lundi 31 juillet 2017

A Gaza, tout est rationné, l'électricité, l'eau et même la vie



Je me fais un honneur de reprendre et surtout partager les publications de mon ami Palestinien Ziad Medoukh qui tous les jours nous envoie son témoignage vivant de la triste réalité à Gaza. J'admire son courage et sa volonté permanente de partager son vécu. Ses écrits précieux ont besoin d'être partagés auprès de tous. Merci encore Ziad pour tout ce que tu fais. Tu es un digne représentant de ton peuple que je chéris.




Ziad Medoukh


C'est difficile pour moi citoyen palestinien de Gaza de décrire en deux ou trois pages la situation actuelle dans notre région abandonnée. Une situation catastrophique à tous les niveaux qui s’est aggravée récemment, notamment, avec la crise de l’électricité et ses conséquences dans tous les secteurs vitaux dans cette région sous blocus israélien depuis plus de dix ans. 

Mais je vais essayer le plus succinctement possible de narrer une partie de mon vécu pendant des jours et des jours où Gaza était dans le noir total. 

Actuellement, nous avons le droit à trois ou quatre heures d’électricité par jour, c’est insuffisant, mais on n' a pas le choix, on s’adapte avec cette situation même insupportable .

Je ne vous cache pas que, je me demande toujours, ainsi que tous les Palestiniens de Gaza: "sommes nous un peuple anormal pour supporter cette situation inacceptable et cette souffrance qui dure et qui dure" et je me pose souvent les même questions : "Pourquoi nous à Gaza ? Pourquoi le monde officiel ne bouge-t-il pas? Et jusqu’à quand durera notre souffrance ?" 

Nous avons vécu des journées terribles dans la moitié du mois de juillet 2017, avec seulement une ou deux heures d'électricité par jour, quelques fois, deux ou trois jours sans électricité et sans eau. 

La crise a commencé en avril dernier avec la décision israélienne de réduire la quantité d'électricité qui entre dans la bande de Gaza. Nous sommes passés de huit heures à quatre heures par jour, puis deux heures dès le début du mois de juillet. 

Cette crise nous rappelle les événements tragiques de l'été 2014 vécus par la population civile de Gaza, même sans bombardements et sans bombes. 

Ce qui aggrave notre souffrance c'est ce silence complice du monde officiel , la chape de silence que les médias entretiennent, et l'indifférence totale des organisations des droits de l'homme qui n'arrivent pas à condamner cette ignominie. 

C'est vrai, notre volonté remarquable et notre patience extraordinaire, mais surtout notre adaptation à ce contexte très difficile est un aspect très positif qui nous aide à supporter cette souffrance. Mais notre situation est de plus en plus délicate dans la bande de Gaza, une région occultée et laissée à son sort par une communauté internationale officielle sourde à nos souffrances! 

Pour moi, dans ce contexte particulier, et comme deux millions de Palestiniens, nous avons vécu des jours et des jours très longs sans eau et sans électricité. J’essaie de faire mon devoir, d’envoyer des nouvelles au monde francophone, je résiste par les témoignages et le partage de notre vécu, même si c'est difficile de répondre à tous les messages qui proviennent de beaucoup d'amis et de solidaires car je tiens beaucoup à la solidarité internationale et le soutien indéfectible de ces solidaires de bonne volonté.

Pendant ces jours terribles, nous étions tous à Gaza sous pression, personnellement, je passais davantage de temps à mon travail à l’université. Car elle dispose d’un générateur, et durant ce temps, j’étais obligé de faire toutes les tâches de mon travail ,car chez moi, la batterie rechargeable a besoin de huit heures minimum par jour pour fonctionner. Mais avec deux heures, elle tombe souvent en panne, et pour la réparer ou en acheter une autre, qu'il faut charger, on a besoin de huit heures par jour. 

Parmi les conséquences graves de cette crise, c’est le secteur de l’eau qui a été le plus touché. Ici tous les puits d'eau ont besoin d'un courant électrique pour remplir nos réservoirs qui se trouvent sur le toit de nos maisons. Pour que l'eau arrive dans les robinets à partir des réservoirs, on a besoin d'électricité. Le problème étant que parfois, même pendant le retour du courant électrique, l’eau était coupée! 

Il nous est arrivé de rester plus de trois jours sans eau, inimaginable! Dans ce cas, on était obligé d'acheter de l’eau potable pour l’utilisation quotidienne. Auparavant, on achetait l’eau potable pour boire, car l’eau du robinet dans tous les foyers de Gaza n’est pas potable. 

On est obligé de s'adapter avec cette nouvelle situation, et il y a eu un changement dans les habitudes: par exemple on achète la nourriture au jour le jour, et on ne met rien dans les réfrigérateurs , souvent vides, on a envie de boire de l'eau fraîche avec cette vague de chaleur......mais en vain! 

On ne dort pas assez, il fait très chaud, les ventilateurs et les climatiseurs ont besoin d’électricité pour fonctionner, tout est paralysé à Gaza.

Vous n'imaginez pas la joie de toute la famille, quand revient le courant électrique à n’importe quel moment du jour ou de la nuit. A n'importe quel moment, le retour du courant est une fête, tout le monde se réveille, soit pour faire fonctionner les appareils électroménagers, pour charger les portables, soit suivre les nouvelles, utiliser internet et les réseau sociaux! Dans notre contexte d’isolement, nous voulons garder le contact avec le monde! 

Quand le courant électrique revient, à n’importe quel moment de la journée, le matin, le soir, à l’aube, même à 2h ou 3h du matin, un état d’urgence est décrété chez moi: personne dans la maison n’a le droit de me parler ou de me demander quoi que ce soit. La priorité est d’envoyer les nouvelles de Gaza aux amis solidaires et aux associations de soutien à la cause palestinienne. J’ai dû laissé tomber beaucoup d’obligations familiales, car je suis convaincu de l’importance de cette solidarité internationale. Je veux informer sur notre quotidien ,je n’avais pas le temps de m’occuper de mes enfants et de ma famille, ils n'osent pas me parler quand l'électricité revient!

J'ai de la peine pour mes enfants, les pauvres, ils ne vivent pas une vie normale. Pas de loisir, pas de vacances, ni de plage. La plupart des journées, ils sont dans leurs maisons ou devant leurs immeubles pour jouer et passer le temps. Bien que leur vacances scolaires aient commencé depuis deux mois, nous n'avons passé aucun jour sur la plage à cause de la pollution de la mer à Gaza. 

Un aspect remarquable, est la solidarité familiale et sociale, les voisins s'entraident énormément pour fournir de l'eau, ou recharger les lampes pour les autres. 

Le problème dans ce contexte : vous ne pouvez rien faire devant cette injustice, notre impuissance devant de telles souffrances, nous n’avons pas d’autre choix que de supporter et de résister en attendant un changement. 

Le sentiment de l'enfermement et de l’isolement est un sentiment terrible! Et les Palestiniens de Gaza sont les mieux placés pour sentir ce sentiment , eux les enfermés dans leur prison à ciel ouvert depuis plusieurs années. 

Le seul responsable de notre souffrance est l’occupation israélienne qui vise à briser la volonté remarquable et la patience extraordinaire de cette population civile de Gaza! Une population résistante et attachée à sa terre malgré toutes les mesures atroces de l’occupation contre la bande de Gaza. 

On ne peut pas accuser les dirigeants palestiniens de Gaza ou de Ramallah d’avoir un rôle de responsabilité dans cette crise d’électricité, même si la division est une honte, car les deux sont impuissants et leur pouvoir sous occupation est illusoire. 

Notre contexte est comme un verre où l’eau se mélange au sel comme pour donner un sens encore à l’espérance, qui nous rend forts comme le roc sur cette terre aux mille et une meurtrissures. 

Les Palestiniens de Gaza sont privés de liberté sauf de leur liberté de penser. Leur seul droit est de respirer l'air souvent pollué par l'odeur des bombes de l'occupant. 

En dépit de notre vécu tragique pendant cette période où Gaza a supporté l’insupportable, ce qui nous soulage est cette mobilisation et cette solidarité civile et populaire partout dans le monde avec la population de Gaza contre le blocus israélien. Nous sommes quasiment la seule région dans le monde en souffrance permanente; pour laquelle les solidaires organisent des manifestations et des rassemblements de soutien, ça calme notre colère 

On peut dire qu’aucun objectif israélien de cette punition collective n' a été réalisé, notre population digne est toujours débout. 

Après tout, malgré toute cette souffrance, mon message est toujours simple : c’est un message d’espoir au cœur de la douleur. 

Je suis plus que jamais déterminé à continuer ma résistance quotidienne dans la bande de Gaza, comme ma population civile, à travers l’éducation et le travail avec mes jeunes pour une ouverture sur le monde. Avec le soutien des solidaires de notre cause juste, pour une Palestine de liberté et de paix durable, une paix qui passera avant tout par la justice.

jeudi 27 juillet 2017

Une déclaration choquante et méprisante.

Il n'est pas acceptable que le ministre puisse se permettre ce genre de déclaration après un accident impliquant des agents du service pénitencier et des prisonniers.
Un accident éprouve tout le monde et il n'est pas concevable de faire une telle distinction surtout venant d'une autorité. Si certains ou certaines se sont retrouvés derrière les barreaux, ça ne doit pas impliquer un tel dénigrement d'un ministre qui se doit de faire preuve de respect. J'espère que le Ministre présentera des excuses aux prisonniers blessés ainsi qu'à leurs familles.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/pas-de-calais-un-carambolage-sur-l-a21-fait-22-blesses-dont-six-detenus-27-07-2017-7160634.php


https://twitter.com/justice_gouv/status/890532920896741376

vendredi 21 juillet 2017

Ziad Medoukh, le militant poète de Gaza

Il est oh combien difficile de vivre dans une prison à ciel ouvert dans laquelle sont parqués 2 millions d'ETRES HUMAINS subissant l'un des pires embargos depuis bien trop longtemps. Punis pour avoir "mal votés", les habitants de Gaza gardent toujours l'espoir de lendemains meilleurs. Ziad Medoukh , directeur du département de français de l'Université de Gaza, poète, homme de paix, actif dans tous les domaines pour aider son peuple à survivre malgré les privations, l'enfermement, les bombes et la mort au bout du chemin. 
Très actif dans les réseaux sociaux, il est un témoin précieux de la vie à Gaza, notre interlocuteur privilégié pour maintenir le contact avec la population gazaouite. 

J'ai voulu partager son dernier article ici afin de le soutenir dans ses différentes et nobles actions en faveur de la paix.






Activités et actions de Ziad Medoukh à Gaza en Palestine

Universitaire et chercheur reconnu
Témoin de Gaza et de la Palestine
Ecrivain et poète d'expression française
Conférencier infatigable pour la Palestine dans les pays francophones.
Il mène des activités de bénévolat
Il donne espoir aux jeunes de Gaza
Il apporte la joie aux enfants de Gaza
Il tient beaucoup à la solidarité internationale
Il résiste par la culture, l'éducation et la non-violence.
Ziad Medoukh : la voix de la paix palestinienne au monde francophone
Ziad Medoukh: message d'espoir au cœur de la douleur.

Amitiés de Gaza la vie




mardi 18 juillet 2017

Lettre à Emmanuel Macron

Message relayé pour dénoncer les propos du président de la république française, Monsieur Emmanuel Macron qui ose assimiler l'antisionisme à de l'antisionisme et directement condamner au silence toutes les associations qui luttent pour faire appliquer les lois internationales votées par les instances onusiennes en faveur du peuple palestinien.


Monday, July 17, 2017

Lettre à Emmanuel Macron

Monsieur Emmanuel Macron,
Je commence ma lettre par vous informer de ce qui suit :
Je suis un antisioniste et un anticolonialiste. 
Je rejette le racisme et l'antisémitisme de toutes mes forces. J'en ai trop souffert au cours de ma tendre enfance sous le colonialisme français que vous avez qualifié en 2017 de CRIME CONTRE L'HUMANITE avant de vous rétracter sous la pression des nostalgiques de l'Algérie française qui constituent un lobby électoral dont le poids n'est pas négligeable en France.
Ma très longue observation des pratiques du système colonial sioniste en Palestine et au Liban, en plus de la colonisation du Golan grâce à la complicité de l'Union Européenne et des USA, m'ont ancré dans la conviction que le sionisme est une synthèse du nazisme et du régime d'apartheid de l'Afrique du Sud qui n'auraient jamais été démantelés sans une guerre mondiale contre Hitler et sans la mobilisation de la communauté internationale (gouvernants et citoyens) qui avait soumis Botha à un sévère boycott.
Quant au régime sioniste, je ne vais pas perdre mon temps à énumérer tous les crimes de guerre, toutes les opérations génocidaires, tous les assassinats d'enfants et de nourrissons au Liban et en Palestine, toutes les violations des lois onusiennes qui le rendent passible de la Cour Internationale de Justice. Vous disposez à l'Elysée d'une documentation complète qui comporte tous les détails. Je précise que cette documentation a été établie par l'administration française.
Par contre je vous invite à vous poser quelques questions :
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu a-t-il sabordé les accords d'Oslo ?
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu s'est-il opposé à l'organisation par la France d'une conférence internationale pour la Paix au Moyen-Orient ?
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu est-il pris par la rage de construire au bénéfice des colons sur des territoires Palestiniens occupés alors que l'ONU et toute la communauté internationale dont la France condamnent énergiquement ce qui constitue une impardonnable violation du droit international ?
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu ne cesse-t-il pas de chasser des familles palestiniennes et de raser leurs maisons ? 
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu n'accepte-t-il que l'arbitrage de Washington dans toute négociation avec l'Autorité palestinienne ? 
Je termine ma lettre en vous disant toute mon indignation de m'entendre traité par vous d'antisémite parce que j'ai depuis toujours dénoncé les crimes de guerre sionistes au Liban et en Palestine.
OUI, JE SUIS ANTICOLONIALISTE.
OUI, JE SUIS ANTISIONISTE.
VOUS AVEZ LE DROIT DE VOUS OPPOSER A MON COMBAT CONTRE LE SIONISTE NETANYAHU ET SES TUEURS MAIS RIEN NE VOUS AUTORISE DE M'ASSIMILER AUX ANTISEMITES. 
J'ai vu avec quelle ferveur l'humaniste Emmanuel Macron a serré dans ses bras et embrassé le criminel de guerre Benjamin Netanyahu.
C'est indigne d'un homme qui prétend appartenir à la Nation des Justes. 
.......................
militant de la libération de la Palestine et de tous les pays colonisés.
....Le 17 juillet 2017

Faut il en rire où en pleurer ? il n'empêche , c'est très inquiétant

La prise de contrôle durant toute la nuit de 1h à 6h du matin du compte officiel du ministère de la culture par un gamin de 13 ans qui est le fils de la chargée de rédaction des tweets du compte twitter @ministercc peut sans aucun doute considéré comme un fait gravissime.
Acte grave pas seulement du fait des propos injurieux, diffamatoires, sexistes tenus par l'adolescent  à l'encontre des adolescents mais surtout parce que ce dérapage grave a dévoilé plusieurs faits.

1) la chargée de la communication du ministère de la culture est une personne dangereusement irresponsable qui n'a mesuré l'importance de sa fonction en n'adoptant les mesures minimalistes en terme de sécurité informatique.
2) Le service informatique chargé de la gestion des comptes officiels de l'Etat n'a pas été à la hauteur en étant incapable de réagir à cet incident humiliant pour les autorités de l'Etat
3) Les services de la police du NET ont démontré leur nullité totale durant toute la nuit pendant laquelle, la France fut la risée planétaire

Cet incident suivit en direct dans toute la planète a donné l'impression qu'il n'y avait personne aux commandes du paquebot France.


J'espère juste que les autorités collectivement coupables ne se contenteront pas de mesurettes. 

L'adolescent ("criminel") qui a par son attitude a nui aux intérêts de la France devrait risquer gros même si j'en doute. 
La fautive , devrait normalement être licenciée pour faute lourde mais il ne faut pas rêver.








lundi 17 juillet 2017

RadioHead sera bien présent à Tel Aviv le 19 juillet 2017

Malgré les nombreuses pressions qui n'ont pas cessé pour dissuader le groupe mythique Radiohead de se produire en Israël, le chanteur du groupe Thom Yorke a refusé de céder en  rejetant les critiques qui lui ont été adressés et considérant qu'il s'était senti blessé des reproches faits à son encontre. 


Radiohead n’a pas joué en Israël depuis 2000. Ce concert faisait partie d’une tournée méditerranéenne désormais légendaire au cours de laquelle Radiohead avait dévoilé des chansons de « Kid A », souvent considéré comme le chef-d’œuvre du groupe, qui s’échangeaient en ligne avant la sortie de l’album.


C'est clair qu'il s'est retrouvé pris en porte à faux entre ses déclarations par exemple en faveur du peuple tibétain et son refus d'essayer de comprendre où il m'était les pieds.
  
Plusieurs associations ont reproché le discours de Thom Yorke et son refus du dialogue

« Le choix de Thom est un choix simple : va-t-il soutenir l’opprimé ou l’oppresseur ? », a déclaré le cinéaste Ken Loach dans un communiqué diffusé par Artists for Palestine UK, le 5 juin.



 BDS avait lancé une pétition pour inciter Radiohead a changé d'avis.
https://www.bdsfrance.org/radiohead-ne-pretez-pas-votre-voix-ni-votre-art-a-loppression/


Le célèbre journaliste israélien du journal Haaretz soutient lui aussi l'action BDS

 https://www.bdsfrance.org/thom-yorke-voila-pourquoi-vous-devriez-boycotter-israel/



Les icônes anglaises du rock expérimental doivent se produire à Tel Aviv le 19 juillet, en clôture d’une tournée qui comprend les grands festivals de Coachella (Californie) et Glastonbury (Angleterre).

Radiohead a joué par le passé au profit des droits des Tibétains, Amnesty International et la lutte contre le changement climatique.

« Puisque Radiohead fait campagne pour la liberté des Tibétains, nous nous demandons pourquoi il refuserait de défendre un autre peuple sous occupation étrangère », peut-on lire dans cette lettre.

« En vous demandant de ne pas jouer en Israël, les Palestiniens vous ont demandé de faire un petit pas pour aider à faire pression sur Israël pour mettre fin à ses violation des droits humains et du droit international », poursuivent les auteurs.

« Assurément, si prendre position contre la politique de la division, de la discrimination et de la haine signifie quelque chose, cela veut dire s’y s’opposer partout — et cela doit inclure ce qui arrive chaque jour aux Palestiniens », ajoute la lettre.

Roger Waters, l’ancien de Pink Floyd et l’inspirateur de « The Wall », est depuis longtemps ouvertement critique envers Israël.

Les romanciers Alice Walker et Hari Kunzru, ainsi que le musicien Thurston Moore, des pionniers américains du rock alternatif Sonic Youth et Nick Seymour, de Crowded House, font partie des signataires.

Le militant anti-apartheid et Prix Nobel Desmond Tutu a également signé la lettre.

Desmond Tutu, Stevie Wonder, Carlos Santana et Lauryn Hill ont renoncé à jouer en Israël.

samedi 15 juillet 2017

Alain Gachet, le génie de l'eau miraculeuse

Alain Garchet est tout sauf un illuminé. Armé d'une formation scientifique pointue, il a réussi à faire pour l'Humanité présente et future ce que peu ont réussi à réaliser. C'est un réel bienfaiteur de l'Humanité.

Cet ingénieur des mines, à la fois homme de terrain et concepteur d’algorithmes, a inventé une méthode pour détecter de l’eau profonde en plein désert et sa méthode est redoutablement efficace.


Très débordé entre son travail et sa vie familiale, il a quand même trouvé le temps d’écrire un livre (1). Passionné d’histoire, il a participé à des fouilles archéologiques en Israël/Palestine et en Jordanie. Pour l’heure, Alain Gachet, bien qu’admirablement secondé par une jeune géologue, souhaiterait transmettre son secret à des investisseurs à but non lucratif – la Fondation Bill-Gates, par exemple. Mais le plus urgent, pour lui, reste de combattre la soif, notamment dans des endroits où les gens « marchent sur l’eau » sans le savoir.

« L’eau, c’est la survie, résume-t-il. Mais c’est aussi la civilisation et la paix. »
 



Alain Gachet a fait l'objet d'un film plusieurs fois primé.

 http://www.ladybirdsfilms.fr/le-sourcier/



Voici un lien pour en savoir plus sur le personnage et son travail: https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Gachet#Inventeur_.281996-2010.29




 (1) L’Homme qui fait jaillir l’eau du désert, éd. JC Lattès, 276 p., 19 €.

mercredi 12 juillet 2017

Le mouvement BDS fête ses 12 ans.



Le 9 Juillet 2017 marque la douzième année du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Cela fait 12 ans qu’une coalition aussi large que diversifiée à travers la société palestinienne a surmonté d’incroyables obstacles pour s’unir autour de trois droits fondamentaux palestiniens et sur un chemin de lutte non-violente, inclusive et antiraciste pour les atteindre. Malgré la fragmentation, l’occupation militaire, la ségrégation et la dépossession, nous nous sommes réunis pour affirmer le droit de notre peuple à la liberté, la justice, l’égalité et à la dignité.

L’appel au BDS de 2005 incarne un soutien massif palestinien pour exiger la fin de l’occupation militaire israélienne et le démantèlement de son mur illégal, la fin de son système institutionnalisé et légalisé de discrimination raciale, qui correspond à la définition d’apartheid selon l’ONU, et le droit des réfugiés à retourner sur leur terre, comme stipulé dans le droit international.

Inspirés par le mouvement anti apartheid sud africain et le mouvement des droits civiques américain, des groupes représentant tous les Palestiniens en appellent aux personnes de conscience à travers le monde à adopter ces moyens de pressions en soutien à la lutte pour nos droits. Le BDS demande le boycott et des initiatives de désinvestissement dans les milieux académique, culturel, économique et sportif et à faire pression sur les états afin qu’ils prennent des sanctions significatives contre Israël jusqu’à ce qu’il remplisse pleinement ses obligations devant le droit international.

Vous ne nous avez pas laissé tomber.

BDS fête ses 12 ans cette semaine et voici 12 nouvelles qui montrent l’impact grandissant de notre mouvement en 2017 :

1. Un rapport de l’ONU a établit qu’Israël impose un système d’apartheid sur la totalité du peuple palestinien et appelle à des mesures de BDS pour mettre fin à ce régime d’apartheid.

2. L’église Mennonite aux USA vient de voter à 98% pour un désinvestissement des entreprises qui tirent profit de l’occupation israélienne. Cela fait suite à l’adoption de pratiques similaires ces dernières années par plusieurs églises protestantes, dont l’Église Presbytérienne, l’Église Unie du Christ et l’Église Méthodiste Unie. La résolution des Mennonites encourage aussi les membres de l’église à boycotter les produits venant des colonies israéliennes illégales construites sur des terres volées aux Palestiniens.

3. Une victoire du droit au boycott : le parlement espagnol a affirmé que le droit de soutenir les droits des Palestiniens par le BDS est protégé par la liberté d’expression et d’association. Le gouvernement du Royaume Uni a perdu son procès contre Palestine Solidarity Campaignet ses alliés dans une décision affirmant l’interdiction pour le gouvernement de restreindre le droit des autorités locales à se désengager de sociétés complices des violations par Israël des droits humains des Palestiniens. Le parlement suisse a stoppé les tentatives du lobby israélien de criminaliser le soutien au BDS.

4. La plus grande fédération syndicale de Norvège, représentant près d’un million de travailleurs, a adopté un boycott complet d’Israël afin d’obtenir les droits des Palestiniens selon le droit international.

5. Le syndicat des médecins libanais ne travaille plus avec G4S, la plus grande entreprise de sécurité au monde, à la suite d’une campagne menée par des militants de boycott au Liban, préoccupés par la complicité de la société dans les violations israéliennes des droits humains palestiniens.

G4S a également essuyé ses premières pertes en Équateur, où un institut de recherche ne renouvela pas son contrat avec l’entreprise à la suite d’une campagne BDS. La direction d’une compagnie californienne de transports ne renouvela pas son contrat avec G4S après qu’une coalition pour les droits humains et du travail, dont des militants BDS, mirent en lumière le rôle de la société dans des violations des droits humains en Palestine et aux États-Unis.

Ces avancées font suite à de nombreuses victoires du BDS dans les années passées contre G4S en Jordanie, Colombie, Finlande, Royaume Uni, Afrique du Sud, au Parlement Européen, parmi d’autres pays et institutions, qui ont forcé la société à vendre la plupart de ses marchés israéliens illégaux.

6. Le plus important opérateur de transports publics d’Israël a perdu un contrat de 190 millions d’euros pour la gestion des transports publics en Hollande.

7. Le conseil municipal de la ville de Barcelone a adopté un guide des pratiques éthiques qui exclue les entreprises impliquées dans l’occupation militaire israélienne. Dans les années passées, des dizaines de conseils municipaux en Espagne se sont déclarés “zones libres de l’apartheid israélien.”

8. Une coalition palestinienne d’organisations chrétiennes appelé le Conseil Mondial des Eglises à soutenir le mouvement BDS pour les droits humains palestiniens.

9. Une vague de boycotts a touché le festival international du film LGBT de Tel Aviv : des artistes du monde entier ont respecté la ligne du boycott culturel palestinien. Un réalisateur primé Sud-africain, dont le film avait été programmé pour faire l’ouverture du festival, figurait parmi les artistes qui annulèrent leur participation au festival.

10. Deux universités chiliennes annulèrent des évènements sponsorisés par l’ambassade israélienne, et des conseils d’étudiants dans plusieurs universités des États-Unis et d’ailleurs ont voté diverses mesures BDS.

11. Le gouvernement israélien a subi un revers embarrassant après que six joueurs de la Ligue National de Football (NFL) des États-Unis sur onze refusèrent un voyage de propagande tous frais payés, organisé pour améliorer l’image terni d’Israël.

12. Les campagnes de BDS prennent de l’ampleur parmi les citoyens palestiniens d’Israël. En coordination avec les partenaires BDS en Corée du Sud, le Comité BDS des Citoyens Palestiniens d’Israël (BDS48) a lancé une campagne pour boycotter et se désengager de Hyundai Heavy Industries (HHI) jusqu’à ce que la société mette fin à sa complicité dans les violations israéliennes des droits humains palestiniens, particulièrement à Jérusalem et dans le Naqab (Néguev).

Traduction: LG pour BDS France







Et pour les sceptiques, qu'il sachent que le peuple Palestinien subit trop d'injustices comme cette dernière qui fait sursauter même les alliés d'Israël: 





Le combat continue en France et même en Israël où le mouvement citoyen pour une paix durable ne fait que s'accroître. 



Le 2 février dernier s'est déroulé à Metz le procès en première instance sur plainte de la multinationale israélienne TEVA (génériques pharmaceutiques) contre le président du collectif BDS 57, poursuivi pour provocation à la discrimination. Les associations France-Israël et Avocats sans frontière s'étaient au dernier moment constituées partie civile. Les juges décidèrent la prescription, ce qui constituait pour nous et pour toute la campagne BDS France une issue idéale. Le parquet a cependant fait appel du jugement, suivi immédiatement des trois plaignants et un nouveau procès aura donc lieu :

LE JEUDI 5 OCTOBRE PROCHAIN à 14 H 00 AU TRIBUNAL DE METZ

Nous préparons une nouvelle mobilisation dans les mêmes conditions que la précédente puisque c'est le même procès qui va se dérouler devant une nouvelle cour, avec la probabilité que la prescription ne soit pas confirmée. Vous avez été nombreux à participer l'hiver dernier à cette mobilisation exceptionnelle et mes camarades et moi-même sommes infiniment reconnaissants. Ce fut incontestablement une réussite couronnée par un premier verdict inespéré et une incontestable première victoire de notre avocate. Malheureusement nos adversaires, et au premier chef le Parquet, s'acharnent et nous allons devoir à nouveau mettre en place le même scénario, dans l'espoir d'une décision de justice en notre faveur...

D'ORS ET DÉJÀ, NOUS FAISONS APPEL A VOTRE SOLIDARITÉ, DONT LE VOLET FINANCIER EST LE PLUS URGENT POUR NOUS, SACHANT QUE LES FRAIS DE JUSTICE RESTENT TRÈS ÉLEVÉS... 


Nous entrerons dans le vif de la mobilisation en soutien à l'inculpé dès les premiers jours de la rentrée de septembre, mais nous vous rappelons dès maintenant la diffusion de la pétition mise à jour et qui vise les 3000 signatures pour le moment, ainsi que le recours possible au soutien financier électronique ouvert jusqu'à la fin de l'année civile en cours. Voici un rappel des sites utiles en lien sur Internet :




Al Baghdadi mort ou vivant ? That's the question




Daech aurait confirmé, dans un bref communiqué, ce mardi matin que son leader Al-Baghdadi est mort, selon Al Sumaria TV qui cite une source dans la province irakienne du Nineveh.

Ce communiqué annoncerait le décès de son leader Aboubaker Al-Baghdadi ainsi que la nomination d’un “nouveau Calife”.



Cette information serait également confirmée par les forces irakiennes qui ont trouvé des documents attestant de la mort de Aboubaker Al-Baghdadi.

Le 16 juin, le ministère russe de la Défense annonçait que Aboubakr al-Baghdadi avait probablement été tué suite à une frappe aérienne russe dans la banlieue sud de Raqqa.

source: romandie.com  

https://www.romandie.com/news/ZOOM-Le-chef-de-l-EI-est-mort-selon-une-ONG-syrienne/814090.rom






Le chef du groupe Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi est mort, a annoncé mardi une ONG syrienne, au lendemain de la proclamation par l'Irak de sa victoire à Mossoul face à l'organisation jihadiste.

Si la mort du chef de l'EI était confirmée, il s'agirait d'un nouveau coup très dur porté contre ce groupe responsable d'atrocités et d'attentats meurtriers, qui vient de perdre son dernier grand bastion urbain en Irak et qui est la cible d'une offensive dans son fief de Raqa en Syrie voisine.

"De hauts responsables de l'EI présents à Deir Ezzor (province de l'est syrien contrôlée en grande majorité par les jihadistes, ndlr) ont confirmé à l'OSDH la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH, basé en Grande-Bretagne et qui dispose d'un large réseau de sources en Syrie.

"Nous l'avons appris aujourd'hui (mardi) mais nous ignorons quand ou comment il est mort", a-t-il ajouté.

Le 22 juin, la Russie avait affirmé avoir "selon une forte probabilité" tué Baghdadi dans une frappe aérienne fin mai près de la ville de Raqa (nord) en Syrie, une information qui n'avait été confirmée par aucune autre source.

La coalition internationale antijihadistes dirigée par Washington a affirmé de pas être en mesure de vérifier l'annonce de l'OSDH.

"Je n'ai pas la moindre idée" du sort de Baghdadi, a affirmé le général américain Stephen Townsend, chef des forces de la coalition.

"J'espère qu'il est bel et bien mort. Et s'il ne l'était pas, il le sera dès que nous saurons où il se trouve", a-t-il souligné lors d'une vidéoconférence depuis Bagdad.

"Nous avons des professionnels qui utilisent toutes les informations à leur disposition (...) avant de pouvoir confirmer des allégations", a de son côté indiqué le porte-parole américain de la coalition, le colonel Ryan Dillon.

Sur Twitter, le président américain Donald Trump s'est félicité de "Grandes victoires contre l'EI!", sans préciser s'il faisait référence à la reprise de Mossoul, à la mort de Baghdadi ou aux deux.

- Multiples rumeurs -

Depuis 2014, des rumeurs et des informations sur la mort du chef de l'organisation jihadiste ont régulièrement circulé. Mais elles n'ont jamais été confirmées. Les Etats-Unis ont offert 25 millions de dollars pour sa capture.

Baghdadi "était présent dans l'est de la province de Deir Ezzor" ces derniers mois, a précisé M. Abdel Rahmane, qui a toutefois souligné qu'il n'était pas clair s'il avait été tué dans cette région ou ailleurs.

Dans l'immédiat, l'EI n'a pas réagi sur ses canaux de communication habituels.

La mort du chef de l'EI a fait l'objet de multiples rumeurs ces dernières années. 

Abou Bakr Al-Baghdadi n'a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre, peu après le lancement de l'offensive sur Mossoul, dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu'au martyre. Il aurait quitté la ville en début d'année, probablement pour la frontière irako-syrienne.

C'est à Mossoul, grande ville du nord de l'Irak, que le chef de l'EI avait fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

Les jihadistes ont détruit cette mosquée et dynamité son minaret face à l'offensive des forces irakiennes.

L'Irak a proclamé lundi la "libération" de Mossoul du joug de l'EI, sa plus importante victoire face au groupe jihadiste qui avait conquis la ville en juin 2014.

Ce succès ne porte toutefois pas le coup de grâce à l'EI, qui détient toujours des portions de territoires en Irak, et des secteurs plus importants en Syrie même s'il a également perdu du terrain dans ce pays où son fief de Raqa est assiégé par des forces soutenues par les Etats-Unis.

- Tâche titanesque -

La victoire à Mossoul a été obtenue au prix de milliers de victimes, civils et militaires, d'une crise humanitaire énorme et de destructions colossales.

L'Irak est désormais confronté à la tâche titanesque de sécuriser, reconstruire et assurer le retour des habitants dans la deuxième ville du pays, ravagée par près de neuf mois de combats.

C'est surtout la partie occidentale de Mossoul et son coeur historique qui ont subi le plus gros des destructions, du fait des combats rapprochés, des raids aériens et des attaques et explosions provoquées par les jihadistes.

Mardi, les troupes irakiennes ratissaient un petit réduit du vieux Mossoul où se cacheraient encore les derniers jihadistes.

L'ONG Amnesty International a accusé les forces irakiennes et la coalition internationale qui l'appuie d'avoir parfois eu recours à une utilisation inadaptée de la force dans des zones peuplées de civils.

Les organisations humanitaires ont d'ailleurs souligné que la grave crise humanitaire était loin d'être terminée.

D'après Amnesty, la dernière partie de la bataille de Mossoul a été lancée et gagnée "à n'importe quel prix", les civils payant un très lourd tribut.



(©AFP / 11 juillet 2017 21h50)

vendredi 7 juillet 2017

7 juillet 2014, Gaza, on n'oublie pas

J'ai décidé de reprendre un article de mon  ami Ziad Medoukh directeur du département de langue française à l'université de Gaza. Article que je partage sur le fond.


Trois ans après, la situation est de pire en pire à Gaza.


Ziad Medoukh




7 Juillet 2014, 7 juillet 2017! Trois ans déjà, trois ans se sont écoulés depuis le début de la dernière agression israélienne contre la bande de Gaza en juillet-août 2014-la troisième en cinq ans-. C’est comme si c’était hier, un événement terrible en Palestine, un véritable carnage à Gaza, des crimes et des massacres israéliens contre des civils et des innocents.


Cette attaque avait pour objectif de briser la volonté d’une population résistante, d'une population courageuse qui a résolu de défier le blocus, mais qui a surtout décidé de rester attachée à sa terre, en dépit de toutes les difficultés et des mesures atroces d’une occupation aveugle.

C’est difficile de revenir sur les événements tragiques de cette dernière offensive contre la population civile de Gaza, une offensive menée par une puissance militaire contre des enfants, des femmes, des personnes âgées, et des innocents , dans un territoire enfermé, isolé et soumis à un blocus inhumain, offensive qui a duré plus de 50 jours .
Ou de rappeler les pertes humaines de ce nouveau pilonnage - plus de 2200 morts, parmi eux, 600 enfants, et 11000 blessés, civils et enfants en majorité-, sans oublier la destruction massive de l'infrastructure civile de la bande de Gaza.
Personne ne pourra oublier ce drame, parce que le monde entier le connaît, mais un seul mot pour dire à ce monde que rien n’a changé dans notre région oubliée, trois ans après ce nouveau massacre contre nos civils.
Ces jours-ci, les Palestiniens en général, les habitants de Gaza en particulier et avec eux, tous les solidaires internationaux, commémorent le troisième anniversaire de l’agression israélienne de l’été 2014 .
Difficile d’oublier- et il sera difficile d’oublier, même après des années et des années-, difficile de sortir de nos mémoires ces images bouleversantes de 50 jours de bombes, de missiles et d'attaques sanglantes. 
Il est impossible pour nous Palestiniens de Gaza d’oublier la guerre, les morts et les blessés, les maisons et les écoles détruites, les massacres, et les crimes commis par cette armée d’occupation, contre nos femmes et nos enfants, contre nos biens et nos structures, contre notre volonté et notre résistance, contre notre avenir et notre existence.
Comment pourrait-on effacer les événements dramatiques de cette guerre israélienne contre la population civile de Gaza ? Lequel d’entre nous pourrait oublier les pertes humaines, la destruction massive de nos infrastructure civiles ? Y-a-il un seul palestinien de Gaza qui n’ait pas été touché directement ou indirectement par les attaques sanglantes d’une armée d’occupation qui visait avant tout les civils ?
Trois ans après : les projets de reconstruction privé ou public avancent mal dans les rues de Gaza qui témoignent de la barbarie subie pendant ces 50 jours : ruines des maisons, des immeubles, des mosquées, des écoles, des stades, des usines ou des bâtiments détruits et visés par les bombardements israéliens.
Trois ans après : les attaques et les agressions se poursuivent jour et nuit provoquant la mort de civils et des dégâts importants. Et cela se poursuivra tant que ces crimes resteront impunis, et tant que cette état d’apartheid et d’occupation ne sera pas jugé pour les crimes de guerre commis contre les enfants de Gaza.
Trois ans après : rien n’a changé pour les sans-abris, plus de 3.000 habitants vivent toujours sous des tentes, dans des caravanes inhabitables, ou à côté des ruines de leurs maisons détruites dans des conditions très difficiles, beaucoup d’habitations n’ont pas été réparées, à cause du maintien du blocus et de l’interdiction d’entrée, par ordre militaire israélien, des matériaux de construction.
Trois ans après : beaucoup d’événements se sont passés en Palestine, notamment le déclenchement d’un soulèvement populaire en Cisjordanie, dans la région, avec les conflits et les guerres dans des pays arabes, et dans le monde, avec l’arrivée d’un nouveau président aux U.S.A , mais pour la population civile de cette région abandonnée : rien n’a changé.
Trois ans après : Gaza est toujours sous blocus, Gaza subit les bombardements et les raids israéliens, Gaza est plus que jamais une prison à ciel ouvert. Et l’armée de l’occupation poursuit sa politique agressive à l’encontre des civils.
Trois ans après cette nouvelle offensive, la situation stagne, au contraire, elle devient de pire en pire, rien ne bouge. Pour plus de deux millions habitants toujours enfermés, cette situation reste très grave à tous les niveaux, surtout sur le plan humanitaire, malgré, partout dans le monde, la mobilisation internationale contre les crimes israéliens et malgré les promesses de reconstruction rapide.
Trois ans après, aucune enquête officielle a été faite pour juger les criminels de guerre israéliens, et aucune commission internationale s’est rendue sur place pour constater l’ampleur de cette horreur absolue.
Trois ans après, suite à leur résistance remarquable contre les armes de l'aviation, de la marine et la force terrestre israéliennes, rien ne semble différent pour les Palestiniens de Gaza, toujours à la recherche d'une solution politique et pas seulement humanitaire. Les passages et les frontières avec l'extérieur sont souvent fermés par ordre militaire israélien et les produits alimentaires et autres qui entrent à Gaza sont rares. Les autorités israéliennes ouvrent le seul passage commercial qui relie la bande de Gaza à l’extérieur deux ou trois fois par semaine pour permettre l'entrée de 300 camions et de quelques convois humanitaires. Parmi ces camions, 5 à 6 seulement contiennent des matériaux de construction, souvent destinés aux projets internationaux. Ce passage se ferme sous n’importe quel prétexte, par décision israélienne, sans prendre en considération les besoins énormes de la population civile.
Chaque foyer à Gaza n’a droit qu’à 4 heures d’électricité par jour, et quelque fois deux heures, car la seule centrale électrique, qui a été détruite en juillet 2014, ne fonctionne pas, par manque de fioul et de carburant. Les conséquences sont dramatiques pour les hôpitaux, les centres médicaux, et les institutions éducatives.
L’armée israélienne viole presque tous les jours l’accord du cessez le feu et ne respecte pas la trêve. Souvent, les chars mènent des incursions dans la bande de Gaza. Les soldats contrôlent toujours les zones tampons sur les zones frontalières et tirent sur les paysans. La marine empêche l’extension de la zone de pêche et tire sur les pêcheurs palestiniens et leurs bateaux. Malgré la retenue des factions de Gaza, l’armée d'occupation poursuit ses provocations.
Les Palestiniens de Gaza craignent la reprise des attaques israéliennes à n’importe quel moment et sous n’importe quel prétexte, car la communauté internationale officielle qui a gardé un silence complice durant la dernière offensive israélienne, n'exerce pas de pressions sur le gouvernement israélien afin qu'il lève le blocus imposé à la population depuis plus de dix ans.
Les habitants de Gaza, épuisés à la fin de cette nouvelle agression, ont peur pour leurs enfants et leur avenir. Ils espèrent le début rapide des projets de reconstruction, notamment après les promesses internationales.
L’aspect le plus grave de toute cette situation difficile, aspect qui marque l’esprit de la majorité des habitants, est l’absence de perspectives pour ces habitants qui ne voient aucun changement. C’est un sentiment horrible qui va influencer l’avenir de cette génération, surtout des jeunes.
Les Palestiniens de Gaza attendent et attendent. Il n’ont pas d’autre choix que d’attendre. Ils attendent une ouverture, ils attendent la levée de ce blocus inhumain, imposé depuis plus de dix ans, ils attendent une réelle réaction internationale qui mette fin à l’impunité de cet occupant. Ils attendent avec un courage à toute épreuve, une sérénité exemplaire et une volonté remarquable. Ils attendent avec un message simple est claire : nous n’oublierons pas.
En attendant, à Gaza, la vie continue, ses habitants confiants et déterminés s’adaptent et montrent une patience extraordinaire, ils tiennent bon, persistent, patientent, résistent, restent à côté de leurs maisons détruites, mais surtout, ils continuent d’espérer, espérer un changement radical, une solution politique. Ils espèrent en un lendemain meilleur, un lendemain de liberté, de paix, mais, avant tout et surtout, un lendemain de justice.

lundi 3 juillet 2017

3 juillet 1962, indépendance de l'Algérie

Par le référendum du 8 avril 1962, le peuple français a approuvé les déclarations gouvernementales du 19 mars 1962 qui prévoient le cas où les populations algériennes consultées en vertu de la loi du 14 janvier 1961 choisiraient de constituer un État indépendant coopérant avec la France.
En conséquence, les rapports entre la France et l’Algérie étant désormais fondés sur les conditions définies par les déclarations gouvernementales du 19 mars 1962,  le président de la République  déclare que la France reconnaît solennellement l’indépendance de l’Algérie.
Fait à Paris le 03 juillet 1962
Charles De Gaulle.




Le 5 juillet 1962 est une autre date, celle au cours de laquelle, on fête l'indépendance algérienne.

Selon Wikipedia
  • 3 juillet : la France reconnaît officiellement l’indépendance de l'Algérie1. Transfert de souveraineté à l'exécutif provisoire de l'État algérien2.


1) https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?numJO=0&dateJO=19620704&pageDebut=06483


2)
Echange de lettre sur le transfert de souveraineté entre la France (J.O. de l'état algérien du 6 juillet 1962, p.4 [archive]) et l'exécutif provisoire de l'état algérien (J.O. de l'état algérien du 6 juillet 1962, p.5 [archive])


3)
Le GPRA, qui a refusé le 3 juillet la démission de l'exécutif provisoire, fixe la fête de l'indépendance au 5 juillet, jour du 132e anniversaire de la signature de la convention de capitulation d'Alger entre le Dey d'Alger et le Comte de Bourmont




video



video