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dimanche 8 décembre 2013

Ali a bien été assassiné.



Quand on tient un blog qui se veut être la plate forme de la vérité, il ne s'agit pas simplement de dénoncer puis oublier mais aussi de suivre un évènement abordé et tenir informé son public quand une information capitale arrive à mes oreilles.

En février 2013, j'avais parlé d'un évènement qui m'avait touché: La disparition du dernier arabe de Tombouctou qui après avoir donné une interview avait été enlevé par des hommes en arme de l'armée malienne. C'est Pierre Piccinin Da Prata qui l'avait vu pour la dernière fois et qui n'avait pas ménagé ses efforts pour prendre de ses nouvelles et alerter l'opinion publique et les autorités militaires françaises qui contrôlaient la région.



Même s'il n'y avait plus grand espoir, je suis écoeuré par ce qui s'est passé. Dans la recherche d'informations et la transmission de la vérité, les journalistes risquent leur peau mais aussi ceux qui sont questionnés. L'armée malienne avait commis des exactions avec la complicité passive de l'armée française qui savait mais qui s'en foutait.



Ali a été retrouvé mort enterré dans des dunes au nord de Tombouctou grâce à une enquête menée par Rukmini et qui en livré le travail dans un article ici:
« AP reporter’s quest to find bodies ends in desert », The Washington Post, 7 décembre 2013 - http://www.washingtonpost.com/world/africa/ap-reporters-quest-to-find-bodies-ends-in-desert/2013/12/07/ee2056b2-5f76-11e3-8d24-31c016b976b2_story.html

Liens utiles :
« L’illusion malienne » (grand-reportage), The New Times, 11 mars 2013 - http://www.pierrepiccinin.eu/article-mali-grand-reportage-l-illusion-malienne-116081007.html
Pétition : Sauvez la vie d'Ali, Malien… - https://secure.avaaz.org/fr/petition/Sauvez_Ali_70_ans_Arabe_malien_de_Tombouctou_arrete_injustement_Dites_non_a_lepuration_ethnique_au_Mali/?fITFwbb&pv=28
La page Facebook « Ali… » - https://www.facebook.com/events/287797148014487/290851994375669/?notif_t=event_mall_comment






Article où j'avais abordé la disparition d'Ali.

http://parolededemocrate.blogspot.fr/2013/02/sidi-cheikh-ali-ould-sidi-mohamed.html

lundi 4 mars 2013

Conflit malien, où se cache la vérité ?

Ces derniers jours, on a été inondé de rumeurs plus ou moins farfelues relayées par tous les médias Français qui n'ont plus peur du ridicule en ce qui concerne la couverture ou plutôt la non couverture des évènements qui se déroulent au Mali.
C'est devenu tellement ubuesque que même l'armée française d'habitude plus que muette ne sait plus à quel organe de presse s'en remettre. Les Français ont laissé par politesse le président Tchadien parler le premier avant de mettre des guillemets à chacun de ses propos et les journalistes français ont appris collectivement et au pas militaire à parler au conditionnel.

Aujourd'hui pour avoir un semblant de vérité sur la situation malienne, je ne peux me fier au récital du dictateur tchadien Idrss Déby qui a besoin de justifier la mort des soldats tchadiens au nord Mali , ni au président François hollande à court de munitions et qui depuis le début de l'intervention française change de discours tous les jours, les médias français ne sont ni informés et ni ne cherchent à s'informer, ils ont adopté la plate attitude en intégrant le conditionnel à toutes leurs dépêches qu'ils sont obligés de publier la mort dans l'âme pour justifier les subventions publiques de l'Etat Français, il ne reste plus que les dépêches des djihadistes reçues par une agence mauritanienne aux faibles moyens mais aux informations qui me semblent plus cohérentes et la dernière dépêche, la voici :




Un jihadiste d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a confirmé lundi la mort au Mali d’un des chefs de ce groupe islamiste armé, Abou Zeid, mais démenti celle d’un autre dirigeant islamiste, Mokhtar Belmokhtar, selon l’agence mauritanienne d’informations en ligne, Sahara Médias.


Abou Zeid a été tué « par un bombardement aérien français dans les montagnes » des Ifoghas (nord-est du Mali) « et non par les Tchadiens » qui se trouvaient « à plus de 80 kilomètres » au moment du bombardement, affirme, sous couvert d’anonymat, ce membre d’Aqmi qui a l’habitude d’écrire pour des sites jihadistes, selon Sahara Médias.

Il dément en revanche la mort de Mokhtar Belmokhtar, « pour la simple raison qu’il se trouve dans la région de Gao (nord du Mali, mais plus au sud du massif des Ifoghas) où il mène les combats contre l’ennemi ». « Il est bien vivant, il n’a pas été tué par les Tchadiens », dit le jihadiste cité par Sahara Médias.

Il affirme que Mokhtar Belmokhtar, alias « le Borgne », va publier « une déclaration dans un proche avenir pour démentir les allégations mensongères du président tchadien (Idriss Déby Itno) renégat ».

La mort au Mali d’Abou Zeid, annoncée par le président tchadien, est « probable » mais la France n’a pas de « certitude » faute d’avoir récupéré le corps, a de son côté déclaré lundi le chef d’état-major des armées françaises, l’amiral Edouard Guillaud.

La mort de Mokhtar Belmokhtar avait également été officiellement annoncée par l’armée tchadienne.


Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, issus des groupes islamistes qui ont terrorisé l’Algérie dans les années 1990, ont été ensuite à la tête de leurs katibas (unités combattantes) respectives les maîtres d’oeuvre d’Aqmi au Mali, où ils se sont implantés, au Niger et en Mauritanie.

Belmokhtar a quitté Aqmi fin 2012, pour créer son propre groupe, « Les signataires par le sang », dont la première action d’envergure a été une prise d’otages massive et sanguinaire en janvier sur un site gazier du sud de l’Algérie, In Aménas.




Nous sommes aujourd'hui confrontés à une guerre des mots et une guerre des images avec une tension réelle entre la France et le Tchad  et ne termes pas tout à fait diplomatique. 

Pour la France, des rumeurs répétés ne font pas la vérité et là  ce message s'adressait directement par le ministre de la défense français au président Tchadien Idriss Déby qui s'est empressé de tenter de donner des éléments de preuve (voir lien)

Les Tchadiens sont pressés d'en finir et de laisser la place aux forces africaines de la CDEAO qui traîne la patte. Concernant  les bilans, rien n'est plus sûr surtout quand on jette un coup d'oeil sur ce lien ici

mardi 26 février 2013

Signe de vie des ôtages français

Le gouvernement français nous l'a fait dans le mélodrame hypocrite en présentant la vidéo comme choquante, presque insoutenable.
Propos de Laurent Fabius, je cite: Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a dénoncé des "images terriblement choquantes", qui "démontrent une cruauté sans limites". (article ici )



La vidéo ici: https://www.youtube.com/watch?v=gs-NZ3zb0gA où les enfants ont été masqués mais en moins de 3 minutes, on retrouve la vidéo telle qu'elle a été publiée sur le NET sans aucune retouche https://www.youtube.com/watch?v=HwjsirgTtZM  .
Une vidéo qui n'a rien de choquant. J'ai vu pire, des vidéos de corps mutilés que les chaînes françaises n'hésitent pas à publier. Est si grave de montrer des visages quand ce sont des français et normal et pas choquant de montrer des cadavres non français même quand ces morts sont la conséquence de l'attitude la France à l'étranger et de ces complicités avec des régimes criminels. Complicité qui peut être passive ou active.





dimanche 24 février 2013

sidi cheikh ali ould sidi mohamed Kelbali est il toujours en vie ?



J'avais fait part ici dans plusieurs articles de la disparition de ce vieux Monsieur de 70 ans dont on est sans nouvelle depuis son arrestation par des soldats de l'armée malienne et une source dont j'attends la confirmation vient d'annoncer son exécution quelques heures après avoir été arrêté.

L'un des derniers hommes arabes vivant encore dans la ville de Tombouctou, Ali Ould Kabbadi, 70 ans, a été violemment emmené jeudi 14 février par des soldats maliens, appréhendé deux heures seulement après une simple interview accordée à un politologue belge. Le politologue en question, Pierre Piccinin da Prata, avait questionné Ali sur sa sécurité en tant qu'Arabe vivant à Tombouctou, et celui-ci l'avait rassuré, malheureusement à tort. Il était l'un des seuls parmi une poignée de familles arabes à être resté à Tombouctou, des centaines d'autres ayant fui, craignant la violence des militaires maliens. En effet, ceux-ci procèdent à de nombreuses arrestations et sont hautement suspectés de mettre en œuvre une épuration ethnique des Arabes et Touaregs du Nord du Mali depuis que la région a été libérée des islamistes d'Al-Qaïda par les armées française et malienne. Des témoins ont affirmé que les mains du vieil homme étaient liées et qu'il tremblait quand il a été poussé à l'arrière du pick-up des militaires. Ceux  de ses voisins negro africains qui ont protesté ont été verbalement menacés de mort. Tout porte donc à croire qu’Ali ne sera pas rendu vivant à sa famille.
Les militaires  ont ensuite arrêté huit hommes arabes à Tombouctou, les jetant dans un  pick-up et les couvrant de bâche toujours dans le Quartier  arabe d'Abberâze. Ce qui  a soulevé des craintes de représailles contre la minorité arabe de la région, dont certains membres sont accusés d’avoir soutenu Al - Qaeda- et les groupes alliés qui ont occupé depuis un an le nord du Mali. Les membres de la famille et les témoins  ont confirmé les arrestations du jeudi. Les huit, personnes interpellées jeudi  par les militaires, étaient parmi les derniers Arabes vivant toujours  dans cet avant-poste du nord.
Les autres familles se sont sauvées par centaines vers les pays voisins de l'Algérie et de la Mauritanie,  où elles vivent dans des camps de réfugiés.
 
 Ali Ould Kabadi âgé de soixante-dix ans était malade et tremblant quand il a été sorti par les soldats  maliens de sa boutique, qui ne comportait que quelques boîtes de sardines et de
cartons vides de savon, ont déclaré des témoins oculaires, y compris son fils, Ibrahim Ould Ali, montrant une photo de l'homme  très âgé, son visage encadré par une barbe grise. Les soldats sont venus dans une voiture sur  laquelle ils avaient installé une  bâche. Elle s'est arrêtée devant notre porte. Un des soldats a dit à mon père « Mohamed, nous avons une question à te poser ». Une fois dehors, les soldats se sont  jetés sur lui et l’ont obligé à monter à bord du véhicule» a dit le fils. Ils ont alors forcé son voisin, Denné Ould Dahama, un autre arabe, à sortir aussi. « Je réparais  des chaussures dans ma boutique lorsque j’ai aperçu les soldats qui ont expulsé Denné de sa maison. Je pourrais les voir par la porte de ma boutique.
Ses mains avaient été attachées avec son turban et deux soldats l'ont pris et l'ont jeté dans l’arrière de  la voiture, » a dit Ibrahim Ag Mahmoud, un cordonnier touareg vivant dans le
Quartier  arabe d'Abberâze.
Mohamed Ould Mohamed Lemine, un autre négociant, a été  arrêté dans la rue, a dit son épouse, Mariam Mint Elbakaye.
Enfin quatre chauffeurs de camion ont été également arrêtés dans le Quartier  arabe
d'Abberâze, le même jour, a  ajouté un voisin qui a parlé à sous l'anonymat par crainte
pour sa sécurité. Un journaliste d'Associated Press a vu leurs camions abandonnés.
Le  Col. Keiba Sangaré, responsable des opérations pour la région de Tombouctou, a refusé de confirmer ou d’infirmer l’arrestation des huit personnes arabes, et  a répondu seulement que :  « La gendarmerie effectuait une enquête. »
Il y a quelques semaines  des journalistes d'AP ont découvert les corps de deux hommes arabes, enterrés dans une fosse commune peu profonde  sur une dune en dehors de Tombouctou. Les témoins ont identifié les morts en tant que deux hommes arabes connus qui ont été arrêtés le 28 janvier pour la dernière fois  par les militaires. Eux aussi devaient être interrogés. Eux aussi  ont été assassinés et enterrés.
 
Mohamed Ould Moydidi
Nouakchott .       source : http://fr.saharamedias.net/Ali-Ould-Kabbadi-70-ans-Malien-d-origine-arabe-injustement-arrete-a-Tombouctou-_a3827.html

vendredi 22 février 2013

courrier de Pierre Piccin da Prata aux armées


À ema.medias@defense.gouv.fr 

Madame, Monsieur, 

Je vous écris pour solliciter votre intervention dans une affaire très délicate. 

Je me suis rendu à Tombouctou par mes propres moyens. On m'a proposé d'y rencontrer le dernier Arabe encore établi dans la ville. Il s'agissait d'Ali ould-Mohamed Kalbali, né "vers 1943", selon sa carte d'identité, qu'il m'a montrée. 

Je lui ai parlé quelques minutes à peine, ce 14 février. Terrorisé par le climat hostile aux Arabes et Touaregs qui règne à Tombouctou et ailleurs au Mali, il s'est muré dans le silence, m'affirmant cependant qu'il n'était nullement inquiété. 
Toutefois, deux heures après que j'ai quitté Tombouctou ce même jour, mon contact m'a informé par téléphone de l'arrestation d'Ali ould-Mohamed Kalbali, arrêté par des militaires maliens moins d'une demi-heure après que je l'ai rencontré. 

Nous sommes à ce jour sans nouvelle de lui. 

Ayant recueilli à Tombouctou de nombreux témoignages sur les arrestations, disparitions et assassinats d'Arabes et de Touaregs par l'armée malienne et ayant par ailleurs personnellement constaté l'existence d'un charnier, je suis très inquiet pour la sécurité d'Ali ould-Mohamed Kalbali. 

Certain que les forces armées françaises présentes au Mali et à Tombouctou plus particulièrement peuvent exercer une influence déterminante sur les autotités militaires maliennes, je vous prie de prendre urgemment en considération ma requête et de la transmettre à qui de droit sur le terrain des opérations de sorte à protéger cette personne. 

Cet article du Washington Post, qui reprend la dépêche d'AP, dont j'ai informé la correspondante à Tombouctou, vous renseignera sur les circonstances exactes de cette disparition : http://www.washingtonpost.com/world/africa/arab-man-among-last-in-timbuktu-arrested-after-giving-interview-in-mali/2013/02/14/ce32fe28-76aa-11e2-b102-948929030e64_story.html
 
 

Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir me tenir informé de vos démarches. 

Très sincèrement, 

Pierre PICCININ da PRATA
Historien - Politologue
Ali ould-Mohamed Kalbali (Tombouctou - MALI), une demi-heure avant son arrestation par l'armée malienne, le 14 février 2013



________________________



De : EMA MEDIAS
À : Piccinin Pierre
Envoyé le : Dimanche 17 février 2013 15h08
Objet : Re: MALI - Tombouctou - Ali ould-MOHAMED KALBALI



Bonjour Monsieur,

Nous accusons bonne réception de votre mail, que nous relayons vers notre cellule communication à Bamako.

Cordialement,
Cne Bonnet
EMACOM/ERM
06 72 31 83 32
01 42 19 83 08


___________________________



De : Piccinin Pierre
À : EMA MEDIAS
Envoyé le : Mercredi 20 février 2013


Madame, Monsieur,

Mes contacts à Tombouctou m'informent que Monsieur Ali ould-MOHAMED KALBALI est toujours porté disparu.

Vu la politique d'épuration ethnique menée par l'armée malienne, y compris dans les zones contrôlées par l'armée française, je me permets d'insister : avez-vous entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités maliennes pour garantir la sécurité de cette personne?

Sincèrement,



Pierre PICCININ da PRATA
 Historien - Politologue


__________________________________



De : "ema.medias@defense.gouv.fr"
À : Piccinin Pierre Cc : "ccoudriou@amnesty.fr"
Envoyé le : Jeudi 21 février 2013 21h11
Objet : Re: MALI - Tombouctou - Ali ould-MOHAMED KALBALI



Monsieur Piccinin da Prata,

Je vous confirme la bonne réception de vos informations que nous avons transmises aux services compétents sur le terrain.Nous comprenons vos inquiétudes et bien évidemment les partageons.Cependant et comme vous le savez, les forces françaises n'ont pas vocation à s'installer dans les villes maliennes dont la sécurité est assurée par les forces armées maliennes. Néanmoins, toute remontée d'information coïncidant avec les éléments que vous nous avez décrits sera prise en compte sérieusement par nos militaires sur place.Je vous invite également à transmettre ces éléments aux services de sécurité maliens à Bamako.Nous nous tenons à votre disposition sur le sujet.

Cordialement,-- CNE BONNET / EV1 BENYAKHLEF
État-major des Armées Cellule Communication / Équipe Relations Médias
+33 (0)1 42 19 83 08
+33 (0)1 42 19 41 97


__________________________________



De : Piccinin Pierre
À : EMA MEDIAS
Envoyé le : Jeudi 21 février 2013


Capitaine,

Je vous remercie une nouvelle fois pour l'amabilité et la rapidité de votre réponse.

Toutefois, vous comprendrez aisément que je ne saurais m'en satisfaire.

En effet, aux termes du droit international et de la jurisprudence en la matière, il est un fait que l'armée française étant la force majeure présente à Tombouctou, c'est à elle qu'il incombe de garantir la sécurité des civils ou, à tout le moins, d'empêcher des crimes similaires à celui de l'épuration ethnique.

L'armée malienne, à laquelle vous me suggérez de m'adresser, est à ce jour davantage constituée de bandes indisciplinées que d'unités fiables et soumises à la loi. Elle est en outre en proie à des dissensions internes, alimentées notamment par le capitaine Sanogo du camp de Kati, près de Bamako.

Surtout, les témoignages impliquant cette armée malienne dans les exécutions sommaires, les arrestations, disparitions et assassinats de Touaregs et d'Arabes sont à ce jour d'un nombre tel qu'il serait illusoire de se fier à cette institution pour garantir la sécurité de Monsieur Ali ould-MOHAMED KALBALI.

Les cas de personnes arrêtées un jour par l’armée malienne, devant témoins, et retrouvées le lendemain ou dans les jours qui ont suivi décédées d’une balle dans la tête ou la gorge ouverte ne se comptent plus.

Le facteur temps étant de toute évidence déterminant dans ce dossier, je ne saurais donc moins insister auprès de l'état-major des forces armées françaises qui occupent la région de Tombouctou pour solliciter son intervention diligente à porter secours à Monsieur Ali ould-MOHAMED KALBALI, arrêté devant témoins par des soldats maliens ce 14 février 2013, à son domicile, entre 08h30 et 09h00.

Certain de l’attention plus particulière que vous accorderez à ma requête à la lumière de ces considérations,

Très cordialement,




Pierre PICCININ da PRATA
 Historien - Politologue





Pour rappel la pétition sur avaaz pour demander la libération du Malien d'origine arabe , Monsieu Ali Ould-Mohamed Kalbali


http://www.avaaz.org/fr/petition/Sauvez_Ali_70_ans_Arabe_malien_de_Tombouctou_arrete_injustement_Dites_non_a_lepuration_ethnique_au_Mali/?fITFwbb&pv=28

 

dimanche 17 février 2013

200 exécutions criminelles couvertes par l'armée française

Publication d'un appel pour contrecarrer le silence des médias français
Association des Réfugiés et Victimes

des répressions de l’Azawa (ARVRA)





200 exécutions extrajudiciaires de civils azawadiens par l’armée malienne depuis le début de l’intervention française !!!



L’armée malienne a exécuté et, ou enlevé plus de 200 civils  majoritairement Touaregs et Maures entre le 11 janvier et le 15 février 2013 dans le sillage de l’intervention française. Ce chiffre est 15 fois supérieur au nombre d’exactions commises par les forces maliennes au cours des trois mois qu’ont duré les affrontements entre le MNLA et l’armée malienne (janvier à mars 2012).


Les exécutions extrajudiciaires, les assassinats, les meurtres et les enlèvements de touaregs, maures, peuls et songhaïs se produisent de façon flagrante, souvent de jour, et en présence de témoins.  Les soldats, en opérations, violent, volent et pillent publiquement les biens appartenant aux communautés sus mentionnées et dans certains cas supervisent les actes de vandalisme par les populations noires restées sur place. Ainsi que le relatent les reportages de scènes de pillages publics sous l’œil bienveillant des militaires maliens le jour suivant l’arrivée des français à Tombouctou. De nombreux témoignages font de centaines de têtes de bétail enlevé dans la zone du Gourma par les militaires maliens et convoyé sur Sevaré 

Tous ces actes se déroulent dans les localités reprises par les forces françaises après leur rétrocession à l’armée malienne, celle-ci étant incapable de circuler toute seule sans la protection des soldats français. Il en est ainsi à Konna, Sévaré, Niono, Diabali, Douentza, Gossi, Gao, Léré, Goundam, Tombouctou….

Pas plus tard que dans la journée du 15 février les soldats maliens ont exécuté plus d’une vingtaine de personnes à divers endroits dans la région de Tombouctou : Léré, 12 touaregs, 3 personnes à Echel, près de Tonka, 9 personnes dont 6 d’une même famille à Tintaboraghen, au sud de Tombouctou).

ARVRA (association des réfugiés et victimes des répressions de l’Azawad) tient à disposition la liste, les lieux ainsi quelques témoignages sur ces violations flagrantes et massives des droits humains.

Par conséquent, l’association exprime sa vive préoccupation ainsi que sa stupeur face au silence assourdissant des autorités Françaises et maliennes dans le massacre des populations civiles innocentes depuis le 11 janvier 2013. Nous rappelons que ces populations ont vécu sous le joug des forces obscurantistes et subi leurs exactions.

Si la lutte contre le terrorisme, est une guerre juste, elle ne peut cependant pas occulter tous ces crimes de guerre, crimes contre l’humanité, voire de génocide.

Il est urgent que les organisations des droits de l’homme, Les Nations Unies, l’Union Africaine, la CEDEAO et particulièrement, les autorités Maliennes et Françaises prennent leurs responsabilités en exigeant la cessation immédiate des exactions contre d’innocentes populations civiles.

Nous exigeons de la France d’interpeller, sans délai, directement et officiellement, le Mali afin que ces massacres cessent et que les auteurs soient arrêtés. La présence de soldats français sur le terrain laisse croire que cela est possible, nécessaire et indispensable.

Nous interpellons, la CPI, en particulier, la Procureure générale, à faire preuve de diligence et d’impartialité en interpellant les autorités de Bamako et en ouvrant  une enquête.



16 février 2013



Abdourahmane AG Mohamed Elmoctar

samedi 16 février 2013

Epuration ethnique au Mali confirmée





D'après François hollande, la France en intervenant violemment  au Mali était sensée libérer le pays de dangereux terroristes narco trafiquants et que sais je encore . Aujourd'hui les Français doivent être conscient que grâce aux forces françaises qui a laissé faire , une épuration ethnique a eu lieu dans le nord du Mali. 
La France n'est pas seulement responsable de cela mais elle aussi coupable  de complicité de génocide et elle devra en répondre devant la cour pénale internationale. Les députés Français élus du peuple en cautionnant cet état de fait ne font pas honneur aux principes qui régissent les droits de l'Homme. 
Au Mali, en laissant faire les massacres a à vrai dire agi de la même manière que les troupes israéliennes qui avaient encerclé les camps palestiniens de Sabra et Chatila pour laisser les phalangistes massacrer les habitants du camp empêchés de sortir par ces mêmes soldats. 


Au Mali, la mission française est entachée du sang d'innocents et malgré la terrible censure exercée sur les médias français , une censure absolument pas dénoncée par les journalistes des médias en général, la vérité ne restera pas enfermée dans les charniers des victimes. 


photos Pierre Piccinin da prata
Témoignage de Pierre Piccinin Da Prata 

"MALI- On peut désormais parler sans ambiguïté d'épuration ethnique et de charniers dans le nord du Mali.

Ici, avec Ali ould-Mohamed Kalbali, à Tombouctou, ce 14 février, moins d'une heure avant son arrestation.

http://www.newser.com/article/da4efhkg1/arab-man-among-last-in-timbuktu-arrested-after-giving-interview-in-mali.htm



One of the last Arab men still living in the city of Timbuktu was seen being taken away Thursday by soldiers, who arrested him hours after he gave an interview to a political scientist. Acquaintances and witnesses say the elderly man's hands were bound and he was trembling when he was shoved into the back of a pickup truck.

mercredi 13 février 2013

Mali: silence radio

Très difficile de trouver de l'information sur la situation malienne si on se contente de scruter les médias français. On a l'impression qu'ils sont réquisitionnés par l'armée française pour ne rien dire sur ce qui se passe.
Ce qu'ignore la grande muette, c'est qu'il y a des journalistes africains consciencieux qui ont fait le choix à la différence des journalistes français qui pour une écrasante majorité , ont décidé d'être les larbins zélés de service à l'armée française.

Plutôt que me perdre dans un long discours, je vais déposer régulièrement des liens sur cette page pour juste permettre aux lecteurs de se faire une idée avec un autre regard.
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130125115339/mali-mauritanie-bamako-touaregsau-mali-les-exactions-contre-les-peaux-claires-reveillent-des-blessures-douloureuses.html

http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-mali-24-soldats-du-contingent-tchadien-tues-et-11-blesses-dans-une-embuscade-au-nord-de-kida-115179710.html


http://www.ndjamena-matin.com/article-mali-la-france-prise-la-main-dans-le-sac-115226027.html

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2718p006_edito.xml0/#.URi_wcmYJ3x.twitter


http://www.tchadoscopie.com/article-tchad-ces-etranges-enveloppes-kaki-pour-reconforter-des-soldats-blesses-au-mali-115232616.html

http://librafrique.com/component/content/article/52-accueil/950-au-mali-la-france-sera-un-adversaire-serieux-du-tchad

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130211154033/
http://bigstory.ap.org/author/baba-ahmed


http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Mali.-Au-milieu-des-combats-sous-les-balles-notre-correspondant-temoigne_55257-2162594_actu.Htm#.URgPxcssxHc.twitter



 https://www.youtube.com/watch?v=zEIk8rfDz7s

mercredi 30 janvier 2013

Au Mali, tout va bien

Je n'ai pas abordé le sujet Malien dans mon blog même si j'ai beaucoup écrit dessus depuis le début de l'intervention française dans mon compte facebook et je reprendrais ici mes écrits pour surtout mettre en valeur la collusion exécrable  entre les médias français tout support confondus et les autorités françaises. du jamais vu en temps de guerre. Dans ce registre, on a dépassé de très loin les américains et leurs aventures moyen orientales. La dernière touche est venue du premier ministre  qui d'une manière loin d'être naïve a annoncé ce mardi 29 janvier sans aucune retenue que la Croix rouge Française n'avait signalé aucune exaction à l'encontre des populations arabes et touareg du Mali. A l'écouter, toutes les annonces de tueries ne sont que mensonges colportés pour porter atteinte à l'armée française qui intervient pour débarrasser le Mali des méchants islamistes qui ont fait régner la terreur dans le Nord du pays.
Dommage que le premier ministre ne nous explique pas la raison pour laquelle des milliers d'habitants ont fui le nord du Pays en direction de la Mauritanie et de l'Algérie.

J'ai l'impression de vivre la situation syrienne avec un croissant rouge syrien collaborateur du régime tyrannique de bashar el assad. Je pense que la croix rouge française aura une explication à donner sur sa position au Mali et surtout une clarification à faire.
J'aimerai savoir qui ment: La Croix rouge Française ou les rares journalistes qui ont pu se rendre sur les lieux et à qui on a fait part de l'exécution de civils.

"
Jean-Marc Ayrault a rappelé mardi que l'armée française au Mali devait se montrer d'"une extrême vigilance" sur d'éventuelles exactions commises à l'égard des populations maliennes soupçonnées d'être pro-islamistes, soulignant que la Croix Rouge n'avait à ce jour confirmé aucun abus.
Dans une courte allocution depuis Matignon, à l'issue d'une réunion avec des responsables du Parlement, le Premier ministre a également déclaré que le gouvernement français était "favorable au déploiement rapide d'observateurs internationaux qui veilleront au respect des droits de l'Homme".
Avec   "

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/exactions-au-mali-la-croix-rouge-ne-confirme-pas-ces-accusations-selon-ayrault_1214911.html


et pourtant des témoignages arrivent

http://www.temoust.org/Exactions-sans-fin-au-Nord-Mali.html

 http://www.dailymotion.com/video/xx4eow_mali-bavure-de-l-armee-francaise-a-konna_news#.UQhmXPJiDVo



Mali: L’armée Malienne accusée d’exactions par AlQarra