombreuses émission radios et télé. 
Le 9 juin 2011, elle participait à un chat avec le journal Ouest France . Voir le lien ici

elle sera présente mardi matin sur France Inter  à 9h10 heures, l'invitée de Pascale avec Mohamed Salem et Shami dans l'émission "Comme on nous parle".  et dans la même journée sur Canal plus à 13h30 en direct sur le plateau dans l'édition spéciale.
L'express lui a accordé un article  mais de nombreux journaux ont fait de même; elle est devenue le personnage clé de cette révolution même si modestement, elle reconnait elle même n'être pas la seule et qu'elle a accompli son devoir de citoyenne tunisienne. Les femmes ont été très actives sur le net lors de cette révolution mais aussi dans les manifestations et malheureusement parmi les victimes.

Voici la liste de ses contributions au site Nawaat  ici :        et en anglais dans Global voices 
Son blog tunisian girl  n'a pas besoin d'être présenté. Il est très connu dans le milieu des blogueurs tunisiens et au sein de la blogosphère blogosphère mondiale  depuis la révolution des Jasmins. :

Rappelons l'édition d'un livret d'une trentaine de pages " Tunisian Girl "qui sort cette semaine en France (Indigène Editions), en Allemagne et en Espagne. Il doit aussi paraître en Tunisie et une version en arabe est en préparation.
Lina Ben Mhenni y raconte comment internet, les blogs, puis Facebook et Twitter, ont contribué à l'émergence d'une véritable information dans un pays où tous les médias étaient contrôlés par le régime en place, en permettant notamment la diffusion de photos et de vidéos des victimes de la répression.Ces réseaux, explique-t-elle, ont grandement facilité la mobilisation des opposants jusqu'au départ, le 14 janvier, de Zine el Abidine Ben Ali après 23 années de pouvoir sans partage.( référence article1article2


Voici l'extrait de l'émission de Canal Plus où Lina Ben Mhenni apparaît, c'est ici

jeudi 2 juin 2011

La Tunisie, on l'aime ou on DEGAGE

Je vous invite à suivre ce soir une émission sur France 2 . Je ne suis jamais allé en Tunisie. Je n'appliquerai pas le dicton " voir la Tunisie et mourir" mais j'irai très prochainement embrassé le sol de ce pays qui a fait bougé le Monde comme aucune autre révolution n'a réussi à le faire. 


Tunisie : Un tourisme en révolution
Mots clés : Etranger Tourisme

Un reportage de Romain Icard
Après Ben Ali, le tourisme sera-t-il l’autre victime de la Révolution du Jasmin ?
Depuis cinq mois et le soulèvement populaire qui a chassé le dictateur tunisien, le tourisme est en berne. Une crise économique pourrait s’ajouter à la crise politique. La Tunisie, c’était la première destination des Français, attirés par les vacances au soleil tout compris et pas chères. Nous sommes retournés, avec une famille de Français, dans un centre de vacances, deux ans après leur premier voyage. L’ambiance a changé. A moitié vide, l’hôtel casse les prix et doit faire face désormais à un début de revendication salariale de la part des employés. Malgré ses campagnes de publicité européennes pour relancer le tourisme, le secrétaire d’Etat se fait interpeller par les nouveaux chômeurs qui lui demandent de faire revenir les touristes. Les troubles, doublés par les conseils de prudence des autorités françaises ont détourné ces touristes populaires vers d’autres destinations. La Tunisie devra-t-elle augmenter ses tarifs, en visant la classe moyenne, au risque de perdre sa première place ? Mais la révolution pourrait bien offrir à la Tunisie un nouveau visage : un tourisme plus haut de gamme et plus authentique. Florence, une Française de 53 ans, refusait jusqu’alors de fouler la terre tunisienne, pour ne pas cautionner la dictature. Nous la retrouvons dans une chambre d’hôte, dans la banlieue de Tunis. C’est nouveau. Sonia, la propriétaire, a longtemps été menacée par la police avant d’ouvrir sa maison à des particuliers. L’ancien régime surveillait jusqu’alors tout contact entre les touristes et la population. Sonia et Florence profiteront d’une manifestation, sous tension, avenue Bourguiba, pour "visiter", juste avant le couvre-feu, les lieux de la Révolution. Nous retrouverons aussi Aymen, guide touristique pour les hôtels qui accueillent un tourisme de masse. Nous l’avions rencontré il y a deux ans, pour Envoyé Spécial déjà, entre deux contrôles et une filature. Nous avions constaté alors le silence qui s’imposait à la population locale. Aujourd’hui, Aymen a toujours le même travail. Mais sa relation avec les touristes a changé du tout au tout. Il se dit enthousiaste, prêt à se démener pour montrer un nouveau visage du pays. Cela commence par les visites dans les marchés et les souks. Il nous montre comment les touristes peuvent vraiment visiter n’importe quelle boutique et non plus celles que les nervis du pouvoir avaient sélectionnées auparavant.



Pour s'informer sur le tourisme en Tunisie avec un autre regard que celui du abonné aux vacances à la française
: http://tourismetunisien-revolution.centerblog.net/

samedi 14 mai 2011

J'adore ce blog

J'adore le blog Nawaat qui est un blog coopératif pas toujours pour ses prises de positions mais pour la cohérence de son contenu, pour les informations pertinentes qu' il nous offre et pour avoir refusé un prix reçu .

Nawaat.org est un blog collectif indépendant animé par des Tunisiens. Il donne la parole à tous ceux qui, par leur engagement citoyen, la prennent, la portent et la diffusent. Nos choix éditoriaux sont entre autres guidés par les préoccupations qui affectent le quotidien de nos compatriotes et de nos semblables. Lancé en 2004, Nawaat.org mue à nouveau en faisant évoluer sa plateforme technique. Conscient que la conquête de la liberté est un combat à mener au quotidien en totale indépendance, le blog de Nawaat est indépendant de toute association, organisation ou gouvernement et ne reçoit aucune subvention publique et n’est financée par aucun parti politique.

lundi 14 mars 2011

La révolution arabe et la restauration de l'identité

La révolution populaire arabe et la restauration de l’identité

Article de Abdelaziz AL HIS du site aljazeera.net traduit par Moncef ZENATI



Les modèles égyptiens et tunisiens ont démontré avec brillance la soif des peuples arabes de s’exprimer et de bouger selon leurs natures et leurs libertés. En revanche, les institutions et les élites de l’autorité arabe se sont reposées sur des rapports de force et calculateurs basés sur une négation profonde de l’identité et de l’intérêt du peuple, étant donné que l’alignement à l’intérêt individuel implique l’écartement de l’intérêt général, et que la prise en compte de leur opinion personnelle exige l’étouffement et la marginalisation de l’opinion publique. En final, celui qui détient la force est à même de se définir et définir les autres, comme le signale Pierre Bourdieu dans son étude sur la sociologie politique. Le modèle basé sur le rapport de force et sur la dominance est celui qui définit les catégories des gens, détermine leur position et façonne leur identité.

La Tunisie : identité d’une élite ou identité d’un peuple ?

La Tunisie représente dans le monde arabe le modèle le plus significatif de subtilisation de l’identité. Un vol d’identité si profond et une marginalisation de la personnalité si forte que le président Bourguiba sortit un jour devant les gens, en plein jour de Ramadan, buvant du jus au vu de tous. De même lorsqu’il appela à renoncer au Pèlerinage sous prétexte qu’il épuise la devise nationale ou encore lorsqu’il méprisa ouvertement et publiquement la langue arabe.



Depuis les débuts de la Tunisie, après son indépendance, Bourguiba était pris par son ancienne lutte contre les symboles de l’arabité et de l’islamité représentés à la fois par les savants de la « Zaïtouna » et par l’ancien groupement du parti constitutionnel libre. Sous le slogan de « modernisation », Bourguiba se déploya à occulter les éléments constitutifs de cette identité. Il abolit alors les tribunaux juridiques (se référant à la législation musulmane) et propagea l’enseignement francophone.



Bourguiba était à la tête d’une élite de diplômés des universités françaises qui prirent la direction du mouvement national et des nouvelles institutions gouvernementales en Tunisie. C’est une élite qui s’employa à rompre avec les racines arabo-musulmanes de la personnalité tunisienne. Elle était en revanche, constamment disposée à adopter et à encourager tout ce qui contredisait les éléments constitutifs de cette identité. L’ère de Ben Ali qui débuta en 1987 était le début d’une mise en scène concernant l’ouverture sur la participation politique, les droits de l’homme et le progrès. Mais la réalité ne tarda pas à apparaître et le pays ainsi que son identité et la voix de son peule, rentrèrent dans une nouvelle période de dépaysement et de dénaturation. Le général Ben Ali est même allé jusqu’à amener la Tunisie vers des étapes d’une dictature sécuritaire et répressive atroce. Il dirigeait, en effet, directement le pays à travers son gigantesque dispositif sécuritaire, alors que son prédécesseur Bourguiba s’appuyait en premier lieu sur son parti au pouvoir.



L’identité tunisienne avec sa composante arabo-musulmane fut prise pour cible tout au long de son histoire. C’est ce que confirme Salem Labyad, professeur de sociologie politique à l’université al-Manar à Tunis, dans son livre « L’identité : l’arabité, l’islamité, la « tunisité » » où il écrit : « L’identité tunisienne, à travers de nombreuses périodes de son histoire contemporaine, est le sommet d’une réelle bataille entre l’élite populaire qui représente l’identité comme la perçoit le grand public, et une élite qui ne représente qu’elle-même, qui nourrit l’identité par des substances de son choix, elle peut être donc francophone, méditerranéenne, africaine, où même romaine ou carthaginoise, mais surtout pas arabo-musulmane.



Le fait d’insister, ici, sur la dimension arabo-musulmane de l’identité tunisienne est dû à l’oppression et à la marginalisation que cette dimension a subies. En principe, l’identité du peuple tunisien et égyptien demeure dotée d’un large fond dont le droit à la diversité et à l’expression naturel de ses composantes est assuré. Mettre en évidence une identité n’implique pas forcément le rejet d’une autre. En revanche, l’utilisation de certaines identités contre d’autres, fut et continue d’être l’un des moyens d’exercer la dictature. D’ailleurs, dans un état qui ne donne aucune considération aux institutions légales et civiles, et n’offre pas une démocratie réelle et effective, force est de constater que la diversité des identités devient un facteur de corruption au lieu d’être un facteur de richesse. Or, contrairement au cas de la Tunisie, il y a eu en Egypte, par le biais du gouvernement De Moubarak et celui de Sadat avant lui, une exploitation politique de la dimension musulmane de l’identité.



L’Egypte : un don du ciel entre les mains des puissants :



Depuis l’arrivée de Anouar Sadat au pouvoir, l’Egypte a pris une nouvelle direction : une coalition avec les Etats Unis et une politique d’ouverture économique. Or, ces deux aspects n’ont pas servi l’Egypte comme ils étaient supposés le faire. Au contraire, seule une élite et certains secteurs en ont tiré profit. Ils furent d’une manière générale, deux facteurs d’affaiblissement du peuple égyptien.



En effet, économiquement, l’Egypte a connu au début des années quatre-vingt, une moyenne de hausse des revenus sans précédent dans son histoire qui a atteint les 8%. Mais cette hausse ne pouvait profiter à un état souffrant d’une défaillance administrative, dominé par un parti unique élevant qui il veut et rabaissant qui il veut, ravagé par des classes opportunistes et par une désorganisation générale.



Après la moitié des années quatre-vingt, la moyenne nationale de revenu a fortement chuté, de même que la moyenne de l’immigration et le prix du pétrole. Cette orientation économique eut un impact sur le pays d’une manière générale. Le niveau de vie s’est affaibli, et un fossé s’est creusé entre le peuple et la manière dont est dirigé le pays. En dépit de tous ces problèmes, certaines classes sociales et certains secteurs ont pu se préserver. Il s’agit des classes et secteurs proches du pouvoir. Depuis, l’Egypte est devenu un pays sans égal dans le service des plus riches comme le mentionne le penseur Jalal Amine. Ces dernières années ont connu les pires versions de cette attitude. Le pays, sans cette révolution, était enchaîné à bord du train économique mondial le « néo-libéralisme » qui suscita l’enthousiasme de Jamal Moubarak et de son entourage. Cette nouvelle économie qui a eu pour effet l’effacement de l’identité du pays, la destruction de ses secteurs de production et l’assèchement des vaisseaux de ses classes les plus pauvres qui environnent en Egypte les 40% de la population.



Ces hommes d’affaires ou la « nouvelle garde » comme les nomme le Carnegie institution (Washington) le mois de septembre dernier, ont pris l’Egypte et ses institutions en otage. En effet, c’est pour la première fois qu’en Egypte, comme le pense l’institution, les hommes d’affaires jouent un rôle important au niveau de la prise de décision politique dans le pays. L’Egypte est un pays dans lequel les gangs économiques se sont associées aux gangs politiques pour spolier son économie et les aides financières étrangères. D’après certaines estimations, la valeur de l’argent détourné du pays au milieu des années quatre-vingt-dix aurait atteint les 300 milliard de dollars. D’autre part, l’ouverture sur les Etats Unis n’a pas été un facteur de force pour l’Egypte pais un facteur d’affaiblissement, comme c’est généralement le cas de tous ceux qui traitent avec eux selon leurs conditions.



Par ailleurs, certains rapports avancent que l’administration d’Obama a insisté, dès le début, sur le fait ne pas émettre des critiques ouvertes à l’encontre du gouvernement de Moubarak pour son manquement dans les domaines de la démocratie et des droits de l’homme. En réalité, le régime de Moubarak était incapable de refléter l’identité du peuple, car en vérité, il s’agit d’un régime qui a perdu son identité. C’était un régime de nature personnelle, dépourvue de toute organisation structurelle, qui n’a su évoluer dans aucune direction qu’elle soit démocratique ou même totalitaire comme l’évoque Maysa Jamal dans son livre « L’élite politique en Egypte « (p 220).



Libération d’une autorité et anti-autorité :



La caractéristique principale du changement qui se fait au niveau du peuple est qu’il s’agit d’un changement qui ne connaît pas de trêve. Il s‘exprime simplement et directement : un régime corrompu, qu’il parte ! C’est ainsi que le mouvement populaire remet les choses à leurs places (à l’origine), et pratique la restructuration en considérant la nouvelle situation dont il est le seul maître loin des théorisations superflues des élites du pouvoir et de l’opposition.



Et en principe, les élites ne sont considérées ainsi que si elles sont une source qui alimente et approvisionne le peuple dans un domaine dont il a besoin, et non pas lorsque celles-ci se nourrissent de lui et le transforment en un champ où elles font ce qu’elles veulent. Par conséquent, étant qu’il s’agit d’un changement majeur, la révolution populaire sera à même de reproduire l’élite selon un cadre ferme renfermant des objectifs et réalistes fortement liés, en premier lieu, à l’intérêt des gens. Ainsi, la libération des gens et leur émancipation des contraintes autoritaires et idéologiques est l’avantage majeur de la révolution populaire arabe. C’est la voie la plus sûre pour la restauration de leur identité et pour l’expression directe de leur volonté et de leur nature. Les masses populaires se centralisent autour de critères objectifs généraux qui font l’unanimité des gens et font fondre toutes les différences idéologiques, tels que la liberté, la dignité, la démocratie, la justice sociale. Politiquement, le voie de l’intérêt personnel emprunté par l’élite au pouvoir avec les forces étrangères, ou ce qu’attend l’Occident d’un régime arabe, a perdu son importance et sa centralité, tant que l’autorité est celle de la rue, et que l’opinion est celle du peuple. Toutes les fenêtres des évènements qui se sont ouverts aux arabes durant le siècle précédent, de la chute du califat, à la décolonisation, à la chute de l’URSS, à l’alliance politique avec les Etats Unis, ne pouvaient prédisposer un changement démocratique dans la région. Au contraire, ce fut des fenêtres exploitées par une élite tyrannique et des idéologiques hermétiques.



Mais aujourd’hui, se manifestent les signes de la percée du corps totalitaire dans les pays arabes, après que les forces de la tyrannie aient épuisé toutes ses énergies et toutes ses ruses, et après l’émergence d’un mode « sociétaire » nouveau conscient des effets de la tyrannie sur son pays.



Il nous appartient aujourd’hui de reconnaître que l’expression de l’opinion des gens et l’adoption de cette expression avec force est un acquis. Aujourd’hui, l’ensembles des rabes ne sont plus uniquement des « majorités silencieuses » d’après la description de Jean Baudrillard selon lequel elles seraient dotées d’une énergie négative qui ne font qu’absorber ce que les élites injectent sans réagir d’égal à égal, ni cette « section muette » d’après la description de Aboul-Alaa al-Ma’arri selon lequel elles seraient l’otage de l’esprit des autres.







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dimanche 6 mars 2011

Tunisie: solidarité avec les réfugiés aux frontières

Demain sur le 19/20 reportage sur la collecte de fonds en faveur des réfugiés à la frontière tuniso-libyenne
et n'hesitez pas à visiter la page facebook http://facebook.com/sostunisie
Ce matin j'ai participé à une émission radio pour m'exprimer sur la situation aux frontières tuniso-libyennes
voici l'extrait de l'enregistrement concernant ce thème.

vendredi 4 mars 2011

Dhiba: frontière tuniso libyenne : la catastrophe au bout du chemin

Je viens de recevoir un message d'une humanitaire qui se trouve tout au sud de la Tunisie au poste frontalier de Dhiba (Tunisie) face au village Libyen de Wazin; La menace est imminente; Les troupes de Khadafi sont massées en nombre; Il y a des dizaines de milliers de réfugiés qui menacent de déferler sur le poste frontalier tunisien et il n'y a rien pour les accueillir. J'envoie ce message comme une  bouteille à la mer; J'ai parfois l'impression de prêcher dans le désert. L'aide arrive au compte goutte. l'armée tunisienne et le croissant rouge tunisien sont débordés et moi enragé.

Situation aux frontières tuniso-libyennes et egypto-libyennes













http://www.wat.tv/video/camps-refugies-allongent-frontiere-3ged9_2i0u7_.html

Côté Libyen situation aussi critique

http://info.france2.fr/monde/une-foule-se-presse-a-la-frontiere-tunisienne-67613859.html?onglet=videos&id-video=MAM_3500000000015792_201103021205_F2