Affichage des articles dont le libellé est RESF. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est RESF. Afficher tous les articles

samedi 15 mai 2010

8 h avec des sans papiers

Que d'émotions hier soir lors de ma rencontre avec les sans papiers partis de Paris le 1 er mai 2010 et qui doivent arriver à Nice le 30 mai, la veille du sommet de la Francophonie. Pendant que la centaine de sans papiers se reposait après un périple de 12 jours qui les a conduit de Paris à Lyon, d'autres par centaines plus d'un millier manifestaient à Paris pour soutenir la délégation reçue ce jour là par Eric Besson pour négocier la régularisation de 6000 travailleurs sans papiers après 7 mois de grève passés pratiquement sous silence.

Cette marche partout où elle passait a reçu un accueil vraiment très chaleureux comme à Dijon.


Mais les marcheurs m'avouèrent discrètement que c'est à Auxerre qu'ils reçurent le plus extraordinaire accueil. Ils m'ont dit : "on était comme des ministres" avec presque tapis rouge, soins, massages, un régal selon leurs dires et ils en auront bien besoin car leur aventure ne faisait que commencer. vous pourrez suivre cette marche sur cet excellent site ici.


Dans le Rhône, le comité d'accueil fut à la hauteur de l'évènement et chacun fut aux petits soins dès leur arrivée à Neuville puis la fête Jeudi aux Terreaux avant qu'ils puissent se poser à la Friche . C'est là que je retrouvais hier plusieurs marcheurs et marcheuses originaires d'Afrique de l'Ouest, du Kurdistan, de Maghreb et même de Chine, certains se livrèrent à ma caméra pour partager un peu de leurs souffrances. Nous allons découvrir à la suite leurs témoignages émouvants.

témoignage n°1




témoignage n°2 :

témoignage n°3

témoignage n°4

Cette marche eut déjà des précédents comme vous pouvez le constater ici . En 2004 elle fut européenne ' voir l'article ici' profitant de l'élection européenne du 13 juin 2004. Celle d'aujourd'hui semble totalement improvisée aux dires des personnes rencontrées. Par exemple pour l'escale lyonnaise, lorsque la marche avait démarré, le lieu où les marcheurs allaient faire escale n'était pas encore défini comme l'explique très bien Omar le responsable à Lyon de l'accueil à la Friche comme il va nous l'expliquer ici





Mais au fait d'où est partie l'idée de cet évènement. L'explication en image


Jusqu'à présent tout s'était très bien passé à part un incident à Villefranche/ Saône comme va nous le témoigner la victime.



Durant la journée de Vendredi nos marcheurs eurent le loisir de se reposer mais il n'y avait pas de laissé aller. Une conférence sur le rôle de la France fut organisée au sein de la Friche et les journalistes défilèrent toute la demi-journée du matin pour arracher quelques témoignages dans l'espoir de réaliser un scoop.

Samedi 15 mai 2010, les marcheurs partiront en direction de Chasse/ Rhône. Je serai avec eux, histoire de les soutenir et de partager avec eux leurs souffrances. Cela fera l'objet d'un prochain article.

Cette soirée de Vendredi fut vraiment extraodinaire et il est clair que rencontrer les acteurs d'un évènement aussi important, ça n'a rien à voir avec simplement lire des articles ou visionner des vidéos relatatant leurs faits et gestes. Le contact avec les marcheurs fut pour moi un grand moment.

dimanche 23 novembre 2008

Hortefeux se déchaine, tel un chien enragé

Si depuis 1 semaine, il n'est plus possible d'expulser pour des loyers impayés. La trêve ne s'applique pour l'expulsion des 'indésirables'.
A se demander à quoi servent Rama Yade, Fadela Amara ou Rachida Dati. Elles ne sont que les faire valoir d'une politique ouvertement inhumaine qui si la politique de Sarkozy avaient été appliquée à l'époque où leurs parents étaient arrivés en France, il n'est pas certain qu'elles aient pu être là à pavoiser au sein du gouvernement.



Le ministre de la rafle et du drapeau Hortefeux que d'aucuns donnent partant de sa fonction semble décidé à laisser sa trace dans le livre des records de l'expulsion crasseuse.
Ce matin le préfet des Pyrénées Atlantiques a fait expulser une famille kosovare au départ d'Hendaye. Les parents et les quatre enfants (10 ans, 8 ans, 4 ans et 16 mois) ont été montés dans l'avion fourgon cellulaire du ministère préposé aux expulsions. Le plus jeune des enfants avait été opéré des amygdales trois jours auparavant. La maman avait été hospitalisée peu avant pour des problèmes psychiatriques graves. Comme quelques autres, la préfecture de Pau a mis au point une procédure ultra-rapide d'expulsion qui permet de couper court au contrôle de la justice. Les services préparent l'affaire dans la discrétion, demandent les laissez-passer, réservent l'avion et, le jour dit, fondent sur leur proie, expulsé le jour même ou le lendemain, ce qui permet de se dispenser du passage devant le juge des libertés et de la détention. Félicitations au préfet des Pyrénées Atlantiques, beau travail, six expulsions d'un coup, dont quatre enfants, le ministre va être content. Au mois d'août, la famille Sylejmani et ses enfants avait été expulsée dans les mêmes conditions de secret.
On continue en Seine-et-Marne où Fatoumata Diarra, jeune Malienne, a été arrêtée hier au guichet de la préfecture de Melun.
Sa fille, Sira à cinq ans, elle est née en France, elle est scolarisée en maternelle à Dammarie Les Lys (77). Sira a passé sa première nuit séparée de sa mère enfermée au Centre de Rétention de Plaisir (78).
Sa maman, Fatoumata Diarra, est d'origine malienne, travaille, a un logement et veut vivre en France. Elle a déposé plusieurs dossiers de demande de régularisation dont deux sont en cours : un dossier de demandeur d'asile et un dossier de régularisation par le travail. Fatoumata Diarra a été arrêtée le vendredi 21 novembre à la préfecture alors qu'elle venait déposer ce dossier !
Sira est accueillie par des voisins. Le traitement imposé à madame Diarra et à sa fille Sira est inhumain On ne peut pas séparer un enfant de sa mère, quelque soit le prétexte, cela ne peut être toléré ! Elle est née en France et y vit. Elle est chez elle ! Cette enfant, de plus, est exposée aux plus grands risques dans son pays.
Madame Fatoumata Diarra et sa fille doivent pouvoir continuer à vivre parmi nous et Sira doit pouvoir poursuivre sa scolarité avec ses camarades.
Nous exigeons sa libération et demandons à monsieur le préfet de Seine et Marne de lui accorder un titre de séjour avec possibilité de travailler.

La même semaine, le ministre de l'identité nationale avait été amené à régulariser précipitamment une jeune femme privée du droit au séjour au prétexte du décès de son enfant français, en rejetant la faute sur le préfet du 92 et en regrettant de n'avoir pas été informé. « Salauds de préfets » insinuait-il….
Cette fois-ci il est informé !

Les horreurs, ça suffit ! Le festival Hortefeux doit prendre fin. Cet homme et sa politique sont dangereux. Pour les sans papiers qu'ils martyrisent. Mais aussi pour l'administration et la police à qui ils imposent des gestes que la conscience des fonctionnaires ne peut que réprouver. Il faut que cela s'arrête. M. Hortefeux doit être arrêté.

Fatoumata sera traduite devant le juge des libertés et de la détention du TGI de Versailles (5 place André Mignot, 78000 Versailles) demain dimanche 23 novembre à 9 heures. Le RESF appelle à venir la soutenir. Une conférence de presse aura lieu devant le tribunal en présence de la sœur de Fatoumata, d'enseignants de l'école de l'enfant et de parents d'élèves.


Pour tous ceux que ces pratiques révoltent :

Téléphone, fax et mail du préfet de Seine et Marne.
Tel : 01 64 71 77 77 Fax : 01 64 71 75 25
secdircab@seine-et-marne.pref.gouv.fr
michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr
fax : 01 64 71 76 51
service éloignement 77 : 01 64 71 79 20
service des étrangers fax : 01 64 71 78 64


Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
à Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html






Cet article est relayé par RESF









Pour mémoire voici un article de Laurence Addario tiré du Figaro d 22/08/08, qui montre que certaines personnes sont pêtes à toutes les compromissions pour manger dans la porcherie.




Faire rire Fadela Amara, souligner la complémentarité de leurs politiques, la voir accepter l'invitation à la conférence internationale sur l'intégration qui se tiendra en novembre à Vichy, c'est le tour de force réussi par Brice Hortefeux. Pour la quatrième année consécutive, le ministre de l'Immigration, conseiller régional d'Au­vergne, a délocalisé jeudi son cabinet et ses services dans un hôtel du Puy-de-Dôme, pour préparer la rentrée. L'an dernier, il recevait Franco Frattini, actuel ministre italien des Affaires étrangères, alors en poste à Bruxelles. Jeudi, c'était la secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville qui dissertait sur les enjeux de la politique de l'immigration. «J'ai une certaine vision de l'immigration dont je suis issue, a-t-elle expliqué lors d'un point de presse. Et je suis d'accord avec la plupart des mesures du pacte républicain sur l'immigration mis en place par Brice. Même si je ne suis pas d'accord sur tout.»«C'est une volonté de travailler ensemble, nous sommes solidaires», renchérissait le ministre, soulignant les origines au­vergnates de Fadela Amara. Cette bonne entente est peut-être le début d'une histoire. Celle qui n'a aujourd'hui plus de mandat électif (elle avait été élue sur la liste PS à Clermont-Ferrand aux municipales de 2001) est «très sollicitée», confirme Hortefeux, en piste pour les régionales de 2010. «Je ne ferme pas la porte, mais ce n'est pas ma priorité», glisse presque timidement Amara

samedi 20 septembre 2008

Lundi, c'est peut être trop tard

Il s’appelle Abdelkarim Belhadj. Aujourd’hui, il devait se marier. Au lieu de cela, il sera expulsé lundi au plus tard.
Il est arrivé en France il y a sept ans, avec un visa. Son père est régularisé chez nous depuis 35 ans. Son seul tort : qu’on lui aie systématiquement refusé de prolonger son autorisation de séjour sur le territoire, malgré les démarches entreprises en ce sens. Pour plus d'infos lisez l'article de plume de presse dont je relaie le message.

http://www.educationsansfrontieres.org/?article15204#sp15204