samedi 26 février 2011

Alger: la manif n'accroche toujours pas

Les manifestations depuis qu'elles ont démarré (3 déjà), n'arrivent pas à décoller et même pas à marcher. Il est clair que le pouvoir avait tout fait pour saboter toute tentative d'expression populaire au cours des différentes marches et ce samedi le divorce entre partis d'opposition et associations de la société civile et syndicats état consommé.  voir ce lien ci




un réflexion intéressante ici

Tunisie: Au bord de la crise

La Tunisie qui a réussi la première à se débarrasser de son dictateur et de son épouse qui à eux deux et à l'aide de leur large famille respective avaient réussi à mettre à sac toute la Tunisie tout en se livrant à l'exercice d'un pouvoir sans faille et sans partage au prix d'une répression féroce et avec la bénédiction des états dits démocrates pour qui la lutte contre "El quaïda" était prioritaire à tout autre chose.

Sauf que depuis la chute de Ben Ali, beaucoup de Tunisiens on l'impression que les choses stagnent et les plus mécontents qui exigent la fin du gouvernement.

Nous ne sommes pas loin du chaos.

Au lendemain de cette manifestation géante et des heurts qui ont suivi, deux journaux tunisiens ont averti que le pays risquait de s'enliser dans le chaos, si le gouvernement transitoire restait 'insensible' au message du peuple.


jeudi 24 février 2011

Qui doit on remercier ?

Mardi passé le 22 février 2011, j'annonçais sur mon compte twitter qe l'Etat de siège en Algérie allait être suspendu. Ce fut une bonne nouvelle et je ne pensais qu'il allait s'écouler si peu de temps entre la décision prise par Bouteflika et l'annonce officielle dans le journal officiel que voici

Depuis ce jeudi 24 février, l’état d’urgence n’est plus en vigueur en Algérie. L’ordonnance présidentielle du 23 février 2011 portant levée de l’état d’urgence en Algérie a été publiée au Journal Officiel. La décision a été annoncée mardi en Conseil des ministres. Elle entre en vigueur avec la publication de l'ordonnance présidentielle.




Ci-après le texte de l’ordonnance :






« Ordonnance n° 11-01 du 20 Rabie El Aouel 1432 correspondant au 23 fÈvrier 2011 portant levée


de l'état d'urgence.


Le Président de la République,


Vu la Constitution, notamment ses articles 91 et 124 ;


Vu le décret législatif n° 93-02 du 6 février 1993 portant prorogation de la durée de l'état d'urgence ;


Vu le décret présidentiel n° 92-44 du 9 février 1992, complété, portant instauration de l'état d'urgence ;


Le Haut conseil de sécurité réuni ; Le président de l'Assemblée populaire nationale, le président du Conseil de la Nation, le Premier ministre et le président du Conseil constitutionnel consultés ; Le Conseil des ministres entendu ;


Promulgue l'ordonnance dont la teneur suit :


Article 1er. Est abrogé le décret législatif n° 93-02 du 6 février 1993 portant prorogation de la durée de l'état d'urgence instauré par le décret présidentiel n° 92-44 du 9 février 1992.


Art. 2. ó La présente ordonnance sera publiée au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.


Fait à Alger, le 20 Rabie El Aouel 1432 correspondant au 23 février 2011.


Abdelaziz BOUTEFLIKA »






On pourrait penser que les différentes tentatives de manifestation ont eu raison de ceux qui surveillent l'Algérie depuis l'indépendance, je ne le pense pas.
On pourrait penser que le renversement des deux dynasties mafieuses Tunisienne et Egyptienne ont poussé Bouteflika à prendre vite des mesures et d'autant plus qu'un rapport de la DRS remis à la présidence en décembre avait provoqué un petit vent de panique au sein du palais présidentiel. Même ça, peut être bien en rusant bien , ils auraient pu moyennant quelques milliards de dollars de l'immense réserve financière répondre à l'empressement d'une masse de jeunes souffrant de ltous les maux qu'on peut trouver dans une ville du tiers Monde.
Réellement, je pense que ce qui se passe en Libye a fini de décourager le pouvoir algérien de jouer de la force contre la jeunesse. Ce pouvoir militaire est en train de comprendre qu'une nouvelle espèce de jeunes est apparue dans le monde arabe et que cette jeunesse n'a peur de rien. Ni de la prison, ni de la torture ni de la mort.
Il leur faut repenser toutes les relations entre le peuple et les autorités. Les règles ont changé et le peuple algérien est conscient que tout est possible s'il le souhaîte.

dimanche 20 février 2011

Khadafi :dictateur de la démocratie directe

Suivez l'actualité Libyenne grâce à 2 liens essentiels celui ci : lien1 et celui-ci : lien2en








Dans cette vidéo, on le voit mettre en pratique ce qu'il appelle sa démocratie active, théorie qu'il a mis sur papier dans son petit livre vert tant décrié par les opposants à son régime dictatorial


aujourd'hui il a mis en application le massacre direct en utilisant tous ses jouets que les marchands d'armes lui ont vendu: hélicoptères, chars, batteries anti aérienne, obus , balles de 50 mm
et le résultat est là



L’épopée oubliée des Ketama, fondateurs de l’empire fatimide

Je sors de l'actualité oppressante de ces dernières semaines pour vous plonger dans l'histoire passée qui si nous l'interprétons intelligement devrait nous réconcilier plutôt que nous diviser.

L'article qui va suivre est tiré de ce lien ici

L’actualité a cela de saisissant qu’elle nous émeut et nous enflamme. A côté de ses soubresauts qui animent le monde, l’histoire apparaît comme un paisible et non moins passionnant refuge, émanant d’un projet irréductiblement ancré dans le présent, lié qu’il est à la réhabilitation de l’identité et de la mémoire. C’est ainsi qu’au gré de mes lectures, mon cœur de cœur s’est porté sur la grande et antique confédération tribale du Maghreb formée par les Ketama, fondateurs de l'empire des Fatimides, conquérants de l'Egypte et dont les hauts faits sont notables aussi bien en Tripolitaine, qu’en Syrie, en Sicile ou en Sardaigne…

Appelés en amazighe, Ikutamen (au singulier Akutam), dits Kutama avec la Conquête arabe, leur berceau initial, attesté depuis la période romaine se situe en Petite Kabylie où ils pratiquaient un petit nomadisme entre la montagne et la haute plaine.

Si le plus grand nombre de la tribu demeura en ces lieux de manière stable, d’importantes fractions se sont établies anciennement au Maroc où leur nom est encore notoire dans le Rif central près d’Al Hoceïma. Ils ont également donné leur appellation au Moyen-Âge à Qsar Ketama, dit aussi Qsar denhaja (place forte bâtie par une de leurs fractions) devenu, depuis, la ville de Ksar Kebir. Leur nom générique fut à ce titre marquant dans le Gharb en tant qu’ethnonyme avec pour chef-lieu la localité d’Ezzaguen, à 16 km de Ouazzan.

L’historien Gabriel Camps propose de voir en eux les éléments d’une confédération dont ils étaient la tribu dominante sous le nom Ukutumani des inscriptions latines ou celui de Koidamousioi ainsi qu’il est identifié en Petite Kabylie par le géographe grec Ptolémée.

Probablement fondateurs d’un royaume maure en Maurétanie césarienne à l’époque romaine, les Ketama peuplaient, pendant la conquête musulmane, ce territoire situé selon Ibn Khaldoun, entre Bougie à Constantine et du sud de Constantine jusqu’au Mont Aurès et possédaient par-là toutes les villes importantes de la région.

Parmi leurs nombreuses ramifications: les Zouaua dont les branches sont étendues à travers le Maghreb et les Mzala dit Massyles par les auteurs romains, fondateurs du fameux royaume du même nom.

Réputés pour leur farouche indépendance, les Ketama s’allièrent avec les conquérants musulmans contre les Byzantins mais ne tardèrent pas à embrasser le dogme kharijite, prisé pour son puritanisme, adopté par les Berbères comme un mouvement de révolte contre l’oppression des gouverneurs arabes.

Rappelons que le kharijisme est une des trois branches de l'Islam, né en Arabie dans un contexte politique de crise de succession après l'assassinat en 656, du troisième calife othmane, du clan omeyyade.

Refusant après la bataille de Siffin l'arbitrage entre Ali, cousin et gendre du Prophète, et Mouâwiyah, cousin de Othmane, les kharijites proclamèrent que «l'arbitrage n'appartient qu'à Dieu». Anciens partisans de Ali, ils s’opposèrent à la fois aux Alides chiites et aux sunnites et devinrent les «Sortants», littéralement les Khawarij.

Dans son ouvrage, «L'Imamat de Tahart: premier Etat musulman du Maghreb», Brahim Zérouki nous explique donc, qu’«en 140 de l’hégire, lors de la prise de Kairouan par les Ibadites, les Ketama sont kharijites». Progressivement, poursuit plus loin l’auteur, un phénomène de rejet se fit sentir contre le ibadisme (branche du kharijisme) incarné par la famille d’origine persane d’Ibn Rustum en proie à la guerre civile à Tahert.

C’est dans ce contexte-là qu’est venu prêcher l’Ismaélisme, en Petite Kabylie, depuis le Yémen, le missionnaire chiîte d’origine irakienne, Abou ‘Abd-Allah Ach-Chi’i, envoyé par l'imam Ismaël ben Ja`far as-Sâdiq.

Ralliés rapidement à sa cause, les Ketama bâtissent une forteresse inexpugnable à Ikdjan (dans l’actuelle wilaya de Sétif) et constituent une armée dévouée. Ils reconnaissent l’autorité de son maître, ‘Obaïd Allah, originaire de Syrie, prisonnier à Sijilmassa par le gouverneur local à la demande du souverain aghlabide qui est basé à Kairouan sous l’autorité des califes de Bagdad.

Proclamé Mehdi, ‘Obaïd Allah se prévalait de la descendance du Prophète par Ali et Fatima d’où le nom donné à sa dynastie naissante, dite Fatimide dont les Ketama furent les ardents partisans. C’est ainsi que ces derniers forment l’essentiel de l’armée et du gouvernement fatimide, renversent la dynastie aghlabide, s’emparent de leur capitale Kairouan et combattent tout autant les mouvements kharijites et les Emirats qui s’y rattachent (Béni Rostom à Tahert, Béni Midrar à Sijilmassa…).

Ils se font également les fers de lance pour la conquête en Afrique du Nord (Syrte, Benghazi…), de même qu’en Egypte, en Syrie ou dans les îles du sud de l’Italie…

N’est-ce pas à Habasa ben Youssef El-Ketami, capitaine d’une flotte de deux-cents navires auquel on doit la conquête d’Alexandrie en août 914 après celle de Barca en Tripolitaine! Les chroniques anciennes signées par les orthodoxes sunnites évoquent d’ailleurs ces conquêtes dans un style loin d’être élogieux et rapportent les nombreuses atrocités commises par ce chef à l’encontre des populations civiles.

Quant au chef berbère Abou-Haddou El-Ketami, il participa au siège de Fostat, cinquante ans avant la fondation d’El-Qahira (la victorieuse). Cette nouvelle cité fortifiée du Caire est en effet érigée à la suite de la prise définitive de Fostat en juillet 969 par une expédition formée de contingents Ketama, placés sous les ordres du général Jawhar Siqili (le Silicien).

De son côté, un autre gouverneur du Fatimide El-Moïzz, nommé Jaâfar ben Falah El-Ketami, s’illustra par ses conquêtes en Egypte, à Damas, à Tibériade… tandis que son fils Ali était en 996 gouverneur de Tripoli.

Des chroniqueurs anciens comme Ibn El-Qalanissi rapportent comment de grands chefs Ketama, alliés des Fatimides, occupèrent de hautes charges en Egypte et à Bilad Chem (Syrie, Jordanie, Palestine) et incitèrent les membres de leurs tribus à s’y établir.

D’importantes fractions des Ketama se sont établies anciennement au Maroc où leur nom est encore notoire dans le Rif central près d’Al Hoceïma. Ils ont également donné leur appellation au Moyen-Âge à Qsar Ketama, dit aussi Qsar denhaja (place forte bâtie par une de leurs fractions) devenu, depuis, la ville de Ksar Kebir. Leur nom générique fut à ce titre marquant dans le Gharb en tant qu’ethnonyme avec pour chef-lieu la localité d’Ezzaguen, à 16 km de Ouazzan.

Par ailleurs, de l’autre côté de la Méditerranée, la chute de l'émirat aghlabide a fait de la Sicile une province du califat fatimide dès 909, permettant d’étendre la domination des villes et îles comme Gennes, Malte ou la Sicile où là encore, la présence des Ketama n’est pas négligeable.

Malgré cette belle idylle, quelques soulèvements ketama sont enregistrés depuis l’assassinat du propagandiste ismaélien (et de son frère) par l’Imam et Calife fatimide qui avait pris ombrage de sa popularité.

Peu à peu, les Ketama épuisés dans les guerres de conquêtes, dans les luttes contre les rebellions des kharijites zénètes menées par Abou-l-Yazid (dit l’Homme à l’âne), persécutés par les Abbassides et les Omeyyades, ils finirent par disparaître de la scène historique en tant que force politique aux alentours du Xe siècle et cédèrent le pas aux Sanhaja zirides au Maghreb vassaux des Fatimides. De nombreuses personnalités Ketama continuèrent toutefois à marquer l’histoire tels le jurisconsulte originaire de Sebta, mort à Fès en 1116, Ibn El-Ajouz Ketami, maître de l’imam Malikite Cadi Iyyad, nommé cadi successivement de Gibraltar, Salé, Marrakech, Fès; ou encore, le Faqih traditionniste, Ali ben Mohamed Ketami, surnommé Ibn El-Qattan, inhumé en 1231 à Sijilmassa…

Ben Ali est mort

L'information circule depuis vendredi dans la nuit. LA rumeur enfle de plus en plus avec beaucoup d'incertitudes. On parle de sa mort dans la nuit de vendredi à Samedi à 22h30 . Sincèrement, j'en ai rien à cirer sauf que j'aurai préféré le voir jugé pour l'ensemble de ses méfaits. C'est quand même bizarre que tous ses dictateurs meurent si vite et qu'on n'ait même pas le temps de les juger correctement. C'est peut être pour ça qu'ils refusent de prendre leur retraite. Au fait qui a des nouvelles de Moubarak. Serait il peut être le prochain sur la liste.



Jeddah, K.S.A.- After two days under coma, overthrow Tunisian President Zine El Abidine Ben AliZine El Abidine Ben Ali has died at a hospital in Jeddah, according to 'France 2' report. On February 17, source from Saudi Arabia reported that Ben Ali had suffered severe complications of a stroke and he is in critical condition. The 74-year-old former president and his family had fled to Saudi Arabia after he was forced to step down on 14 January to end his regime. The deposed president initially headed to exile in France but authorities their refused permission for his plane to land.

samedi 19 février 2011

Libye: massacre à grande échelle dans un silence international morbide

Internet a été coupé, les informations arrivent par le téléphone; On ne parle que de massacre spécialement à Benghazi où les services de sécurité utilisent l'arm lourde, les hélicoptères et des centaines de mercenaires en provenance d'Afrique. Pendant ces massacres le Monde se tait et spécialement les états arabes qui par leur silence démontrent leur niveau de complicité 

Voici un lien qui rappelle que la diplomatie française est d 'un niveau en dessous de zéro.lien1

Pour permettre à tous de se connecter sur le net en toute sécurité voici un lien à bien conserver
http://www.torproject.org/

http://www.facebook.com/pages/Freedom-for-the-people-of-Libya/198600876833080?sk=wall


Première tentative de donner un nom aux victimes des massacres en Libye. Liste1






vendredi 18 février 2011

Abou El Kacem Chebbi

Lorsqu'un jour le peuple veut vivre

Force est pour le Destin, de répondre

Force est pour les ténèbres de se dissiper

Force est pour les chaînes de se briser.

Avec fracas, le vent souffle dans les ravins

au sommet des montagnes et sous les arbres disant :

"Lorsque je tends vers un but,

je me fais porter par l’espoir

et oublie toute prudence ;

Je n’évite pas les chemins escarpés

et n’appréhende pas la chute

dans un feu brûlant.

Qui n’aime pas gravir la montagne,

vivra éternellement au fond des vallées".



Je sens bouillonner dans mon cœur

Le sang de la jeunesse

Des vents nouveaux se lèvent en moi

Je me mets à écouter leur chant

A écouter le tonnerre qui gronde

La pluie qui tombe et la symphonie des vents.



Et lorsque je demande à la Terre :

"Mère, détestes-tu les hommes ?"

Elle me répond :

"Je bénis les ambitieux

et ceux qui aiment affronter les dangers.

Je maudis ceux qui ne s’adaptent pas

aux aléas du temps et se contentent de mener

une vie morne, comme les pierres.

Le monde est vivant.

Il aime la vie et méprise les morts,

aussi fameux qu’ils soient.

Le ciel ne garde pas, en son sein,

Les oiseaux morts

et les abeilles ne butinent pas

les fleurs fanées.

N’eût été ma tendresse maternelle, les tombeaux n’auraient pas gardé leurs morts".

Par une nuit d’automne,

Lourde de chagrin et d’inquiétude,

Grisé par l’éclat des étoiles,

Je saoule la tristesse de mes chants,

Je demande à l’obscurité :

"La vie rend-elle à celui qu’elle fane

le printemps de son âge ? "

La nuit reste silencieuse.

Les nymphes de l’aube taisent leur chant.

Mais la forêt me répond d'une voix

aussi douce que les vibrations d'une corde :

" Vienne l'hiver, l'hiver de la brume,

l'hiver des neiges, l'hiver des pluies.

S'éteint l'enchantement,

Enchantement des branches des fleurs, des fruits,

Enchantement du ciel serein et doux,

Enchantement exquis des prairies parfumées.

Les branches tombent avec leurs feuilles,

tombent aussi les fleurs de la belle saison.

Tout disparaît comme un rêve merveilleux

qui brille, un instant, dans une âme,

puis s'évanouit.

Mais restent les graines.

Elles conservent en elles le trésor

d'une belle vie disparue..."



La vie se fait

Et se défait

Puis recommence.

Le rêve des semences émerge de la nuit,

Enveloppé de la lueur obscure de l'aurore,

Elles demandent :

"Où est la brume matinale ?

Où est le soir magique ?

Où est le clair de lune ?

Où sont les rayons de la lune et la vie ?

Où est la vie à laquelle j'aspire ?

J'ai désiré la lumière au-dessus des branches.

J'ai désiré l'ombre sous les arbres"



Il dit aux semences :

"La vie vous est donnée.

Et vous vivrez éternellement

par la descendance qui vous survivra.

La lumière pourra vous bénir,

accueillez la fertilité de la vie.

Celui qui dans ses rêves adore la lumière,

la lumière le bénira là où il va.

"En un moment pas plus long

qu'un battement d'ailes,

Leur désir s'accroît et triomphe.

Elles soulèvent la terre qui pèse sur elles

Et une belle végétation surgit pour contempler la beauté de la création.

La lumière est dans mon cœur et mon âme,
Pourquoi aurais-je peur de marcher dans l'obscurité ?

Je voudrais ne jamais être venu en ce monde
Et n'avoir jamais nagé parmi les étoiles.
Je voudrais que l'aube n'ait jamais embrassé mes rêves
Et que la lumière n'ait jamais caressé mes yeux.
Je voudrais n'avoir jamais cessé d'être ce que j'étais,
Une lumière libre répandue sur toute l'existence.

Auteur: Abou El Kacem Chebbi
 
Ce poème éclaire d'un jour nouveau ce magnifique mouvement populaire issu de la jeunesse.
 
 

mardi 15 février 2011

Qui sera le suivant ?

Après la chute des dictateurs tunisien et egyptien, tout le monde s'attendait que le prochain pays à chuter fut l'Algérie. hé bien non l'Algérie ne chuta  ni avant la Tunisie, ni avant l'Egypte et il est possible que ça ne soit pas après parce que les projecteurs aujourd'hui ne sot pas braqués sur l'Algérie mais sur un autre pays inattendu : le Barheïn. Hier et même avant hier , il y a eu des émeutes et la police a chargé contre les manifestants violemment. On parle d'1 mort et de dizaines de blessés  lien0. Les révoltes se font sur fond de rivalités religieuses entre sunites et chiites d'après les officiels sauf que la jeunesse n'en a cure et prone tout haut à qui veut bien l'entendre qu'ils soient Sunites ou Chiites, ils sont avant tout des hommes libres. Voir vidéos euronews et france24.
Si on devait résumer la situation au Moyen Orient, on pourra considéer qu'en réalité, c'est toute la région qui s'embrase. Dans certains pays comme le Maroc, la Syrie, l'Arabie Saoudite,l'Irak, la Palestine ou l'Iran cette révolte est encore juste à  l'état de braise mais dans d'autres comme la Jordanie Yémen, la Lybie ou l'Algérie où les tenants du pouvoir s'accrochent forts à leurs rênes, les choses évoluent pas aussi vite que la jeunesse de ces pays l'auraient souhaité mais aucune force au Monde ne pourra aller à l'encontre de ce mouvement unique dans l'histoire de l'Humanité sur lequel se pencheront les Historiens pour longtemps encore.
Quel qu'en soit le résultat, le grand gagnant sera la Paix et le grand perdant Israël plus que les USA qui a longtemps jouer sur sa pseudo image d'état démocratique qui ne l'était que pour sa population de confession juive en discréminant le reste de ses habitants.





Appel des intellectuels arabes

Appel des intellectuels arabes



Nous exprimons d’abord notre immense gratitude envers le peuple tunisien qui a été sans conteste le porte-flambeau d’une nouvelle ère des lumières dans nos pays, celle de la renaissance citoyenne. Nous exprimons aussi avec force notre soutien au peuple égyptien dans son combat décisif contre la tyrannie et pour l’instauration de la démocratie. Nous nous inclinons devant celles et ceux qui ont donné leur vie pour que se réalise le rêve confisqué chez nous depuis des décennies, celui de sociétés plus justes et plus humaines, régies par les règles de l’Etat de droit, établies universellement : souveraineté populaire dans le choix de nos représentants et gouvernants, séparation des pouvoirs, égalité de tous devant la loi, redistribution équitable des richesses, éradication de la corruption, garantie des libertés individuelles et collectives, les libertés d’opinion et de croyance y comprises.



Nous le disons haut et fort, aucun pays arabe ne peut plus se soustraire à ce mouvement irrépressible qui s’est donné clairement pour tâche de mettre fin au règne de l’arbitraire. L’aube qui s’est levée sur le monde arabe a maintenant couleur de dignité retrouvée et de liberté. Partout ailleurs, les peuples en ont pris acte. Nous appelons donc les intellectuels où qu’ils se trouvent à exprimer leur solidarité avec les aspirations des peuples arabes et celles du peuple égyptien en particulier dans cette phase critique. Nous appelons enfin toutes les instances de la communauté internationale à se tenir aux côtés des combattants de la liberté en dénonçant la répression sauvage dont ils sont victimes et en reconnaissant clairement la légitimité des aspirations de nos peuples à se libérer du joug de l’oppression et à construire la démocratie.



Premiers signataires :



Adonis, écrivain (Liban)



Abdellatif Laâbi, écrivain (Maroc)



Issa Makhlouf, écrivain (Liban)



Khalida Saïd, critique littéraire (Liban)



Amin Maalouf, écrivain (Liban)



Kamal Boullata, peintre (Palestine)



Tahar Ben Jelloun, écrivain (Maroc)



Salah Stétié, écrivain (Liban)



Mohammed Bennis, poète (Maroc)



Qassim Haddad, écrivain (Bahrein)



Abdessalam Cheddadi, historien (Maroc)



Mohammed Berrada, écrivain (Maroc)



Jabbar Yassin, écrivain (Irak)



Anouar Benmalek, écrivain (Algérie)



Aicha Arnaout, poétesse (Syrie)



Zouleikha Abu Richa, écrivaine (Jordanie)



Salah Guemriche, écrivain (Algérie)



Khalid Darwish, écrivain (Palestine)



Etel Adnan, écrivaine (Liban)



Yassin Adnan, écrivain (Maroc)



Mahi Binebine, peintre (Maroc)



Amin Salih, écrivain (Bahrein)



Fouad Laroui, écrivain (Maroc)



Vénus Khoury-Ghata, écrivaine (Liban)



Ahmed El Maanouni, cinéaste (Maroc)



Faraj Bayrakdar, écrivain (Syrie)



Nasser Soumi, peintre (Palestine)



Amina Saïd, poétesse (Tunisie)



Saïf Rahbi, écrivain (Oman)



Nabil El Azan, metteur en scène (Liban)



Najwan Darwish, écrivain, journaliste (Palestine)



Farida Benlyazid, cinéaste (Maroc)



Habib Selmi, écrivain , journaliste (Tunisie)



Ahmed Bouzfour, écrivain (Maroc)



Zineb Laouedj, écrivaine (Algérie)



Fouad Bellamine, peintre (Maroc)



Faouzi Bensaïdi, cinéaste (Maroc)



Waciny Laaredj, écrivain (Algérie)



Moubarak Ouassat, poète (Maroc)

Ce n'est pas faute de volonté mais l'Algérie, ce n'est pas facile

Bien sûr , c'est l'état d'urgence, bien sûr le pouvoir militaire algérien est fort.
Fort des milliards de dollars qu'il contrôle.
Fort du fait qu'il contrôle l'ensemble des rouages du pays
Fort parce qu'il agite le spectre de la guerre civile
dont il est loin d'être tout innocent voir liens suivants lien1, lien2
Fort parce qu'il s'appuie sur une partie de la population encore sous le choc des années noires
et qui n'a que faire de la démocratie et qui se contente des miettes du pays
et il n'empêche que nous avons le devoir de ne pas laisser tomber notre action en vue de la démocratisation du pays parce qu'il est inconcevable qu'un pays comme l'Algérie peuplé de plus de 35 Millions d'habitants puisse au XXI ième siècle être pris en ôtage par une bande d'individus qui ne tire sa légitimité que par la force des armes.
nous avons le devoir moral de lever la tête et de tout faire pour que le peuple algérien puisse s'exprimer sur son avenir, son mode de gouvernance , son avenir en respect pour son passé mais aussi pour poursuivre le combat qu'il a mené contre la colonisation et qui n'est toujors pas achevé.
Il n'est pas acceptable qu'un pays aussi riche puisse tolérer en son sein une misère indescriptible d'une grande partie de sa population et de voir sa jeunesse ne rêver que d'exode pour ne pas sombrer dans la folie du néant. 
Plusieurs actions ont été entreprises afin d'amener le pays vers une voie démocratique; ces actions ont été systématiquement réprimées par la police et dénnoncées par une partie de la population .
Les citoyens qui manifestaient leur désir de vivre libre dans un pays démocratique ont été considérés comme d'habitude d'agents de l'étranger. Il n'empêche, il nous faut continuer à nous mobiliser dans un cadre citoyen, pacifique en tentant de rassembler autant  que faire se peut l'ensemble de la société civile à travers tout le pays pour amener à passer d'un régime totalitaire à un régime libre et démocratique au service du peuple.


quelques vidéos et appels pour compléter cet article


Appel à manifester le 18  février 2011
http://www.facebook.com/#!/event.php?eid=188284437872118









samedi 12 février 2011

Quel bilan, tirer de cette journée du 12 février 2011

Un peu triste aujourd'hui, nous n'avons pas eu le droit à notre journée historique et ce n'est pas faute d'avoir mobilisé les militants, les citoyens, les médias mais même si le coeur y était , en face l'armé droite comme un chêne a aussi mobilisé sans aucune difficulté d'un coup de baguette dictatoriale des dizaines de millers de policiers, militaires  dont la consigne était claire come de l'eau de Saïda, empêcher la marche. Plusieurs centaines de citoyens démocrates ont bien fait l'efort de se mobilsier et de rejoindre la place du premeir mai mais il n'était pas question pour le pouvoir indémontable de laisser cette marche se diriger vers la place des martyrs même si'il s'agissait juste d'une promenade bien sympatique et pacifique. non le pouvoir a voulu faire passer son message et faire comprendre qu'il est le seul à décider de ce qui est bon ou mauvais pour nous les Algériens sans grades immatures et mineurs à vie;
Il nous faut aujourd'hui réfléchir à la meileure manière de desactiver un système qui a vérolé la cosncience algérienne depuis 1962 et qui risque de faire de l'Algérie, l'exception dicatoriale qui confirme la règle dans le monde arabe.

Samedi 12 février: la démocratie en Algérie peine à démarrer


Ce n'est pas faute d'avoir essayé et ce n'est pas le manque de volonté qui fait défaut aux algériens épris de démocratie d'avoir leur propre révolution de Jasmin comme en Tunisie ou révolution blanche comme en Egy
pte. L'Alchimie a du mal à prendre et la réaction chimique a du mal à pointer son nez. Alors chacun vit comme il peut de petits traffics, de peu ou de rien en maudissant le temps qui s'écoule et qui ne leur apporte rien. L'Algérie au lendemain des années sombres au cours desquelles d'atroces massacres ont été perpétrés; Massacres dont l'armée a une lourde responsabilité.
L'action de samedi qui se veut toute pacifique est organisée par un collectif composé de partis d'opposition et d'associations citoyennes qui par le biais de cette manifestation qui est censée aller de la place du premier à la place des martyrs souhaîte réclamer plus de démocratie et aussi plus de responsabilté au sein d'un pouvoir toujours contrôlé par les militaires depuis l'avènement de l'indépendance en Algérie.

L'armée comme la fois précédante le 22 janvier 2011 a pris les devants en quadrillant les quartiers aux alentours du parcours de la manifestation. Malgré les tentatives d'intimidation, nous nous devons de résister et de nous indigner.


Les médias en parlent ici  et



conseils en cas de blocage par la police qui viendra en nombre . on parle


. Lui aussi a décidé de marcher. Paraît il il ya 30 000 policiers sur, dans et autour d'Alger.


PLAN B PLAN B PLAN B PLAN B PLAN B PLAN B

À TOUS CEUX QUI NE POURRONT PAS ACC...ÉDER À ALGER:

1) ESSAYER DE SE REGROUPER DANS D'AUTRES WILYAS, VILLES OU VILLAGES. (la police étant concentrée sur alger)

2) SINON RESTER DANS SA WILAY, VILLE OU VILLAGE ET MANIFESTER PACIFIQUEMENT.

NE PAS OUBLIER DE FILMER, DIFFUSER

Manifestation étudiantes
· .

Manifestation à Tunis pour fêter la chute de Mubarak et souhaîter bonne chance au peuple


Manifestation à Ghardaïa

ça bouge un peu partout en Algérie mais de manière brouillonne sans coordination unitaire

vendredi 11 février 2011

Afghanistan: la sale guerre

Mubarak et Souleiman démis de leurs fonctions manu militari

La journée fut tendue et en réalité, il n'y a pas eu d'interruption entre le discours de la veille d'Hosni Moubarak et sa "démission", je dirai plutôt destitution  d'aujourd'hui. Le Peuple ne voulait pas en rester là et l'armée n'a surtout pas tiré.

A tout moment, on aurait pu frôler le pire mais on a eu du bonheur même s'il n'est qu'éphémère, on le boit à grande gorgée. Des feux d'artifice ont explosé vendredi soir sur la place Tahrir, au Caire, où des milliers de manifestants en liesse ont laissé exploser leur joie après l'annonce de la démission du président Hosni Moubarak.

Cependant, le peuple n'est pas dupe, tout reste à faire et à la démocratie , le peuple égyptien va devoir s'y consacrer à plein temps s'il ne veut pas replonger dans un cauchemar de 30 ans.

Hosni Moubarak n'aurait cependant pas quitté l'Égypte et se serait réfugié dans son palais isolé de Charm El-Cheikh, dans la péninsule du Sinaï, à environ 400 kilomètres du Caire.
Il semblerait d'après nos sources qu'il aurait rejoint la station dès jeudi. Journée où tout s'est joué voir lien1


L'opposant politique et prix Nobel de la paix Mohamed El Baradeï a affirmé que c'était le plus beau jour de sa vie. En entrevue à l'Associated Press, il a déclaré que le pays avait été libéré de décennies de répression. Il a dit espérer une «belle» transition.




Et comme un pied de nez à l'Histoire, il y a 21 ans que Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid, a été libéré, après 27 ans de captivité, le 11 février 1990.





L'armée vient de prendre le pouvoir en Égypte après une décision de l'État major des armées. Mubarak est donc écarté, ainsi que le vice président Souleimane qui n'était que le doublon du premier.C'est le Conseil supérieur de l’armée qui est en chage de diriger le pays avec à sa tête Mohamed Tantaoui, nouvel homme fort en Egypte.Voici une bibliographie ici










Ainsi la grande muette après une période de chaos pendant laquelle, la pession populaire n'a pas faibli a décidé de prendre les choses en main après une dernière tentative de bluff de la part de Mubarak qui n'a convaincu personne et surtout pas les millions d'Egyptiens qui ne comprennaient pas pourquoi il refusait de partir. Ils se demandaient presque s'il comprennait l'arabe.



Il était évident que dans un pays où l'armée règne en pièce maîtresse depuis 50 ans, le régime de transition ne pouvait pas être civil mais avoir réussi en une poignée de semaines à éliminer le Raïs est un véritable exploit de la part du peuple Egyptien qui n'a pas fini de faire trembler les palais des dictateurs arabes.
Mais ne nous leurons pas; Depuis le début des évènements, les USA ont tenté de reprendre les choses en main et d'assurer une transition toute en douceur grâce à son agent Wisner. L'Egypte est un pion trop important dans son échiqier moyen oriental pour que les USA ne laisse la liesse populaire dictée la politique du pays. Il revient au peuple Egyptien d'être vigilant afin d'imposer son point de vue par le biais de la démocratie.


rien n'est encore joué et nombreux sont les blogueurs qui ont comme un malaise; voir cas1




Qui sont ces membres de l'état major et qui est l'homme fort aujourd'hui en Egypte..

jeudi 10 février 2011

Egypte: la confrontation est inévitable

Rien de rien, hosni Mubarak ne veut rien lacher. Il propose de réformer la constitution mais il s'accroche au pouvoir et  n'a que faire des pressions américaines et surtout des pressions de la rue; Ce soir, ils sont près de 3 Millions sur la place Tahrir au Caire devenue le haut lieu de la contestation. Nous allons droit vers une confrontation; Si la situation n'était pas aussi critique, j'aurai pu me livrer à un peu d'humour sur la momie qui semble ne pas comprendre le message en arabe du peuple mais la situation est gravissime et le peuple Egyptien qui s'attendait au moins à une démission du président dictateur doit être plus que déçu mais révolté. Cette nuit et demain s'annoncent comme des instants terribles. Tout en étant heureux pour le peuple égyptien qui vit un moment fantastique, je prie pour lui.

Liens de références: lien1

Intervention de Sahinaz Abdel Salam sur  TV5 juste après l'intervention d'Hosni Moubarak




mercredi 9 février 2011

Pour qui roule la France en Egypte

Ce n'est pas à cause des dérapages de François fillon qui confond intérêt privé et fonction publique au point de ne pas comprendre que se faire offrir un déplacement grâcieux est considéré  dans un pays comme la Suède comme une faute très grave.
Ce n'est pas aussi à cause  des avertissements du Quai d'Orsay qui a demandé à des spécialistes de l'Egypte installés au Caire de ne plus intervenir dans les médias français

Non, c'est peut être tout simplement à cause de ce témoignage qui montre que la France en a rien à cirer de ces concitoyens se trouvant en Egypte et qui n'hésite pas à les culpabilsier quand ils font le choix de défendre la démocratie


Quand Ben Ali utilisait le Net pour effrayer les Tunisiens

samedi 5 février 2011

La résistance s'organise en Egypte

Après une semaine de folie avec son lot de orts et de blessés, l'effervescence est toujours à son paroxisme et la mobilisation ne faiblit pas. Il n'a pas été possible aux manifestants de rejoindre le palais présidentiel. Tout avait été fait pour rendre cette action impossible alors au Caire, cette marche s'est transformée en rassemblement festif malgré la présence des partisants de Moubarak composés essentiellement de flics en civils ou de voyous convertis en mercenaire pour se défouler sur les manifestants anti Moubarak.


Les Egyptiens ont appris aussi ce matin le plan diabolique qu'avait mis en  place les services du ministère de l'intérieur que je vous présente. CE plan avait pour objectif de briser le mouvement anti Moubarak qui est mouvement citoyen et pacifique.


Un document secret publié par le quotidien égyptien « Misriyyoune » révèle un plan du ministère de l’intérieur égyptien pour contrecarrer les manifestations populaires contre le régime de Moubarak.



Ce document comprend des mesures effroyables visant à semer intentionnellement le chaos et la terreur dans les rangs du peuple et à entamer une campagne pour dérouter les médias.

Voici le texte intégral du document, comme l’a publié le quotidien précité :

Ministère de l’Intérieur
Bureau du ministre


Top secret et très important


Sujet : Un plan pour confronter les manifestations populaires.


Les stratégies :

- Permettre aux manifestants de passer dans les rues des villes et des villages du pays, et ne pas bloquer leur manifestation. Etre très prudent en tirant des balles réelles ou caoutchoutées, et des bombes lacrymogènes et se observant les ordres des officiers hauts gradés.

- Enrôler bon nombre de voyous, bien les payer, se réunir avec eux dans leurs domiciles ou dans les lieux de rencontre publics, (…) les renseigner sur le plan de mobilisation (…) dont le but est de semer le chaos progressivement.

- Contrôler tous les membres des organisations et des partis, coordonner avec les maisons d’édition et les services de communications, imposer un contrôle complet sur les messages émis et transmis.

- Les moyens de communication (Mobile-Internet) seront coupés à partir du vendredi 28-01-2011 à six heures du matin, tout en gardant la communication téléphonique sans fils, donc, tous les officiers et les membres doivent utiliser les moyens de communications sans fils et s’assurer qu’ils sont codés.


- Un plan pour le déploiement des membres de la police et de la sécurité en tenue civile.

- Limiter le déroulement des manifestations le vendredi 28-01-2011 dans les places publiques et principales, et couper la route devant les manifestants s’ils arrivent aux lieux interdits comme stipulé par la carte numéro 3.

- S’assurer que les membres de la sécurité en tenue civile soient armés en bâtons pour arrêter les membres principaux organisateurs des manifestations sans montrer de violence. (..)

- Simuler une incapacité partielle de la part de la police à partir du vendredi à 16h00 locale pour faire semblant que les manifestants ont pris le dessus et permettre ensuite l’infiltration de voyous chargés de semer le chaos (…).

- Le retrait complet des forces de la police, de la sureté centrale, des gardiens, des officiers, et de tous les membres chargés de protéger les sites gouvernementaux. Tout en s’habillant en tenue civile, ces personnes doivent se déployer aux bords des rues, autour des arbres, s’infiltrer dans les rangs des manifestants sans dévoiler leurs identités, et sans exprimer aucun signe négatif, jusqu’à la réception de nouveaux ordres.

- Vider les centres de police d’armes et de munitions, transférer les prisonniers à la prison centrale, mettre les prisonniers sous une haute surveillance, les remplacer de membres de la sécurité spéciale (…)

- Diffuser à travers les médias des informations sur des actes de pillage, ordonner aux femmes des services de sécurité de contacter les médias et de prétendre qu’elles sont horrifiées.

- En parallèle au déploiement des voyous, diffuser des messages publicitaires sur les actes de vandalisme et des pillages des banques et des commerces afin de semer la panique parmi les manifestants qui réclameront le déploiement de l’armée et des forces de l’ordre (…).

- Diffuser des informations sur la formation de comités de protection civile dans les quartiers en vue de pousser les manifestants à rentrer chez eux sans recourir à la force.

- Diffuser de fausses rumeurs via les médias internationaux, et donner aux médias locaux le soin de les corriger, dans le but de redonner de la confiance populaire à ces derniers.

- Diffuser des rumeurs sur la propagation du chaos et la fuite d'un grand nombre de prisonniers et prétendre qu’ils se sont dirigés vers les quartiers résidentiels. (…)

- Suivre la situation sur le terrain et charger les membres sécuritaires de dénombrer les manifestations et de s'enquérir sur leurs adresses, afin d’envoyer des groupes de voyous à leurs quartiers pour les enlever et vider par la suite les places des manifestants.


vendredi 4 février 2011

Hommage aux martyrs de la révolution blanche

Aujourd"hui sera un grand jour pour l'Egypte: peut être le dernier de Moubarak

le jour se lève doucement en Egypte, la place tahrir au Caire qui fut le lieu symbole de la lutte contre le régime de Mubarak. Lieu mytique des rassemblements anti Mubarak et aussi lieu des affrontements entre les anti Mubarak et les milices pro gouvernementales dépêchées sur place depuis 2 jours pour se faire des démocrates. Il y eut sur place son lot de martyrs dont

Martyre Kareem Banouna, père de 2 enfants tué d'une balle dans la tête par un sniper le 3 février 2011. Un sniper peut être équipé de l'une des armes arrivées dimanche




 
La police egyptienne s'est comportée en criminel comme l'ont attesté de nombruses vidéos dont cette dernière
 



Les évènements du jour avec ce lien