samedi 29 janvier 2011

Egypte: qui contrôle les manettes



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Après le discours de Moubarak qui ressemble à s'y méprendre au premier discours de Ben Ali, on peut constater qu'il n'a pas dit grand chose. Il menace de représailles les fauteurs de trouble, il propose un changement de gouvernement, un peu plus de démocratie pour les mois à venir alors que les gens veulent pas moins que sa tête et celui de son régime sous le règne sans partage du PND ' parti national démocrate.
Jusqu'à présent, l'armée donnait l'impression de rester neutre et de laisser le sale travail réalisé par la police. une répartition des rôles qui arrange bien certains généraux de la grande muette mais qui ne prouve nullement que l'armée a pris cause et fait pour le peuple de la rue. Ne nous voilons pas la face. Malgré l'importance des émeutes  en tout point de vue, les gens qui depuis quelques jours manifestent et s'affrontent à la police ne représentent pas la majorité de la population. Une grande partie préfère rester chez soi en ne prennant nullement position, se contentant de regarder ou de profiter des pillages,  l'oeuvre de tout le monde et de n'importe qui. La mobilisation touche essentiellement une jeunesse qui a soif de liberté et de démocratie, une jeunesse lettrée qui a faim au sens propre et figurée. Et que même, ceux qui manifestent ne représentent pas la majorité, ils se battent courageusement au péril de leur vie pour que la majorité puisse s'exprimer librement et qu'elle puisse assumer en toute responsabilté son avenir.

lien vers article1, article2

La situation après la désignation d'un vice président et d'un premier ministre issus du rang de l'armée  semble doucement se clarifier et comme , certains dans l'opposition égyptienne le craignaient, l'armée ne compte pas se laisser dicter le choix du régime qui dirigera l'Egypte et d'autant plus qu'elle a de nombreux intérêts dans le secteur économique et que toute ouverture démocratique à la Tunisenne risque de déplaire aux américains grands fournisseurs de capitaux à la junte au pouvoir. Il ne faut donc pas se fier à ce qui ressemble à une communion entre les soldats et le peuple. L'état d'esprit n'est pas le même au niveau de l'état major militaire loin de l'état d'esprit des soldats et des sous officiers.
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Quant au peuple de la rue, la nomination d’Omar Souleïmane, patron des services de renseignement, au poste de vice-président, laissé vacant par Moubarak depuis son accession au pouvoir, en 1981, pas plus que le choix d’Ahmed Chafik, ancien commandant de l’armée de l’air, pour diriger le nouveau gouvernement n’ont été salués par les manifestants.

« Nous ne voulons pas d’un changement de gouvernement, nous voulons qu’ils s’en aillent tous, Moubarak le premier », explique Saad Mohammed, un soudeur de 45 ans croisé place Tahrir. Toute la journée, la rue a réclamé la tête de Mubarak alors que la police tirait et l'armée comptait les points.


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Aujourd'hui dans toute l'Europe des manifestations ont eu lieu


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